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dimanche 13 mars 2016

En bref...sur l'inégalité

Extrait de: Femmes et pouvoir: les changements nécessaires - Plaidoyer pour la parité -
  (Pascale Navarro - Leméac 2015 - pp. 24-25)

L'inégalité de représentation, ou l'absence de parité, entre les femmes et les hommes crée un profond déficit démocratique. (...). On l'oublie peut-être, mais les démocraties excluaient jusqu'à tout récemment les femmes.  Et il y a deux mille ans, voire deux cents ans, elles excluaient même beaucoup d'hommes.  Seules les voix des nobles, des riches, des notables comptaient, que ce soit dans la Grèce antique, dans l'Angleterre du XIXe siècle ou dans le Bas-Canada. Le concept de démocratie est toujours en évolution.

Et l'inclusion des femmes marque une étape majeure de cette évolution, car ce passage a des effets sur la vie publique. Or,  comme l'a démontré Diane Lamoureux, si des femmes n'avaient pas revendiqué le droit de vote, les démocraties d'Occident se construiraient sans elles. Le souci de l'égalité des sexes les fait évoluer, les marquant d'une valeur progressiste. (...) " Le féminisme" s'inscrit dans l'histoire des idées politiques au Québec."  Par exemple,  le suffragisme a entraîné une réflexion sur les traditions électorales de représentation:
"Près de vingt ans de défense du suffrage ont produit des effets qui dépassent largement l'obtention du droit de vote par les femmes puisque la société canadienne-française de l'époque et ses élites pratiquaient plus le culte du notable que celui de l'ouverture des postes politiques à toutes et à tous moyennant l'arbitrage de l'électorat."

lundi 29 février 2016

En bref...Je me reconnais féministe!

Ma vision du féminisme diffère de l'interprétation de la Ministre Lise Thériault!  Sa perception ne peut que desservir le double pouvoir intervenant à travers le sujet et le Mouvement féministe.  

Pour ma part, j'estime essentiel que toute femme se reconnaisse dans les valeurs du féminisme, et de ce fait, dans les valeurs égalitaires du Mouvement des femmes.  Certes,  toute femme peut afficher symboles et valeurs dans le prisme de son individualité, mais à travers le Féminisme elle a le bénéfice  des résonances sur le devenir de sa société, et de même le bénéfice palpable de son action politique.  

Cela dit en admettant tenir compte de divisions ponctuelles au sein du Mouvement des femmes. Et  de ces divisions... je parle en toute connaissance de cause puisque j'ai quitté la FFQ pour différentes positions antidémocratiques, y incluant la notion d'émancipation renvoyant à la laicité.   Publications et correspondances témoignent de faits et liens politiques me touchant comme femme et féministe.   (Ma rupture avec la FFQ - L'Aut'Journal - 16 janvier 2014) - biblio et/ou correspondance).



dimanche 7 juin 2015

En bref…autour des crimes machistes!

Aucune femme n'est à l'abri d'une violence pour peu que le terrain soit favorable à l'agresseur. Je me souviendrai toujours de cette silhouette jeune et athlétique venant vers moi alors que j'étais seule sur la rue. Nous étions de cette période précédant les années 80. Le féminisme nous amenait à reconnaître la nécessité de luttes collectives autour des violences, mais aussi à se reconnaître le droit de sortir seule la nuit. Il était près d'une heure du matin. J'avais refusé l'offre d'un ami voulant me raccompagner jusqu'à la maison. J'étais à cinq minutes de mon havre quand, de loin, je pus percevoir la venue d'un marcheur qui, manifestement, allait bientôt me croiser. Sans afficher la menace, l'homme fera pourtant intervenir la violence gratuite. Manifestement sobre, l'homme présentait la démarche athlétique et tranquille de l'individu au-dessus de tout soupçon. Et pourtant, à quelques mètres de ma personne, l'attitude de l'individu renvoya à l'insolite...sans pour autant laisser deviner l'ampleur de l'attaque. Car, arrivé à proximité, sans un mot, le visage placide, il a élevé le bras droit. C'est à ce moment que j'ai détecté la présence d'un colis à sa main droite, lequel servait sa volonté manifeste d'agression. Et de plein fouet, l'homme m'a frappée d'une pierre puis...sans un mot a poursuivi sa route. Tout comme lui, je suis demeurée dans le silence, mais je pleurais abondamment et je me souviens avoir pensé : « Cet homme déteste sa mère et toutes les femmes ».

Durant tout ce temps...la rue était déserte et je ne pouvais imaginer ma protection autrement que derrière ma porte verrouillée. J'arrivai à la maison. Le miroir renforça mes pleurs en me révélant l'entaille d'une plaie nécessitant ultimement suture. Ainsi ai-je passé la nuit à l'urgence de l'Hôpital Notre-Dame et je ne déposerai ma plainte auprès de la police que le lendemain.

Ce qui se vit actuellement à travers la mobilisation contre les crimes machistes est révélateur du long chemin des femmes pour sortir du pouvoir subversif intervenant à travers les mailles de la culture machiste. Car malgré nos luttes, il reste que le harcèlement sexuel intervient dans les rapports de pouvoir; que sortir la nuit seule...présente toujours une menace pour la femme! Que la liberté de la femme à travers son métier reste insuffisant quand, par la culture machiste, un individu peut s'arroger le droit d'attenter à la vie d'une institutrice devant ses élèves. Car le machisme est un rapport de pouvoir qui ne veut pas capituler. (Réf:  Les crimes machistes mis au pilori, Le Devoir – 4 juin 2015 – p. B5)

vendredi 1 mai 2015

En bref..."Alice...première centenaire de la Résidence Mile-End"

Aujourd'hui, 1er mai 2015, la vénérable doyenne de la Résidence Mile-End renvoyait à la majestueuse dignité d'une femme centenaire. Il était impressionnant de la voir du cortège des officiels, sans support aucun, se diriger vers la table d'honneur avec amis et parents. Il faut se rappeler que notre doyenne est née durant la Première Guerre mondiale! Depuis lors, Alice a traversé quelques époques et guerres, avançant dans le temps d'une vie où les femmes revendiquaient le droit à l'égalité; tout en produisant de l'existence individuelle et/ou collective. En ce lieu interfère l'assurance métaphysique dont parle J.F. Volpert dans La machine à exister. En ce lieu se recoupent les batailles du féminisme.

La présence des officiels Amir Khadir (député de Mercier) et Marie Plourde (conseillère de l'arrondissement pour Projet Montréal) a permis de faire quelques liens fort pertinents.

Ce qui m'apparaît évident à travers la centenaire honorée aujourd'hui à la Résidence Mile-End est le fait que nous, membres de la cité politique, devrons désormais poser un autre regard sur ce qui est « fin de vie » puisque toutes les « Alice » centenaires de ce monde nous convoquent tant à l'achevé qu'à l'inachevé. Ce dont font partie les liens humains et les choix personnels à travers l'histoire de chacun.


samedi 25 avril 2015

En bref...Les 75 ans du DROIT de vote des femmes!

Par le texte intitulé "Ce que nous devons à Thérèse Casgrain" (Julie Latour,  Avocate et ancienne bâtonnière du Barreau de Montréal - Le Devoir, 24 avril 2015)  vient nous rappeler à la longue marche de Thérèse Casgrain, porte-parole de cette  première délégation qui, le 7 février 1922, se rendit à l'assemblée législative pour l'obtention du droit de vote des femmes. Combat qui,  à partir de 1927, se fera sous l'égide du Comité provincial pour le suffrage féminin et qui, avec Madame Casgrain, présentera annuellement ce projet de loi renvoyant au droit de vote des femmes.

Avec Me Julie Latour, reconnaissons la résilience d'une femme qui, malgré les échecs,  gardait espoir  tout en sachant  habilement élargir le parrainage de son  projet,  malgré les pressions politiques d'un milieu  hostile au pouvoir des femmes.


A l'heure d'un féminisme où, trop souvent, il est dit que l'inégalité est chose du passé, il s'avère  judicieux de la part de Me Julie Latour de nous rappeler à certains combats actuels mettant en compte les inégalités. Plus particulièrement en ce qui touche la laicité, à savoir: : "le rapport de la Commission de consultation sur les pratiques d'accommodement reliées aux différences culturelles, codirigée par Gérard Bouchard et Charles Taylor, aurait été tout autre si une femme y avait contribué à titre de coprésidente"    Il aurait fallu, selon Me Latour, accorder davantage d'importance au droit fondamental des femmes,  à l'égalité et aux mesures requises,  afin qu'il ne soit pas mis en péril pour des motifs religieux ou culturels. 

Le texte a le mérite de renvoyer au sens sous différents volets,  notamment   sur le plan de l'équilibre et de la résilience.  De même par rapport à la longue marche d'un féminisme de combat qui, dans les faits, s'inspire des valeurs humanistes.

jeudi 5 mars 2015

Féminisme et renouvellement de l'humanisme!


La Journée Internationale du 8 mars 2015 permet de rappeler que l'événement annuel s'est vu officialisé par les Nations Unies en 1977. Depuis lors, d'autres tribunes politiques se sont ajoutées, notamment à travers La Marche mondiale des femmes de l'an 2000. Ainsi, de quinquennat en quinquennat, le féminisme planétaire nous rappelle aux revendications de « Paix-Justice-Égalité-Liberté-Solidarité » tout en donnant visibilité à l'agenda d'un féminisme de rupture face aux trois systèmes d'oppression que représentent « Patriarcat-Capitalisme-Racisme ».

Par le féminisme planétaire, la précision des liens (largement diffusés sur la toile) circule tout en permettant de reconnaître l'influence des échanges, notamment ceux de la 9ème Rencontre internationale des femmes tenue au Brésil en août 2014. Ce qui nous introduit au slogan de la Marche mondiale des femmes 2015 lequel nous renvoie à une symbolique de rupture par la phrase : « Libérez nos corps et nos territoires ».

Dans la foulée préparatoire de cette Marche mondiale des femmes 2015, un pont susceptible de servir les défis du féminisme planétaire vient s'ajouter. Je fais référence à la mise en place de la « Journée d'actions internationales ». Le JOUR dédié à ce féminisme d'actions se tiendra le 24 avril prochain.

Cela dit en rappelant à l'importance de se tenir disponibles, voire critiques, afin de faire avancer les valeurs émancipatrices à travers les principes d'humanité véhiculés par le féminisme. Sans oublier que nous appartenons à l'humanité. Sans oublier les faces cachées de mise en tutelle pouvant émaner de certains symboles. Ce qui, au sein même du féminisme, fait intervenir des ruptures. Comme nous appartenons à l'humanité, je nous réfère à un fragment d'un philosophe de grande intensité : «l'humanité de l'homme n'est ni un « constat » vérifiable, ni le résultat d'une recherche, ni un héritage : c'est un projet. Ce projet, sans cesse, est devant nous, aléatoire et menacé, comme le sont les projets humains. L'humanité fait partie de ces principes énigmatiques qui doivent sans relâche être réinterrogés et défendus, faute de quoi ils se dissolvent et disparaissent dans les fracas de l'histoire naturelle. (…).» 1

Bref, il faut se tenir disponibles et admettre que dans la foulée de l'émancipation, des ruptures peuvent s'introduire. Ce qui fait partie du renouvellement de l'humanisme!

1Une politique de la douleur – Pour résister à notre anéantissement – pp. 171-173 – Paul Chamberland – VLB Éd. 2004

jeudi 5 février 2015

La Saint-Valentin...les couples et l’Amour!


En ce mois de la Saint-Valentin de février 2015, j'ai choisi de ramener en avant-plan deux couples mythiques renvoyant à une passion amoureuse productive de sens, puisque dépassant le lien amoureux. Mon choix s'est tout d'abord porté sur Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir; ensuite sur Franz Liszt et la princesse Carolyne von Sayn-Wittgenstein. Pourquoi? D'une part pour l'attachement qui, malgré les revers, ne se démentira jamais; d'autre part pour l'identité affirmée de ces deux femmes qui, malgré l'époque, demeuraient femmes de projets. Simone de Beauvoir sentira moins d'isolement que la princesse Caroline puisque, au fil des ans, le XXe siècle lui a permis le support du féminisme.

Il m'importe de souligner qu'en dehors de tout déterminisme, Sartre et Beauvoir sont morts à la même date ou presque! Pour peu que Simone de Beauvoir ait pu tenir le coup 24 heures de plus...(mais y a-t-elle seulement pensé?) les deux amants auraient trépassé le même jour. De fait, Sartre mourut le 15 avril 1980 alors que Beauvoir s'éteignait six ans plus tard, plus précisément le 14 avril 1986.

Nous savons que l'évolution du lien amoureux avait partie liée avec l’œuvre. Le legs philosophique de Sartre et Beauvoir est imposant tout en témoignant de l'équilibre d'un couple amoureux volontairement partagé entre raison et passion. A partir d’une critique des théories psychologiques traditionnelles , ce dernier a tenté de représenter l’émotion non comme un simple mécanisme affectif, mais comme un « mode d’existence de la conscience ». 1

En 1949, Simone de Beauvoir publiait Le deuxième sexe. Elle s'orientera vers l'autobiographie à travers la publication de mémoires qui deviendront une Somme. A preuve : Mémoires d'une jeune fille rangée (1958); La force de l'âge (1960); La force des choses (1963).

La représentation du deuxième couple est formée d'un génie de la musique et d'une femme philosophe. La spiritualité jouera un rôle dans cette relation amoureuse entre Franz Liszt et la russo-polonaise Carolyne von Sayn-Wittgenstein. La rencontre initiatique eut lieu en 1847. Dès l'année suivante commence la vie à deux. Dans l'oeuvre du compositeur, ce qu'on identifie sous le titre « Les années de Weimar » fait référence à cette période 1848-1861 où il s'adonnera davantage à la composition. Les annales de la musique les reconnaissent comme les plus productives de Liszt. Le couple tiendra près de vingt ans. La princesse avait vainement tenté de faire annuler un précédent mariage par le Vatican. Elle sera bannie de Russie pour son refus du lien marital et lorsque le mariage avec Liszt devient possible - suite au décès du mari - le mysticisme du compositeur fait qu'il prend ses distances avec l'idée d'un mariage afin de se diriger vers la prêtrise. Il recevra la tonsure à Rome le 25 avril 1865. Le couple demeurera très proche jusqu'à la fin.

Franz Liszt s'éteindra le 31 juillet 1886. Un certain corpus de l'oeuvre de ce compositeur est reconnu comme révélateur d'une métaphysique centrée sur Vie/Mort.

La princesse Carolyne meurt le 9 mars 1887. Parmi les nombreux ouvrages qui auront été du projet de cette femme d'avant garde, retenons :
  • La matière dans la dogmatique chrétienne (3 volumes)
  • Religion et morale (1 volume)
  • Sur la perfection chrétienne et la vie intérieure (1 volume)
  • Causes intérieures de la faiblesse extérieure de l’Église (24 volumes)

1  Sensibilité éthique – Eric Volant – Journal Reflets – Déc. 2010 – p. 24

samedi 6 décembre 2014

En bref... Commémoration du 6 décembre 2014


Avec les féministes de  PDF Québec, j'étais de la foule rassemblée pour les premières heures de la commémoration du drame du 6 décembre 1989 (Coin Decelles/Queen Mary). Indéniablement axés sur le devoir de mémoire, les discours qui se succédaient invitaient les femmes à la dénonciation des violences tout en rappelant aux nécessaires mutations vers l'égalité hommes-femmes.

Dans l'ensemble, les femmes pouvaient y reconnaître leurs valeurs. Par la sobriété du ton, par la finesse du discours venant avant la mise en branle du cortège vers le cimetière, j'aurai été sensible aux forces vibratoires du discours de clôture rejoignant le NOUS femmes sous différents versants, notamment  par cette invite aux hommes de la société québécoise à poser un autre regard sur la femme...leur égale!

Ainsi, après 25 ans de luttes féministes, le devoir de mémoire concernant le drame de Polytechnique est chose accomplie!



vendredi 14 novembre 2014

En bref...Lumières, Lumières (Tiré du roman "Vers le phare" de Virginia Woolf )



Un texte d''Evelyne de la Chenelière vient de prendre affiche à l'Espace Go. La réflexion met en situation le patriarcat mais aussi le besoin d'approbation à travers le regard d'une société. Ce qui devient révélateur compte tenu que même la femme artiste Lily Briscoe laisse voir son malaise face à l'actualisation de certains choix.

Réflexion intimiste renvoyant à la responsabilisation.  En même temps...quelque chose comme une  invite à l'acte de foi envers soi-même, au présent, et  par delà le paraître!




dimanche 21 septembre 2014

En bref...sur l'heure qui sonne!

Ce jour, j'étais de la marche rassemblant planétairement des centaines de milliers d'individus sensibles aux  problèmes climatiques.

Et dans l'heure qui sonne, ici à Montréal, cette  lutte citoyenne laissait voir des rapports de force politique où il sera question - sans détour -   de "dépassement des mots" et de "passage aux actes".

 A suivre à travers un regard citoyen qui voudra s'actualiser à travers ces futures luttes branchées!

lundi 19 mai 2014

En bref…La vision émancipatrice ne saurait venir de la FFQ


Il est de prime importance qu’une figure féministe comme Lise Payette mette en avant-plan le fait que la FFQ n’exerce plus un leadership  capable de rassembler les  femmes  du Québec  dans une vision émancipatrice.  De par sa feuille de route et son rayonnement,  Lise Payette est en mesure d’introduire à de nouvelles convergences féministes  tout en servant la vision citoyenne d’un Québec en mutation.

Quantité de féministes se sont exprimées quant à leur volonté de distance  avec la Fédération des femmes du Québec. J’en suis!   (Voir les publications sur sisyphe et sur le blogue) 


vendredi 16 août 2013

En bref… Le féminisme...une lutte contre le relativisme politique et culturel


Les islamistes et leurs alliés veulent nous faire taire et nous désignent comme « islamophobes ». 

Extrait de "Le féminisme, une lutte contre le relativisme politique et culturel" publié par Beyourownwoman le 26 octobre 2012:
"Le féminisme ne peut en aucun cas être islamique. De même que les régimes en Iran et en Afghanistan prétendent être des républiques islamiques ne peuvent pas être des républiques.
Dans la république les peuples votent, or dans l’islamisme c’est le dieu qui par son guide-suprême (gourou) choisit les hommes qui gouvernent la société! 
Le féminisme est un mouvement en lutte pour l’émancipation des femmes, n’oublions pas que l’ »islam », lui, veut dire « soumission », et qu’il implique la soumission des hommes à leur dieu et dans tous les cas la soumission des femmes aux hommes." 

lundi 17 juin 2013

En bref…Rencontre de clôture des tables de travail des États généraux du féminisme


Samedi le 15 juin, j’étais de la rencontre nous amenant à déposer nos conclusions comme membres de tables thématiques  créées lors de l’ouverture des États généraux à  l’automne 2012.

A ce jour,  pour la plupart des femmes,  la structure des États généraux a pu renvoyer à l’exercice d’une pleine démocratie, mais dans les faits, et en toute honnêteté, il m’est  permis de dire que la démocratie s’est avérée fragile. La pression fut palpable à plus d’un égard.  Mon propos fait référence à la table de travail « Liberté » dont j’ai fait partie.  Au point où la FFQ a jugé bon d’introduire à une rencontre « mise au point »  avec les membres de ladite table.  Cette « mise au point »  s’est vécue sous modèle « arbitraire » et, par les échanges et consignes il devenait évident qu’on percevait l’idée d’avancement à travers le consensus. 

Nous sommes restées sur nos positions respectives  sans pour autant  traiter des enjeux fondamentaux liés à nos divergences sur l’État laïque  et la vie citoyenne. Un autre fait m’est apparu dérangeant, à savoir l’envahissement des idéologies d’une certaine intelligentsia féministe qui, à  l’intérieur de l’assemblée générale de mai 2013, a pu s’autoriser à l’implantation  de  pistes pour les États généraux de novembre 2013, et ce, sans véritable débat.  Ce qui venait mettre en émergence l’intersectionnalité des oppressions.

Voilà pourquoi il m’est difficile de croire que les États généraux déboucheront sur de véritables débats quand le dialogue et l’écoute des derniers mois ont raté le virage!  Comment croire à la représentation de la base militante du mouvement des femmes quand on reconnaît le « savoir-faire » d’une intelligentsia  s’autorisant à parler au nom de la base féministe alors que ette base est  prise d’assaut par les mutations du féminisme politique?

Il faut se rappeler que depuis l’ouverture des États généraux en 2012, la présidente Alexa Conradi a tenté de nous convaincre de la distance de la FFQ durant cette année charnière des États généraux.   Selon les propos de la présidente, elle nous avisait que la clôture serait le moment d’annoncer la préparation d’un Congrès d’orientation afin d’introduire les nouveaux défis  de la FFQ tout en tenant compte  de ce qu’on  « aurait  entendu » à l’intérieur des États généraux du féminisme.

 Il ne faudra pas être dupe!  Car, ce que Alexa Conradi  dira  «  avoir entendu » depuis l’ouverture des États généraux en 2012 pourrait s’avérer  le message de sirènes introduites en lieu et place de façon à faire confirmer les idéologies d’un  féminisme intellectuel et d’actions politiques orientées  au sein même de la FFQ!

A suivre!

samedi 25 mai 2013

En bref...Êtes-vous une femme racisée?

Le colloque de ce 25 mai portant sur l’Analyse de l’intersection des oppressions par les membres de la FFQ vient nous confronter à une terminologie malheureuse, à savoir « femmes racisées ».   On a tort de voir l'appellation comme  l’unique référence renvoyant aux nouvelles lectures d’inégalités sociales.

L’expression a provoqué de nombreuses réticences.  Pour ma part, j’y vois une convocation aux divisions à travers l’ethnicité quand le féminisme doit travailler ferme pour la création d'alliances rassembleuses face aux luttes contre le patriarcat.

On ne saurait imaginer le lieu phare du féminisme en France,  Patrie des droits de l’Homme, optant pour une nouvelle lecture d’inégalités sociales à partir de cette ghettoisation ethnique du mouvement des femmes puisque renvoyant à des clans.

Une telle terminologie fausse le débat et  ce n’est pas ce que nous voulons léguer comme société d’accueil, ni ce que nous recherchons à travers le désir de renouvellement d’une culture qui doit s’enrichir de  la mixité apportée par l’immigration.

jeudi 7 mars 2013

En bref..."Je suis féministe!"


Etre féministe en ce XXIe siècle permet d'avancer à travers un regard  de femme  voulant  l'équilibre au sein d'une démocratie  englobant les défis du Mouvement des femmes.   En même temps,  reconnaissons que face au leadership du féminisme, ce XXIe siècle confronte  aussi à des balises et valeurs pouvant s'avérer contradictoires pour l'émancipation du sujet "femme". Je fais référence au conflit de valeurs entre  laicité et politico-religieux.

A l'heure des États généraux du féminisme, j'ai voulu revenir sur  mes notes concernant le Colloque féministe de janvier 2003.  J'y ai retracé des inquiétudes toujours là...et qui renvoient au fossé pyramidal entre la base et son  intelligentsia.  Dix ans plus tard, mon inquiétude demeure quant au fossé tout en renvoyant aux forces centrifuges dirigeant vers des défis qui ne font pas l'unanimité.

Etre féministe en ce XXIe siècle invite plus que jamais les femmes de la base à s'approprier l'ancrage des mutations à travers l'émancipation du  "sujet" femme  et  l'égalité que suppose la démocratie. 

Je suis féministe et, e n ce 8 mars, je dis "Bonne fête"! à toutes les femmes du monde, féministes ou pas puisque la journée du 8 mars invite les femmes de la planète à un certain cartésianisme!

mardi 1 janvier 2013

En bref….le « Nous femmes » et le féminisme québécois!

Dans la foulée des États généraux du féminisme, l’année 2013 ouvre à la clarification de nos valeurs et priorités à travers débats, et ce, par delà les rapports de pouvoir de nos sociétés, voire  à l’intérieur du mouvement féministe  lui-même dit le texte fondateur en circulation.     

Admettre qu’il y a eu mûrissement du « Nous femmes » des québécoises à travers le féminisme est un secret de polichinelle.   Ce qui, pour l’instant, reste de l’ordre de l’impalpable, voire vérité tenue sous le boisseau,  est la  division  qui empêche l’évolution d’un féminisme ouvert et  rassembleur  autour d'enjeux politiques qui ne peuvent qu'avoir une influence sur l'évolutiion de la société québécoise.

A cet égard, non seulement les États généraux deviennent  plate-forme d’un renouvellement du consensus concernant le  « Nous femmes »,  mais aussi  renouvellement du  rapport à la parole. En ce début d’année, mon voeu de féministe va du côté d' États généraux qui doivent servir  la liberté d’expression, et ce faisant,  l’évolution du discours et des valeurs du  féminisme québécois.

L’automne 2013 devrait nous renvoyer à des miroirs.  Y aura-t-il nivellement ou rupture sur certains courants?  Pour moi et d’autres,  l'heure sera décisive pour se reconnaître à travers tel ou tel camp...en vue d'accomplir la vérité de la parole!


lundi 20 août 2012

En bref...Le hidjab et l'émancipation!

L'idée d'émancipation  vient s'afficher planétairement à travers le hidjab et Les Jeux olympiques de Londres. Disons qu'il s'agit ici d'une fausse représentation de l'émancipation.

Daniel Baril nous en fait la démonstration à travers ce  lien biaisé mettant en compte l'émancipation des femmes, et ce,  du seul fait qu'il y ait eu acceptation du  port du hidjab par une femme athlète saoudienne par le Comité olympique. (Voir: Hidjab olympique: vous avez dit "émancipation"? - page A-9 - Le Devoir du 20 août 2012).

En allant au coeur des valeurs émancipatrices, et ce,  tout en rappelant aux dépendances qui continuent et continueront de s'afficher pour cette femme athlète  et pour l'ensemble des femmes de sa communauté, Daniel Baril vient exposer les vérités de l'émancipation!

Et pourtant, il s'agit de reconnaître un jalon politique inquiétant du fait qu'on  est venu infléchir les organisations sportives internationales à travers l'imposition de conditions mettant en compte des valeurs religieuses, là où les lois de la Charte olympique veulent la promotion des femmes dans le sport (...) et  l'égalité entre hommes et femmes, tout en manifestant  la ferme intention d'une résistance  (chapitre 4 - 27.6)  aux pressions politiques, juridiques, religieuses ou économiques  pouvant intervenir et empêcher les individus de se conformer à la Charte olympique".  

D'où l'idée de fausse  "émancipation" pour l'auteur de l'article.  Mais il va plus loins encore en nous faisant voir le recoupement d'un miroir symbolique, celui d'une avancée pour l'islam politique, là où parallèlement, nous ne pouvons que reconnaître  l'émoussement des valeurs républicaines et universalistes,  ces valeurs vers lesquelles doivent tendre les Jeux.

Est-ce à dire que les nouvelles guerres de religions passeront désormais par les Jeux olympiques? Une chose est certaine, l'émancipation du sujet doit ramener à l'émancipation de toutes les femmes, eu égard à ce que dit France Théoret de l'action publique lorsqu'elle écrit: "une action publique homologuée à la politique puisque la collectivité des femmes excède ce que je suis". (citation intégrée au texte suivant: -  Le voile et l'absence de courage du leadership féministe - Publication Revue Entre'Autres - Mai-juin 2009).

vendredi 22 juin 2012

En bref... "Lesbiana" de Myriam Fougère

Par: Jeanne Gagnon

J’ai assisté à la première du film Lesbiana de Myriam Fougère.  Un film à voir pour ce qu’il apporte de réflexion concernant les forces vives du féminisme lesbien à travers la politique.   Par l’abolition des frontières entre femmes de diverses cultures, le film  rappelle au coude à coude  des années 70 à la Librairie des femmes de l'époque,  tout en permettant de cerner ce qui nous avait échappé à travers les figures « phares » du féminisme lesbien.    A ce qui vient d’être dit s’ajoute le mérite d’avoir ouvert sur l’aspect sensible d'interrogations  où les femmes n’en finissent  plus de s’interroger sur les jalons et défis.  Tout cela introduisant au commentaire d’une féministe lesbienne laquelle s'autorise à percevoir la libération du sujet féminin quand une femme ne se perçoit  plus « à partir du regard de l’homme ». 

Et maintenant…que la table est mise,  peut-être Myriam Fougère pourrait-elle développer davantage sur le fossé entre féminisme lesbien et féminisme au sens large.  On peut croire que le versant  viendrait favoriser l’émergence d’une relecture de la libération du sujet féminin tant à travers le msculinisme que par rapport à la culture religieuse…puisque d’un côté comme de l’autre…se recoupent  les faces cachées du patriarcat. D'autant plus...que le mouvement des femmes est très divisé sur la question du voile! (voir les nombreux textes faisant partie de ce blogue).



jeudi 8 mars 2012

Qu'est-ce que le féminisme?


Cette  journée du 8 mars 2012 invite à un regard inquisiteur sur le féminisme. Ma perception de féministe s’est étoffée par le militantisme terrain doublée de la fréquentation des grandes figures du féminisme. Je pourrais citer de multiples femmes ayant participé à mon éducation, car les influences sont multiples. Le langage de France Théoret reflète à la fois l’image du féminisme intellectuel et terrain par cette phrase : « Le mouvement féministe repose sur une expérience, le passage du privé au public ». (…). « Le féminisme est un horizon sur la société et la politique, comme toute expérience intellectuelle appelant le goût de la connaissance. » i

Ce regard sur le 8 mars restera superficiel tout en rappelant aux grandes idées du féminisme à travers l’implication personnelle ou collective. Au fil du temps, tant les femmes que la société civile perçoivent la volonté politique du féminisme pour l’égalité hommes-femmes tel un pont pouvant conduire à un monde meilleur, voire à un monde sans guerre!

Les archives québécoises font état d’une réflexion féministe quant à l’idée d’une société sans guerre dès les années 60. Preuve nous en est donnée par cette rencontre d’avant-garde relatant l’ordre du jour d’une soirée du 8 mars 1960. Dans les faits, on y traitait de paix et désarmement à partir du rôle exercé par quelques femmes de l’élite québécoise. C’était l’époque où Simonne Monet-Chartrand revenait d’une mission de paix avec la Délégation canadienne dans 11 capitales d’Europe. Dans son récit autobiographique, elle affirme :

« il était de la volonté des femmes de l’époque quant à l’idée d’entreprendre des revendications politiques pour que notre pays soit déclaré zone libre de toute arme nucléaire, pour que les dépenses militaires soient diminués et que ces fonds servent à des fins pacifistes (santé – éducation – etc.) ». ii

Malgré la mise sur pied d’un comité Femmes et mondialisation au sein de la Fédération des femmes du Québec, comité dont je suis membre depuis plusieurs années et dont la préoccupation est liée au développement de la mondialisation, de même à l’idée d’une société sans guerre, on note les difficultés à faire apparaître l’image négative du Canada face à ses positions à l’échelle internationale. Le féminisme est d’une nécessité absolue pour l’évolution d’un monde sans guerre, mais il reste que la faiblesse du féminisme pourrait s’avérer l’écart entre l’intelligentsia et féminisme « terrain ». Ce qui fait que l’éducation populaire n’arrive pas à donner sens à des prises de position féministe qui rejoindrait la société civile.

En rapport avec l’idéal d’une société civile proche des positions gouvernementales, la réflexion d’un éditorialiste rattaché à la politique internationale renvoie à l’écart pouvant exister entre une société civile et le pouvoir politique en place:
L’armement produit un nombre politiquement préoccupant d’emplois et de votes. Il est futile de rappeler que les États-Unis sont les premiers vendeurs d’armes au monde et que le premier vendeur d’armes est, presque inévitablement, celui dont les emplois dépendent le plus de cette sinistre et gloutonne industrie. Rappelons quand même que les États-Unis occupent ce premier rang et gonflent leur avance sur les autres marchands de canons de relevé en relevé. Comme le budget militaire étatsunien équivaut aujourd’hui au total des dépenses consenties par les quinze ou vingt pays suivants, on imagine à quel point l’emploi militarisé pèse lourd dans les élections américaines. En ce sens, un président américain ne maîtrise jamais parfaitement le cheval sur lequel il caracole et la substitution d’un cavalier à l’autre ne change pas nécessairement grand-chose aux fonds de l’animal. iii

N’oublions pas que tout ce qui intervient à travers le quotidien peut avoir une influence réelle sur les politiques gouvernementales. France Théoret fait un rapprochement quant à l’évolution des femmes du Québec à travers l’émancipation amenée par le féminisme, et plus particulièrement, lorsqu’elle signale que « le mouvement littéraire articulé autour du féminisme est né d’une culture laïque voulant la reconnaissance efficiente de l’existence de deux sexes. iv

La bataille pour l’égalité fera partie des défis tant et aussi longtemps qu’il y aura inégalité entre les hommes et les femmes. L’idée d’égalité ne peut que renvoyer aux mutations amenées par la laïcité avec les années 60. Toutefois, la Charte québécoise des droits et libertés de la personne (dont l’article 50.1 et le préambule) introduit le droit à l’égalité entre les femmes et les hommes et la liberté religieuse. v Madame Christiane Pelchat admet d’emblée que « la voie est parsemée d’embûches ». Ce qui fait de la question du voile un « lieu de réflexion » à travers débats en vue de balises ayant des incidences sur l’égalité hommes-femmes, et de même sur l’exercice de la liberté de la personne au sein d’une société pluraliste.

Ces luttes demanderont un certain courage. Il faut se rappeler qu’une féministe comme Thérèse Casgrain a mené un combat ferme, malgré l’idée de division au sein du mouvement des femmes. De fait, les archives prouvent que, consciemment, elle fit le choix de vivre cette division dans le but de servir la cause du Mouvement des femmes à travers des principes idéologiques. C’est pourquoi elle écrira : « c’est à cette condition qu’un discours féminin autonome pourra émerger ». vi Je rappellerai que son discours avait été devancé par l’audace d’une autre féministe, à savoir par Simone Monet-Chartrand, qui, en 1940, se présenta devant l’Épiscopat en vue de les saisir des besoins d’une spiritualité vraiment laïque. vii

CONCLUSION :
Le féminisme a lancé un processus de réflexion concernant les 20 dernières années du Mouvement des femmes. La mise en branle en 2011 aboutira aux états généraux du féminisme devant se tenir en 2013. Ce processus devrait avoir un réel impact, et plus particulièrement si la liberté d’expression en fait un lieu de débats non contrôlé par l’intelligentsia. L’enracinement terrain est à ce prix.

Rappelons qu’en 1975 le Mouvement des femmes projetait de grands thèmes de réflexion et d’action…lesquels thèmes demeurent d’actualité. Ces thématiques portaient sur : le corps, le travail, la parole et le pouvoir. viii Cette référence tient compte de la volonté politique du féminisme de l’heure à travers :
  • L’émancipation de la femme face au patriarcat;
  • L’autonomie de la femme à travers le corps;
  • Le décloisonnement des violences à travers les rapports de forces
  • L’éducation citoyenne permettant de faire des liens entre démilitarisation – industrie de l’armement – transfert de l’économie et monde de paix.

Bonne fête du 8 mars à tous et toutes!



i Écrits au noir – France Théoret – Ed. Remue Ménage – Ed. 2009 – p. 100

ii Ma vie comme rivière – Autobiographie – Tome 3 – Ed. R-Ménage -S.Monet-Chartrand- (pp. 315-316)
iii Les enfants de Winston – Essai sur la jovialité – Laurent Laplante – Ed. Anne Sigier 2003 (p. 51)
iv Écrits au noir – France Théoret – Ed. Remue Ménage – 2009 – p. 65
v Pour une pleine participation des femmes à la société (Christine Pelchat présidente du Conseil du statut de la femme – Gazette des femmes – janv-fév 2011, p. 5).
vi L’Histoire des femmes au Québec depuis quatre siècles – Collectif Clio – Ed. Quinze – pp. 453-454
vii Ma vie comme rivière – Autobiographie – S. Monet-Chartrand – Ed. R-Ménage – Tome 3 (pp. 47-48)
viii L’Histoire des femmes au Québec – Collectif Clio – p. 494

En bref... Rassemblement féministe du 6 mars 2012

Par :  Jeanne Gagnon

Moment particulièrement choisi que cette rencontre annuelle autour du 8 mars pour toute féministe désireuse de faire le point sur les forces et faiblesses du Mouvement des femmes tout en ouvrant aux perspectives d’un  nouveau souffle amené  par les États généraux. (etatsgeneraux@ffq.qc.ca).   

La soirée a permis de  rappeler aux avancées du féminisme québécois tout en renvoyant à ce qui s’affiche d’inégalités au sein d’une société reconnue pour son avant-gardisme. Le rassemblement s’est révélé significatif sous différents angles. Tout d’abord  par l’évidence d’un  rapprochement intergénérationnel qui n’était pas factice.  Cela dit tout en ramenant au nivellement qui, ces dernières années, s’est implanté à partir d’un décloisonnement du féminisme  « militant  et d’analyse ».  Le nouveau souffle invite au renouvellement des perspectives tant  à l’intérieur du Mouvement des femmes que par l’influence sensible du féminisme vu comme moitié d’une société civile.

Si le discours de la jeune frange féministe peut apparaître gauche par moment,  il n’en apporte pas moins des valeurs sûres par l’approche. Ce qui m’incite à saluer l’ouverture  au débat.  Les états généraux permettront de vérifier cette réalité de près.

Si la « Trousse  d’outils » en circulation fait voir les défis amenés par les « États généraux », on en dénote pas moins certaines carences dont il faudra tenir compte.  Ici je fais référence directement aux violences, à la pauvreté, aux logements sociaux et aux Logements abordables Québec (LAQ).

Mais encore une fois…seul le temps permettra de faire le test des résultats d 'États généraux féministes (2011-2014) suscitant de grandes attentes au sein du Mouvement des femmes!