vendredi 6 octobre 2017

Art et vieillissement

COMMUNICATION DE JEANNE GAGNON 
Le vieil âge et les rêves durables à orienter individuellement et collectivement

Invitée du Symposium "Art et vieillissement"



Mesdames, Messieurs,

Je voudrais tout d'abord remercier Madame Sylvie Trudelle, coordonnatrice titulaire du SYMPOSIUM ART ET VIEILLISSEMENT, de même remercier Madame Maryse Soulières coordonnatrice intermédiaire. L'approche intervenue me permet ce privilège unique de la présentation d'une communication dans le cadre des sessions parallèles du Symposium L'ART ET LE VIEILLISSEMENT!

Ma communication vous introduira à mon cheminement d'écrivaine et de femme engagée à travers l'art et le politique. J'ai publié deux recueils de poésie dans la mi-quarantaine, et parallèlement de nombreux textes littéraires et/ou politiques dans les journaux et revues tels Le Devoir, Visions Voisins, Revue l'Action Nationale, Journal de l'AQRP, Revue L'Agora. Revue Entr'autres etc. Dans l'ensemble, on retrouve les propos de ces publications sur mon blogue - selon la chronologie des parutions. (1)

Ma communication est représentative de mon double cheminement puisque, sans l'avoir cherché, je me retrouverai dans ce double rôle de la poète voulant l'édition officielle mais en dehors de tout mépris pour ceux et celles qui n'y arrivent pas. Un double parcours – difficile en soi à cause de prises de positions exigeantes de tacts et tactiques. En fin de parcours, Les éditions Triptyque me permettront de témoigner publiquement concernant la fin de ce regroupement d'écrivains qui a voulu laisser des traces en léguant ses archives à la Bibliothèque nationale.. Le RAEA de l'époque (2) aura été initiateur de l'éclatement des voiles au sein du monde de l'édition, mais aussi face au sens magnifié que supposait l'appartenance à l'UNEQ (Union des écrivaines et des écrivains québécois). (3)

Pour nous, écrivains et écrivaines du RAEA, ce sera le début d'une aventure orientant par delà nos rêves. On y avait une émission télévisée intitulée ÉCRITURE D'ICI. De même une revue littéraire pour la promotion de nos défis et engagements. Le tout exploité de façon à servir bilatéralement l'image des auteur-e-s et la liberté d'expression.

Dans ce que je viens d'énoncer se recoupent les références d'une époque où l'édition parallèle était rejetée par l'UNEQ alors qu'aujourd'hui, quelle que soit la tribune éditoriale, les auteur(es) se retrouvent en toute solidarité sous la grande bannière de l'UNEQ. Ce qui sert les valeurs des auteurs et de la promotion de la littérature.

Tout en demeurant une écrivaine rattachée à la poésie, au fil du temps, j'ai vu naître des défis politiques environnementaux m'interpellant comme citoyenne. Les ruelles vertes en feront partie. Ce sera le début de dix ans d'un leadership appuyant l'évolution d'une ruelle phare, à savoir la ruelle Modigliani. L'évolution mettait en compte autant le verdissement que l'art pictural. Lorsque j'ai quitté le territoire, la ruelle avait un potentiel enviable sur le plan murales et verdissement puisqu'en dix ans, le sentier donnait en représentation dix murales. Ce qu'un journal de quartier signalait de l'ordre d'un petit musée.

Etant locataire, j'ai voulu préparer le terreau de mon vieillissement. J'ai fait ce premier pas auprès de l'OMHM (Office municipal d'habitation de Montréal) tout en souhaitant des retards sur l'échéancier compte tenu de mon attachement à ladite ruelle. J'avais préparé une publication très documentée sur son histoire, mais à ce jour, le document reste non publié.

En quittant la ruelle Modigliani, j'accédais à un nouveau territoire et mes défis devinrent autres de par mon appartenance au Mile-End et à la vie collective d'un quartier à travers la nouvelle résidence.

En novembre 2008, je tournerai définitivement la page, y compris aux rapports de violences. Ce qui m'avait amenée à siéger sur le conseil d'administration du comité logement du Plateau Mont-Royal afin d'y introduire une visibilité politique. Parallèlement, l'écriture m'avait permis d'en faire un récit littéraire représentatif de deux guerres, récit publié par les Éditions Triptyque sous le titre "De Sarajevo à Montréal". La préface de cette publication introduit à la vérité par delà les voiles (4).

Dès 2009, avec les locataires de la Résidence Mile-End j'étais des débats liés au Chantier citoyen. Le Champ des possibles en faisait partie. En 2010, j'ai voulu mettre en place une sortie hebdomadaire vers le Champ. C'était introduire une « Marche des aînés, laquelle marche fait toujours partie de nos activités durant la saison estivale. Je signale qu'à l'été 2017 il y eut deux Marches des aînés de la Résidence Mile-End vers le Champ des possibles.

A l'intérieur de la Résidence Mile-End, j'ai également introduit des récitals de poésie. C'était nous orienter à l'ouverture et au partage de la liberté d'expression. Cette tribune de la poésie oriente un à deux récitals par année. En 2017, le deuxième récital s'est tenu le 26 septembre dans le cadre de la Semaine de la culture.

Du côté de la participation citoyenne, viendra l'implantation d'un comité environnement faisant lien avec l'Association des locataires. Ce qui nous mènera auprès du Conseil d'arrondissement en regard de la pollution sonore du territoire, et ce, à travers une planification orientée par un chercheur de l'Université de Montréal. Pour qui le voudrait, il est possible de retrouver le compte rendu de l'étude sous la gouverne du Docteur Tony Leroux de l'Université de Montréal. (5) Cette référence s'applique également à mon blogue.

Depuis 2016, j'ai voulu m'intégrer au sein du comité des loisirs afin d'orienter certains défis culturels au sens large. Ce qui pourrait, dans le cours de la prochaine année, favoriser l'apport d'événements musicaux nous rapprochant de la musique patrimoniale, entre autre via "L'École des arts de la veillée".

Mon intérêt pour La Chaire du vieillissement vient du fait que les aînés peuvent apprendre et léguer pour peu que des défis orientés les rassemblent autour de valeurs.

Je termine mon communiqué en rappelant que l'art a fait partie et continuera de faire partie de ma vie! Dans les faits, je ne peux que continuer à m'interroger par rapport aux liens servant mes valeurs et celles de ma communauté... et par extension les valeurs de toute une société.

Ma présence devant vous aujourd'hui... s'avérait un pas de plus vers la globalité de mes défis!




DATE : Le 6 octobre 2017

(1) Http://mouvancesjeannegagnon.blogspot.com
(2) RAEA : Regroupement des auteurs éditeurs autonomes
(3) UNEQ : Union des écrivaines – écrivains québecois
(4) Moebius 83, Violences, Automne 1999, ISSN : 0225-1582.
(5) Bulletin L'Arc en ciel, vol 6 no 3 - avril 2014.

jeudi 10 août 2017

Interview de la coordonnatrice du Champ des possibles

PREMIÈRE PARTIE


Caroline Magar-Bisson est, depuis janvier 2014, engagée par Les Amis du Champ des Possibles comme coordonnatrice du développement. Architecte paysagiste et stagiaire membre de l’AAPQ (Association des architectes paysagistes du Québec) et, de même designer de l’environnement, elle a travaillé comme professionnelle agrée LEED au service de la firme d’architecture Aedifica pendant quatre ans. Parallèlement, elle a conçu, participé et coordonné plusieurs projets. Ainsi, dans le cadre de sa maitrise en architecture de paysage à l’Université de Montréal, elle a notamment conçu un cadre d’intervention pour la réhabilitation publique des friches urbaines végétalisées et contaminées. En collaboration avec les designers Marie-Josée Gagnon et François Leblanc du Collectif Chassi (Page Facebook), son jardin "Méristème (Ode à la biodiversité florale du Québec)" (voir vidéo au bas) s'est vu sélectionné en vue de faire partie de l’édition 2014 et 2015 du Festival International des Jardins de Métis (Grand-Métis, Québec).


Après l'interview de Caroline Magar (L'Arc en ciel – vol 7, no 6, Août 2015) .s'est installé un silence ayant pu laisser croire à un désintérêt alors que le territoire continue de nous interpeller comme zone verte de proximité. Notre désir est de stimuler la communauté du Mile-End, et au premier degré les locataires de notre Résidence à des habitudes de vie renouvelant cette grande communauté...


Q:

Afin de mieux cerner ce lien de proximité dont nous parlons, j'ouvre le questionnement en te demandant ce qui s'est ajouté pour favoriser le Champ des possibles depuis l'interview publié en août 2015?  

R:
Tout en voulant me faire brève...je me dois d'admettre qu'il y a beaucoup à dire, car il s’est passé beaucoup de choses! Signalons d'abord le fait d'avoir produit un rapport d’activités pour l’année 2015 et un second pour 2016. Chacun des rapports présentait un bon topo en lien avec les grands dossiers du Champ des possibles. Ces rapports sont tous deux disponibles et téléchargeables sur notre site web amisduchamp.com (rapport d’activités 2015 et rapport d’activités 2016).

Si je veux illustrer la vision globale, je dirai que nous travaillons sur cinq grands axes, soit la gestion, l’aménagement, l’animation, la communication et la décontamination. L’activité la plus marquante de 2015 a été la démarche de consultation citoyenne sur les attentes et visions citoyennes relatives aux quelques terrains en friches situés aux abords de la voie ferrée du Mile End (soit les terrains voisins à l’ouest du terrain du Champ des Possibles). Nous avons mené cette démarche en collaboration avec le Comité des Citoyens du Mile End et, de même, Mémoires du Mile End. Nous avons déposé un document synthèse de cette démarche. Il m'importe de préciser que ledit document a été favorablement reçu par l’arrondissement. Ce qui a influencé le changement de zonage (d'industriel à parc) relativement à deux terrains de part et d’autre du zonage de la rue St-Laurent.

On ne peut passer sous silence l'autre gros dossier qui nous a beaucoup mobilisés dans les deux dernières années, à savoir celui de la décontamination en regard des sols contaminés du site. D'où le fait qu'en novembre 2015 nous avons, au Théâtre Rialto, tenu un café citoyen sur les nouvelles techniques de réhabilitation écologiques des sols contaminés en collaboration avec la Chaire de recherche Génome Québec.


DEUXIÈME PARTIE


Parallèlement, nous avons travaillé à l’élaboration d’une version préliminaire quant au plan de réhabilitation des sols contaminés du Champ des Possibles, et ce, en collaboration avec la Ville de Montréal. Cette version préliminaire fut déposée au Ministère de l’environnement du Québec. Suite à la lecture de cette version préliminaire, le Ministère a demandé des nouvelles tranchées d’excavation. Ce qui devrait se faire d’ici la fin de l’été 2017. Et je précise que nous avançons.....même si à pas de tortue !

Je ne saurais passer sous silence le fait d'avoir tenu plusieurs petits événements ponctuels rattachés à la sensibilisation et à l’entretien écologique du site, tel que des visites guidées et, de même, les corvées de nettoyage.

Finalement, en 2016 nous avons tenu une importante campagne de financement qui a très bien fonctionné. Ce qui a mené à la reconnaissance – par l'arrondissement - de la contribution de l’organisme pour ses services spécialisés en entretien écologique et en médiation.

Q :

J'ai fait lecture de ce qui s'est publié depuis un an et, pour ma part, j'y perçois des profils citoyens incitatifs. Qu'en dis-tu?

R :On est définitivement intéressé à ajouter des membres à notre réseau. Les types d’implication peuvent évoluer à partir de différents statuts de membership et jusqu'à membre du conseil d'administration ; La prochaine assemblée générale annuelle aura lieu en novembre ou décembre 2017. Ce sont des moments clés pour discuter des différents profils de participation. J'en profite pour signaler l'importance de la participation à des corvées et à la patrouille verte, de même que la présence de nos membres aux séances d’informations, voire aux visites thématiques reliées à l'écologie urbaine. Une collaboration se fait manifeste sur notre site web et sur notre page Facebook. Cette collaboration ne peut que servir nos défis.

Il s'agit d'un moment opportun pour signaler qu'on devient membre en rejoignant l’adresse courriel (lechampdespossibles@gmail.com) et en répondant aux consignes qui interviennent.

Q:

Que représente l'engagement citoyen à travers la formation d'équipes?

R:

Nous recherchons les types d’aides dont le profil correspond à ce qui suit :
- Soutien administratif (comptabilité, recherche de financement, etc.)
  • Patrouille verte sur le terrain (en lien avec les corvées saisonnières) ; Contrôle des espèces envahissantes et allergènes, tel que l’herbe à poux (allergie respiratoire mais qui ne présente aucun danger pour la peau) ;
  • Animation environnementale et socio-culturelle (vulgarisation scientifique diversifiée, prestation musicale acoustique , peinture, méditation, partage de connaissances liées à nos défis).
Q :
Il m'importe de parler de la voie ferrée. En ce qui concerne « le droit de passage » des piétons sur la voie ferrée...on en est où face à la reconnaissance d'un tel droit?

R:

De ce que j’ai compris, la députée fédérale Hélène Laverdière, du NPD, a déposé un projet de loi pour permettre à la Ville de Montréal de mettre des passages à niveau sur la voie ferrée appartenant à la compagnie du Canadien Pacifique, mais tous les députés libéraux ont voté contre le projet amené par Madame Laverdière. Considérant nos attentes, il nous faut admettre que le projet du « droit de passage » est sur une voie de garage.

Q :

Avant de terminer, je voudrais rappeler aux marches hebdomadaires vers le « Champ des possibles ». Croyez-vous que renouer avec les marches pourrait servir les défis citoyens du Champ des possibles?

R:

Pour les marches, elles peuvent très certainement s'appliquer mais quant à la traversée de la voie ferrée, il en va tout autrement. Pourquoi ? Parce qu'en ce qui concerne le passage sur les voies ferrées, cette traversée devient à vos risques et périls financiers et il en coûte 147$ à toute personne qui se fait prendre par la police du CP. Cela dit tout en sachant qu'il y a des trous dans la clôture qui sont chaque semaine réouverts/ refermés à travers d'infinies interventions.

Q:

A la Résidence Mile-End, par delà l'idée des marches, il pourrait y avoir volonté de rassemblements susceptibles de nous informer sur les enjeux nous liant au pouvoir politique citoyen. Il s'illustrerait comment ce pouvoir politique qu'on peut aussi nommer « cogestion »?  

R:

Depuis 2013, lors de la signature officielle de l’accord de co-gestion entre l’arrondissement et notre organisme, nous avons convenu d’une mission commune de préservation du site en une réserve de biodiversité urbaine. Les amis du Champ sont depuis lors reconnus comme seuls représentants de la communauté pour la gestion du parc. Bien que la Ville de Montréal soit propriétaire du terrain, aucune intervention d’aménagement ne peut être faite sans l’accord de l’organisme. Nous sommes le seul organisme officiellement co-gestionnaire d’un parc public. La seule autre référence qui se rapproche de notre dynamique est celle entre Les amis de la montagne et la Ville de Montréal pour la gestion du Mont Royal.

Je précise que les termes de notre co gestion avec l’arrondissement ont été redéfinis au printemps 2017. Ils mettent de l’avant le partage des rôles et responsabilités de la gestion du parc, relativement à son avenir. Nous sommes depuis cet été mandatés par la Ville pour assurer un entretien régulier du parc (collecte des déchets, entretien horticole) et ce, via une médiation citoyenne.

Q :

La décontamination est-elle toujours un frein au développement?

R :

Pour l’instant elle l’est car le parc ne peut être officiellement aménagé sans l’approbation par le Ministère de l’environnement du plan de réhabilitation. PAR CONTRE nous sommes confiants que ce plan sera accepté dans les prochaines années, étant donné l’intérêt du Ministère de l’environnement pour nos propositions innovantes, écologiques et alternatives quant aux approches standards de la décontamination.

Q :

J'en reviens aux marches vers le Champ des possibles et vous avise de notre désir d'une sortie vers le Champ le 21 août prochain, à 9h30....si la température est favorable ! Serez-vous des nôtres ?

R:

Avec grand plaisir !




10 août 2017


Parution en 2 parties dans les publications:
- Bulletin Le Mile-End
, septembre 2017, vol. 2, no 7.
- Bulletin Le Mile-End, octobre 2017, vol. 2, no 8.





Vidéo de présentation du projet Méristème au Jardin Métis du Jardin Botanique de Montréal:

vendredi 2 juin 2017

ALMA...Un rêve à portée de mains!


Je trouve pertinent de porter ce bref compte-rendu à la connaissance de tous afin de rejoindre les locataires de notre résidence ayant manqué la livrée du PLAN d'aménagement de la ruelle Alma. Ce dévoilement s'est déroulé à proximité, c'est à dire au 5605 de Gaspé lors du 8 février dernier.

Pour moi et d'autres...il s'agissait de prendre connaissance de l'achèvement ou parachèvement d'un territoire livré sur maquettes par les élus et fonctionnaires. Il s'agissait tout autant d'y reconnaître les gains d'un comité environnement ayant pris forme en 2009.

Dans l'ensemble, les maquettes nous ont livré une réussite ! Ainsi pouvait-on y reconnaître quantité de liens faisant état de nos attentes, notamment celles nous rattachant à la dernière rencontre avec un fonctionnaire quand, à l'automne 2015, le comité environnement, tout comme d'autres, tentait encore d'influencer le projet et ses installations.

Il n'est donc pas anodin de signaler le pouvoir politique que nous avons porté à travers les attentes de la direction et du comité environnement concernant le sentier longeant notre résidence. Bref, il n'était pas anodin de voir sur maquettes la représentation d'un aménagement projetant l'autonomie de locataires d'une résidence d'aînés sous diverses facettes, notamment pour le parcours dynamique (marche libre ou orientée de par des exercices physiques et dont nous avions traité avec le fonctionnaire rencontré à l'automne 2015). Sans oublier l'accès universel du Champ des possible sécurisant des personnes de toutes conditions.

Un autre lien avec nos attentes sur la sécurité physique s'est révélée par l'absence de vélos-motos-voitures sur l'allée Alma. Il s'agit là d'une garantie supplémentaire pour la sécurité des individus empruntant le sentier devenu « Allée Alma !.

Sans pavoiser, reconnaissons un projet réussi à travers les maquettes ...cela dit en demeurant vigilants jusqu'à l'inauguration de ce projet politique et écologique ! Je le dis au nom des différents intervenants ayant participé aux défis du comité environnement de la Résidence Le Mile-End, de même qu'au nom de l'ex-directrice madame Carole Richard, laquelle a appuyé nos défis jusqu'à l'automne 2015. Je le dis, bien sûr, au nom de l'ensemble du quartier Mile-End. Je veux également remercier Projet Montréal pour ce défi témoignant de l'écoute des élus !

Entre temps.....je dis BRAVO pour ces maquettes qui nous font avancer vers la représentation concrète d'un rêve...celui de la ruelle...devenue allée ALMA !

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La censure


Mon regard sur la censure est ramené dans une perspective de DROITS. En conséquence, je persiste à dénoncer la censure du fait qu'elle heurte tant la liberté d'expression que les droits de la  personne.

À ce jour, dans les pages du Bulletin pouvait s'exercer la liberté de parole. Et pourtant, dès le début de notre Bulletin l'Arc en Ciel il aurait pu y avoir contrôle de la parole compte tenu de l'effervescence et divergences d'opinions autour d'un toit vert.

Manque d'audace ou non...le dossier ne pourra évoluer. L'orientation environnementale avait d'un côté les adeptes du toit vert; de l'autre l'administration et les charges financières d'un pari sur le développement durable. Malgré les apports du projet, le débat ne s'est pas exercé alors qu'à rebours on peut y reconnaître...toujours...un projet d'avant-garde voué à servir l'Environnement et l'OMHM. Il est possible, à rebours, de renvoyer aux apports qui s'offraient :
  • Durée de vie redoublée par la membrane d'étanchéité;
  • Espace supplémentaire;
  • Efficacité énergétique;
  • Réduction des eaux de ruissellement;
  • Qualité d'air;
  • Biodiversité;
  • Îlôt de chaleurs urbaines;
  • Protection contre les rayons ultra violets;
  • Protection contre les écarts de température extrême;
  • Protection lors du dégel;
Aujourd'hui, un bâtiment comme le nôtre ne pourrait contourner le projet d'un « toit vert » puisque la Ville en fait une norme pour l'ensemble des nouveaux bâtiments municipaux. Ce que nous révèle les journaux des dernières heures. 1

Ce qui semble « voie de garage » pour certains projet peut, pour certains autres défis, se révéler projet gagnant dans le long terme. L'Allée Alma à travers mutations serait de ce profil. De même les toits verts!

Finalement, à l'heure d'un Comité de lecture pouvant s'autoriser à la censure....je trouve pertinent d'insister sur le facteur « enrichissement » du débat par l'ouverture à toutes les paroles. Censurer est souvent maladresse et/ou manœuvre d'un autoritarisme en mal d'exercice.

Pour ma part, je dis : « A bas la censure! » J''accepterai de collaborer occasionnellement dans les pages de notre Bulletin dans cette perception liée à la liberté d'expression!
1Plus de toitures végétalisées réclamées – Romain Schué, Journal Métro, le 30 mars 2017.

vendredi 19 août 2016

En bref..."Comment j'ai vaincu la douleur et l'inflammation chronique par l'alimentation"

La publication intitulée "Comment j'ai vaincu la douleur et l'inflammation chronique par l'alimentation"  de Jacqueline Lagacé, Ph. D. (Éditions St-Martin - 2011)  fait la preuve d'un véritable pouvoir  de rémission sur les maladies articulaires pour peu que l'individu change son alimentation.   Il s'agit d'un défi de taille...un peu comme la conquête de l'alphabet d'une nouvelle langue puisque nécessité il y aura  de prendre une distance avec des choix établis pour refaire l'alphabet de la table et, dès lors,  favoriser la rémission de la  PR ou polyarthrite rhumatismale. Un livre convaincant à travers des données scientifiques et de terrain.

vendredi 10 juin 2016

Rassemblement sous le thème "La Fête des voisins"

Le 8 juin dernier, il y eut rassemblement significatif sous le thème La Fête des voisins. Cette thématique s'avère symbolique à plus d'un égards si l'on pense à la proximité souvent difficile à gérer dans le milieu de vie d'une grande résidence. D'où la pertinence de la thématique liée aux voisins, laquelle invite aux rapprochements entre les habitants d'un quartier – d'une ruelle – voire entre locataires d'une vaste résidence.

Le thème peut aussi déboucher sur des découvertes...et c'est ce qui nous fut offert! Était-ce la musique qui, par essence, adoucit les mœurs ou encore parce que l'on s'autorise – par de nouvelles lunettes - à voir l'autre sous un autre angle? On ne sait pas....mais le fait est que – dans l'ensemble – cette FÊTE DES VOISINS du 8 juin à la Résidence Mile-End nous aura permis d'apprécier à l'unisson le harpiste et son répertoire. Sans oublier le fait qu'à travers cette musique, le répertoire musical nous renvoyait à nos affinités mais aussi à des vocations manquées! Je viens de faire référence à l'ambiance « crooner » fort bien tenue et maîtrisée par notre directeur par intérim.

Nous sommes d'une époque où les rapports conviviaux peuvent se voir orientés par des thématiques rassembleuses....et cette soirée du 8 juin en était! Alors...bravo à vous tous et toutes qui êtes venus partager l'ambiance festive de LA FÊTE DES VOISINS!

Bravo pour ce partage exceptionnel que nous offre le thème Fête des voisins....puisqu'elle permet également d'y révéler nos talents et affinités!


A l'an prochain!

Parution : Bulletin Le Mile-End, juillet-août 2017, vol. 2, no 6, page 13.

jeudi 5 mai 2016

En bref...Gaston Miron - Lettres - 1949-1965

En fin d'année 2015,  L'Hexagone publiait Gaston Miron - Lettres - 1949-1965. Le mérite de cette publication est de briser la distance pouvant nous séparer de l'homme et du  poète militant puisqu'elles font état de faits et liens inconnus du grand public.  

Ma rencontre initiatique avec Miron se fit lors d'une croisière sur le fleuve. On était au début des années 1980. Cette croisière m'avait permis de l'apercevoir en « chair et en os » tout en étant  « isolé » parmi ses pairs. A un certain moment, quelqu'un du groupe pointa Miron – esseulé au centre du pont, en disant « L'homme est victime de sa légende! ».

Entre 1980-1986, j'aurai quelques occasions d'approcher l'homme en dehors de sa légende.    Parallèlement à certains débats de l'enceinte de l'Union des écrivains-écrivaines,  je tenterai de l'interviewer pour une revue traitant d'auto-édition. Ce qu'il accepta, même s'il s'agissait d'une nouvelle revue tout en se gardant de faire des compromis sur ses positions. L'interview fait maintenant partie du rassemblement d'entretiens accordés par Gaston Miron. (L'avenir dégagé – Entretiens 1959-1993 - pp. 322-331 – Hexagone 2010).

Ce que je veux faire apparaître suite à ma lecture de ces LETTRES - 1949-1965 publiées par l'Hexagone est lié à la profondeur de propos qui méritaient essentiellement publication. Je suis d'avis que cette publication vient donner accès aux forces identitaires de l'homme et du militant, mais aussi à la souffrance de l'homme et du poète. A un certain moment (p. 392) on peut lire qu'il songe au suicide.

En bref....les lettres ont le mérite de servir tant les vérités de la légende que celles de l'homme!


dimanche 17 avril 2016

En bref..."De quel ordre est le pouvoir de Nagano?"


Je termine ma lecture de «  Sonnez, Merveilles », publication de Kent Nagano alors même que Le Devoir du 17 avril, sous la plume de Christopher Huss, nous fait part du rayonnement de l'OSM a travers son chef.

Par ma lecture de Sonnez, Merveilles! je peux mieux mesurer le noble pouvoir du chef d'orchestre Nagano et l'imaginer à l'égal d'un « passeur ». Que ce rôle soit perçu ou non, il s'agit indéniablement d'un pouvoir sur de multiples frontières. Un rôle que le Cardinal et Archevêque de Munich confirme à sa façon lorsqu'il lui parle de musique et de ce pouvoir disant  à Nagano : « Ce qui nous fait vous considérer comme investi d'une mission ». (page 332).

Ce que Kent Nagano nous révèle par sa publication met en avant-plan l'humanisme et l'ouverture d'un chercheur. De nombreuses pages concernant la musique sont fascinantes, notamment lorsqu'il est question de la musique atonale.

On peut noter sa volonté de dépassement quant à l'approche élitiste des concerts. Ce dont on prend acte lorsqu'il manifeste son indignation de jouer seulement pour l'élite (p. 122). Ce qui s'affiche quand il brise les distances avec le grand public élitiste en descendant en des lieux inhabituels avec l'OSM (parcs – métro - services d'oncologie des hôpitaux – jardins d'enfants – écoles de quartiers défavorisés etc. (p. 193).

On sait par Christopher Huss (Le Devoir 17 avril 2016) que certains membres du conseil d'administration de l'OSM reconnaissent l'approche « accrocheuse » par  Nagano et son orchestre tout en admettant d'emblée qu'il est devenu le chef le plus important de l'histoire de l'institution. Sans oublier ce qui rejoindra le grand public dès l'automne 2016. Il s'agit d'une réalité dont traite Nagano dans son livre par rapport à un rapprochement  voulu de l'OSM avec de jeunes défavorisés.

Ce que je pourrais faire intervenir de réticences par rapport à cette publication est exclusive au langage qui, trop souvent, confronte à une traduction défaillante. Dans les faits, on a l'impression de suivre l'imagerie de l'anglais au français.Cependant, tout en reconnaissant l'effort de lecture que demandent certains passages, je ne peux que reconnaître l'invite des propos de Nagano quant à l'écoute renouvelée....voire même quant à l'éclatement de frontières à travers l'évolution de la musique.

mercredi 6 avril 2016

Pourquoi renouer avec un comité des résidents?

Au fil du temps, j'en suis venue à nous reconnaître orphelins d'un "porte-voix".  Cette réalité est en partie attribuable à la fin de vie d'un comité représentatif de mécanismes structurels, lesquels permettent de faire apparaître les préoccupations d'un milieu de vie!

Différences raisons ont fait que le comité d'office, nommé Comité des résidents et/ou Association des locataires aura choisi, un jour, de s'arrêter sur une voie de garage.  Je vous invite à consulter la bibliographie donnée en fin de page, laquelle permet un retour sur certaines étapes.

Une approche récente m'apprenait que, malgré l'absence de fonctionnement, la structure légale du comité des résidents est demeurée viable.  Toutefois, un retour à la vie doit correspondre à la formation d'un noyau responsable rattaché aux défis structurels d'un tel comité.

Ces dernières années, on s'en est remis au CCR.  Cela dit, en réaffirmant ce que j'ai dit à Madame Francine Cayer lors d'un courriel daté du 17 décembre dernier:

« Je vous fais part de ma satisfaction concernant la réunion d'aujourd'hui, laquelle fut très éclairante de par votre exposé  en regard du mandat du CCR, y incluant les responsabilités des unes et des autres, de même que par ce qui pourrait mener à une démarche formelle en vue de la réactualisation de la plate-forme "Association des locataires" de notre résidence.  Ce qui pourrait intervenir pour le bénéfice de tous et toutes,  suite à une concertation bien amenée. Félicitations à vous et aux deux représentantes du CCR. »

Et maintenant...que nous voici dans la perspective d'un milieu de vie qui souhaite renouer avec le porte-voix des locataires!

Pour références bibliographiques :
La formation d'un comité des résidants-résidantes : Un défi favorable au « bien commun » et au « vivre ensemble »! L'Arc-en-Ciel – vol 2 no 2 (page 15) Édition 4 mars 2009

dimanche 13 mars 2016

En bref...sur l'inégalité

Extrait de: Femmes et pouvoir: les changements nécessaires - Plaidoyer pour la parité -
  (Pascale Navarro - Leméac 2015 - pp. 24-25)

L'inégalité de représentation, ou l'absence de parité, entre les femmes et les hommes crée un profond déficit démocratique. (...). On l'oublie peut-être, mais les démocraties excluaient jusqu'à tout récemment les femmes.  Et il y a deux mille ans, voire deux cents ans, elles excluaient même beaucoup d'hommes.  Seules les voix des nobles, des riches, des notables comptaient, que ce soit dans la Grèce antique, dans l'Angleterre du XIXe siècle ou dans le Bas-Canada. Le concept de démocratie est toujours en évolution.

Et l'inclusion des femmes marque une étape majeure de cette évolution, car ce passage a des effets sur la vie publique. Or,  comme l'a démontré Diane Lamoureux, si des femmes n'avaient pas revendiqué le droit de vote, les démocraties d'Occident se construiraient sans elles. Le souci de l'égalité des sexes les fait évoluer, les marquant d'une valeur progressiste. (...) " Le féminisme" s'inscrit dans l'histoire des idées politiques au Québec."  Par exemple,  le suffragisme a entraîné une réflexion sur les traditions électorales de représentation:
"Près de vingt ans de défense du suffrage ont produit des effets qui dépassent largement l'obtention du droit de vote par les femmes puisque la société canadienne-française de l'époque et ses élites pratiquaient plus le culte du notable que celui de l'ouverture des postes politiques à toutes et à tous moyennant l'arbitrage de l'électorat."