samedi 27 septembre 2014
En bref... Autour de MOMMY!
Hier, j'ai pu voir le dernier film de Xavier Dolan, une projection nous entraînant dans une marginalité échevelée, là où, comme pour tous les humains, il y a cette poursuite du bonheur à travers accords/désaccords de proches et/ou de la société. Poursuite dans les façades trahissant la vérité d'un monde intérieur qui veut sombrer. Les trois personnages principaux sont campés de façon magistrale. On touche aux mythes mère-fils bien sûr, mais aussi aux masques intervenant pour cacher ses souffrances (moment fort par excellence lorsque la voisine annonce son départ pour Toronto). Néanmoins, le film présente beaucoup trop de longueurs qui, à mon avis, ne servent aucunement la production dans son ensemble. Quant au rythme du film ...il m'est apparu questionnable à plus d'un égards. Ainsi, pour toutes ces raisons...je ne recommanderai pas le film Mommy sans y introduire quelques réserves.
mardi 23 septembre 2014
En bref...Le conflit palestinien en train d'évoluer entre droits civiques et lutte anti-apartheid!
En lisant Le Monde des derniers jours on se voit devant un conflit en pleine évolution. De fait, le choix politique ouvre sur une réflexion mettant en compte l'égalité citoyenne pour tous, et ce, à l'intérieur de l'État d'Israel; sinon à cette paix négociée qui mettrait en compte deux États alors que la Palestine pourrait se retrouver dans un découpage sans valeur pour l'avenir de l'État palestinien.
Ainsi suggère-t-on aux Palestiniens de se battre pour leurs droits civiques en ces termes: "Cela prendra un an ou cent ans, mais Israel doit assumer ses responsabilités s'il est le seul État entre la mer (Méditerranée) et le Jourdain. Au lieu de nous battre pour les frontières, nous devrions nous battre pour prendre place dans le même bus que les citoyens israéliens en s'inspirant de la lutte anti apartheid en Afrique du Sud et du mouvement américain pour les droits civiques. (Extrait du Journal Le Monde - 20 septembre 2014: A Paris, Mahmoud Abbas présente son plan pour un État palestinien - Par Ramallah - Envoyé spécial).
dimanche 21 septembre 2014
En bref...sur l'heure qui sonne!
Ce jour, j'étais de la marche rassemblant planétairement des centaines de milliers d'individus sensibles aux problèmes climatiques.
Et dans l'heure qui sonne, ici à Montréal, cette lutte citoyenne laissait voir des rapports de force politique où il sera question - sans détour - de "dépassement des mots" et de "passage aux actes".
A suivre à travers un regard citoyen qui voudra s'actualiser à travers ces futures luttes branchées!
Et dans l'heure qui sonne, ici à Montréal, cette lutte citoyenne laissait voir des rapports de force politique où il sera question - sans détour - de "dépassement des mots" et de "passage aux actes".
A suivre à travers un regard citoyen qui voudra s'actualiser à travers ces futures luttes branchées!
lundi 8 septembre 2014
Le défi environnemental – Été 2014
La saison estivale 2014 aura été une
réussite sur le plan de l'entretien d'une série d' arbres désignés
par l'arrondissement en vue d'un parrainage estival.
A partir de l'orientation, la mise en
place du parrainage se sera concrétisée par la livrée des
végétaux... et par la rencontre de vos responsabilités
respectives.
Cette troisième saison de parrainage
s'est révélée exceptionnelle de participation. Probablement du
fait d'un jumelage judicieux ayant servi l'émulation pour le
partage des tâches.
A la grande équipe ayant servi le
parrainage des arbres d'appartenance à la communauté du Mile-End,
de même au noyau de fidèles pouces verts qui aura accepté la prise
en charge de quelques arbres sur le terrain donnant sur la rue
Maguire, je vous dois des remerciements pour l'accomplissement de
l'ensemble des défis!
Que pourrait-on ajouter de vérité
universelle à l'heure des changements climatiques ...sinon en
mettant en avant-plan ce souci pour l'environnement...lequel, tout au
long de l'été, venait rappeler aux transformations servant le bien
commun!
A la suite d' une lecture... Réflexion sur la quête spirituelle de notre époque
La
quête spirituelle aujourd’hui
Par
Jean-Marc Charron – Professeur titulaire
Faculté
de théologie et de sciences des religions, Université de Montréal
Extrait :
Journal Reflets Vol. 30, no 4, Juin 2014 (Page 25)
(…)
Au cours des dernières décennies, certains observateurs ont noté
ce que plusieurs nomment un « retour du religieux », qui
se traduit par un foisonnement de mouvements de nature religieuse ou
spirituelle. Selon Danièle Hervieux-Léger, le religieux ne serait
pas mort, il se serait tout simplement déplacé. Quittant ses lieux
institutionnels traditionnels, il serait aujourd’hui comme en
vagabondage à travers les mille lieux de recherche de sens et de
valeurs que représentent les divers mouvements de « quête
spirituelle », du Nouvel Âge à la méditation, de la pratique
du yoga au mouvement de pleine conscience et autres groupes de
croissance personnelle. Pourquoi ce retour ou ce regain d’intérêt
pour les choses de l’âme?
En
fait, c’est comme si la modernité n’avait pas tenu ses
promesses. Certes, la science a permis des progrès, et la
technologie a rendu la vie plus facile mais elle a aussi généré
ses problèmes et elle connaît aussi des limites. Comme des
apprentis sorciers, les humains ont cru maîtriser la nature mais ce
faisant ils ont aussi mis la planète en péril. Les crises
environnementales en font foi, et on se demande aujourd’hui quel
avenir nous avons réservé à nos enfants et à nos petits-enfants.
De plus, les sociétés industrielles et urbanisées ont généré un
mode de vie centré sur les valeurs individuelles : un gain
appréciable au chapitre des libertés, mais aussi des difficultés à
reconstruire une cohésion sociale autour de valeurs communes qui
suscitent l’adhésion. La postmodernité, selon l’expression qui
caractérise notre époque, serait vécue sous le signe de la
recherche de sens et de la quête spirituelle.
La
société québécoise n’échappe pas à ce double mouvement, celui
de la sécularisation issue de la modernité et celui des nouvelles
quêtes spirituelles associées à la postmodernité. Non seulement
n’y échappe-t-elle pas, mais certains croient qu’elle le vit
avec plus de radicalité que d’autres. En moins de 20 ans, du début
des années 1960 jusqu’à la fin des années 1970, le Québec est
passé d’une société à forte composante religieuse à une
société sécularisée.
Ici,
le processus a été plus rapide et plus radical que dans l’ensemble
des autres sociétés industrialisées. Mais depuis la fin des années
1990, on perçoit un intérêt croissant non pas pour le religieux au
sens strict du terme, mais pour le spirituel. « Je ne suis pas
religieux, mais pour moi, entend-on souvent, la spiritualité, c’est
important. » Les préoccupations pour la recherche de sens se
manifestent sous différentes formes, surtout dans les moments de
crise, moments où les questions essentielles se posent, et plus
particulièrement au mitan de la vie : divorce, maladie grave,
perte d’emploi. (…). Les sociétés modernes n’ont donc pas
évacué les questions essentielles, elles en ont tout simplement
déplacé les lieux de recherche de réponses significatives.
Mes notes
critiques au Rédacteur en chef du Journal
le 12 juin 2014 :
En
ce qui regarde l'article de Jean-Marc Charron, malgré la qualité de
la réflexion, j'estime qu'il aurait dû aller plus loin en ouvrant
sur les confrontations qui se vivent un peu partout sur la planète,
et dont le Québec ne fait pas l'économie. Bref...l'article m'a
laissée dans l'insatisfaction à travers ce que j'ai perçu comme
une réserve se gardant d'effleurer les conflits religieux (ici
et ailleurs) mais ce faisant, on nie le miroir du sens à travers des
confrontations mettant en compte une certaine image de la
spiritualité.
Avec
mes bonnes salutations et bonnes vacances!
Réponse
du Rédacteur en chef:
Madame Gagnon,
Je vous
remercie pour votre commentaire.
Vous
comprendrez qu’en 800 mots, c’est un véritable tour de force
d’aborder des thèmes qui sont complexes.
J’apprécie
toujours vos commentaires.
Bonne journée
Yves Hébert
dimanche 31 août 2014
En bref... Mémoires d'Hadrien - suivis de Carnets de notes.
J'ai terminé les Mémoires d'Hadrien suivi de Carnets de notes par Marguerite Yourcenar. J'y venais pour une réflexion autour des "Carnets de notes" et pourtant les "Mémoires d'Hadrien" m'auront fascinée à travers la pensée éthico-esthétisante d'un empereur que l'auteure a su projeter jusqu'au sublime.
Sans compter que le livre vient aussi mettre en avant-plan certaines luttes du peuple juif, notamment lorsque la Judée s'efface pour devenir la Palestine, avec remise en état du pays, avec reconstruction du pays et de Jérusalem.
De par la plume de Yourcenar, nous sommes confrontés à un homme de pouvoir s'interrogeant sur les questions existentielles, et ce, par delà tout artifice. Ainsi en est-il lorsqu'il dit: : "Cette mort serait vaine si je n'avais pas le courage de la regarder en face, de m'attacher à ces réalités du froid, du silence, du sang coagulé, des membres inertes, que l'homme recouvre si vite de terre et d'hypocrisie (page 218). (...) Je commence à apercevoir le profil de ma mort (page 308).
Les pages sur la mort m'ont rappelée à un interview dans Le Devoir relatant le contact privilégié d'un intime de Marguerite Yourcenar et qui, quelques heures avant la mort de cette dernière, s'était éloigné du lieu de l'agonie. A l'époque, je me suis interrogée sur la possibilité d'arrangements entre elle et ce proche ami à son chevet, me disant qu'elle pouvait avoir fait ce choix d'une mort sans aucune assistance.
Ma lettre s'est rendue jusqu'à Patrice Caux, journaliste dont le texte m'avait interpellée. La réponse me vint en janvier 2008. Ma lettre l'avait incité à interroger des individus très au fait de la pensée de Marguerite Yourcenar face à la mort. Ce qu'il introduisait non comme une une réponse mais plutôt comme une piste, à savoir qu'il y a une sorte de gradation dans la mort des personnages de l'oeuvre de Yourcenar. C'est qu'au fil de l'oeuvre, on avait pu noter qu'ils vont dans le sens d'une recherche visant à mourir seul et dans le dépouillement, près de la nature.
Voilà que par le livre "Mémoires d'Hadrien" j'allais me retrouver dans cette vision mystique d'une fin de vie qui, de nouveau, venait me rappeler aux interrogations très personnelles de 2008 - non résolues - concernant la fin de vie de l'auteure des Mémoires d'Hadrien.
En terminant, je voudrais rappeler ces quelques lignes significatives de l'empereur Hadrien: "J'observe ma fin (p. 297): cette série d'expérimentations faites sur moi-même continue la longue étude commencée dans la clinique de Satyrus. Jusqu'à présent, les modifications sont aussi extérieures que celles que le temps et les intempéries font subir à un monument dont ils n'altèrent ni la matière, ni l'architecture: je crois parfois apercevoir et toucher à travers les crevasses le soubassement indestructible, le tub éternel. Je suis ce que j'étais; je meurs sans changer".
Un livre nous introduisant au regard sur les autres à travers le pouvoir souverain...sans davantage faire oublier que le pouvoir du souverain ne saurait exempter de la mort!
jeudi 31 juillet 2014
En bref…A quand un Mandela israélo-palestinien? (Réflexion à partir d’une publication du journal Le Devoir – le 29 juillet 2014)
J’ai lu
avec intérêt l’article d’Aoua Bocar Ly-concernant l’influence heureuse pouvant
émaner d’un leadership. Dans le cas présent,
l’auteure met en compte l’influence
exercée par Nelson Mandela tant.sur sa communauté que sur la politique
internationale.
Il faut
savoir que le leadership exercé par Mandela renvoyait à des qualités humanistes
ayant subi l’épreuve du temps. La
prison aura été vécue comme un lieu d’épuration de la théorie de l’apartheid et
de la libération, et ce, dans la foulée d’un leader n’ayant jamais renoncé à
son idéal. Cela dit en admettant le fait que Mandela n’a pas gagné l’ensemble
de ses compatriotes, mais plutôt gagné la cohésion citoyenne
autour de défis communs.
La mise en branle de ce leadership lui avait coûté 27 ans de prison
et, à certaines heures de la lutte, tant Margaret Thatcher
que d’autres le dénonçaient comme d'appartenance au terrorisme.
Ce que son leadership a pu révéler de meilleur dans
l’évolution de ce conflit de l’apartheid
pourrait nous renvoyer à ces deux traits, à savoir: l’ouverture au vrai dialogue et le rejet de toute violence. Sans oublier que dans l’exercice de son
leadership, Mandela permettait à la masse de se reconnaître. Ainsi
peut-on admettre que Mandela
a servi la cause tout en
orientant vers une paix « durable ».
TOUTEFOIS,
penser le conflit israélo-palestinien
dans la loupe de Mandela serait réduire le
conflit du Proche-Orient au profil d’apartheid quand il fait lien avec de graves erreurs de la
politique internationale mettant en compte la revendication de deux États
libres.
jeudi 24 juillet 2014
En bref… Faut-il parler de révision?
Lorsque ces dernières semaines dans Facebook, j'ai ramené aux faits et liens du conflit entre Israel et la Palestine , mes remarques n'impliquaient aucunement le révisionnisme mais
un retour sur des textes faisant appel à la reconnaissance de l’autre à travers
Justice – Droit – Identité.
L’interprétation
des faits à travers le mandat des Britanniques en 1917 renvoie à un territoire
scindé en deux et à un nationalisme chauffé à blanc (page 33 – Les faits – par J-C Chebat,
Tribune juive – février 2013).
J'estime que la reconnaissance
du nationalisme palestinien que vint incarner Yasser Arafat tarde à
s’enraciner. Cela dit en vue de faire
apparaître ce que pourrait parachever la
modernité, et ce, à partir d’une volonté citoyenne capable de se faire
émergente face aux divisions de la
grande communauté arabe. Entre temps, le leadership de Mahmoud Abbas fait le pont nécessaire. (Les faits – Par J-C
Chebat, p. 36).
Tout en
voulant me faire brève, je dirai que l’image
que veut projeter Israël, à savoir image de l'État démocratique défendu par son
armée, est une tromperie qui dessert la démocratie. Nous savons que ledit conflit politique
implique l’identité et la reconnaissance d’un
territoire. D’emblée, nous pouvons penser que pour arriver à une entente
viable, il faudra qu’intervienne ce qui me vient d’Albert Memmi (lettre du 13
mars 1987) à savoir « une solution
politique où chacun renonce à une partie de la totalité de ses droits. ».
On n’en
reste pas moins dans une vision de
reconnaissance de Justice – Droit –
Identité pour les parties en cause.
samedi 7 juin 2014
"Prise en charge des arbres du territoire immédiat - Été 2014"
La
politique de l’arbre de la Ville de Montréal fait partie de nécessités symboliques nous rapprochant de « L’Homme qui plantait des arbres »,
et plus particulièrement des défis écologiques de l’heure. Ainsi,
par les parrains-marraines pouvons nous contribuer aux défis écologiques du territoire. Ce qui
invite à une disponibilité, laquelle a des incidences sur la qualité de vie des
uns et des autres. Sans négliger le
fait que cette participation
annuelle vient ajouter à la fiche
citoyenne des locataires de la Résidence
Mile-End. Annuellement, par l’engagement des
parrains-marraines, notre établissement renouvelle son engagement pratique
face à l’écologie terrain.
Le
sociologue Edgar Morin, personnalité de réputation internationale, a dit dans les Sept savoirs nécessaires à l’éducation du futur (Édition Seuil – 2000) qu’il faut apprendre le renouvellement de trois choses,
à savoir : le civisme – les
solidarités – les responsabilités.
L’aide
technique et/ou supervision sera
ponctuellement assumée par Jeanne Gagnon
– Robert Gagnon – membres cellule environnement.
Noms
des marraines pour les arbres d’appartenance à
l’arrondissement : (végétation fournie par l’arrondissement) :
Monique Rocheleau
Antonine Franklin (jumelage avec Hélène
Pichette)
Michelyne Mailloux (jumelage avec Thérèse
Falardeau)
Jeannette Richard (jumelage avec Agathe Skelling))
Yolande Rajotte
(jumelage avec Louise Séguin)
Noms
des « pouces verts » prenant en charge les arbres sur le terrain
de la Résidence Mile-End - rue Maguire -
Jeanne Gagnon – Carole Richard – Liliane Fontaine - Clarisse Julien - Géraldine Bellerose.
lundi 2 juin 2014
En bref...Les amis du Champ des possibles en assemblée générale
J’étais
de la cohorte des citoyens « Amis du champ des possibles » ayant
assisté à l’assemblée générale, ce 2 juin 2014, de 18h00 à 20h00. Une rencontre "plein air" sur les lieux même du site,
laquelle permettait le constat de l’enracinement d’une volonté citoyenne…toujours
omniprésente et ayant gagné en élargissement.
Certains
vétérans sont toujours de service quand d’autres s’étaient éloignés pour revenir prendre part aux défis de l'heure. Roger Latour, naturaliste,
en est un exemple émergent.
Sur mon blogue, on retrouvera copie de l’interview qu’il m’accordait en 2010 aux fins d’une
publication de quartier (http://mouvancesjeannegagnon.blogspot.com/
"Interview de Roger Latour,
naturaliste", Bulletin
L’Arc-en-ciel, 4 octobre 2010, Montréal, Québec.
Jusqu'à maintenant...on peut affirmer que "Les Amis
du Champ des possibles" ont fait la démonstration d'une démarche citoyenne exemplaire. Il reste
encore beaucoup à faire, mais l'assemblée générale a permis de sonder le désir d'afficher une feuille de route pouvant élargir la mobilisation citoyenne. A suivre!
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