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jeudi 10 août 2017

Interview de la coordonnatrice du Champ des possibles

PREMIÈRE PARTIE


Caroline Magar-Bisson est, depuis janvier 2014, engagée par Les Amis du Champ des Possibles comme coordonnatrice du développement. Architecte paysagiste et stagiaire membre de l’AAPQ (Association des architectes paysagistes du Québec) et, de même designer de l’environnement, elle a travaillé comme professionnelle agrée LEED au service de la firme d’architecture Aedifica pendant quatre ans. Parallèlement, elle a conçu, participé et coordonné plusieurs projets. Ainsi, dans le cadre de sa maitrise en architecture de paysage à l’Université de Montréal, elle a notamment conçu un cadre d’intervention pour la réhabilitation publique des friches urbaines végétalisées et contaminées. En collaboration avec les designers Marie-Josée Gagnon et François Leblanc du Collectif Chassi (Page Facebook), son jardin "Méristème (Ode à la biodiversité florale du Québec)" (voir vidéo au bas) s'est vu sélectionné en vue de faire partie de l’édition 2014 et 2015 du Festival International des Jardins de Métis (Grand-Métis, Québec).


Après l'interview de Caroline Magar (L'Arc en ciel – vol 7, no 6, Août 2015) .s'est installé un silence ayant pu laisser croire à un désintérêt alors que le territoire continue de nous interpeller comme zone verte de proximité. Notre désir est de stimuler la communauté du Mile-End, et au premier degré les locataires de notre Résidence à des habitudes de vie renouvelant cette grande communauté...


Q:

Afin de mieux cerner ce lien de proximité dont nous parlons, j'ouvre le questionnement en te demandant ce qui s'est ajouté pour favoriser le Champ des possibles depuis l'interview publié en août 2015?  

R:
Tout en voulant me faire brève...je me dois d'admettre qu'il y a beaucoup à dire, car il s’est passé beaucoup de choses! Signalons d'abord le fait d'avoir produit un rapport d’activités pour l’année 2015 et un second pour 2016. Chacun des rapports présentait un bon topo en lien avec les grands dossiers du Champ des possibles. Ces rapports sont tous deux disponibles et téléchargeables sur notre site web amisduchamp.com (rapport d’activités 2015 et rapport d’activités 2016).

Si je veux illustrer la vision globale, je dirai que nous travaillons sur cinq grands axes, soit la gestion, l’aménagement, l’animation, la communication et la décontamination. L’activité la plus marquante de 2015 a été la démarche de consultation citoyenne sur les attentes et visions citoyennes relatives aux quelques terrains en friches situés aux abords de la voie ferrée du Mile End (soit les terrains voisins à l’ouest du terrain du Champ des Possibles). Nous avons mené cette démarche en collaboration avec le Comité des Citoyens du Mile End et, de même, Mémoires du Mile End. Nous avons déposé un document synthèse de cette démarche. Il m'importe de préciser que ledit document a été favorablement reçu par l’arrondissement. Ce qui a influencé le changement de zonage (d'industriel à parc) relativement à deux terrains de part et d’autre du zonage de la rue St-Laurent.

On ne peut passer sous silence l'autre gros dossier qui nous a beaucoup mobilisés dans les deux dernières années, à savoir celui de la décontamination en regard des sols contaminés du site. D'où le fait qu'en novembre 2015 nous avons, au Théâtre Rialto, tenu un café citoyen sur les nouvelles techniques de réhabilitation écologiques des sols contaminés en collaboration avec la Chaire de recherche Génome Québec.


DEUXIÈME PARTIE


Parallèlement, nous avons travaillé à l’élaboration d’une version préliminaire quant au plan de réhabilitation des sols contaminés du Champ des Possibles, et ce, en collaboration avec la Ville de Montréal. Cette version préliminaire fut déposée au Ministère de l’environnement du Québec. Suite à la lecture de cette version préliminaire, le Ministère a demandé des nouvelles tranchées d’excavation. Ce qui devrait se faire d’ici la fin de l’été 2017. Et je précise que nous avançons.....même si à pas de tortue !

Je ne saurais passer sous silence le fait d'avoir tenu plusieurs petits événements ponctuels rattachés à la sensibilisation et à l’entretien écologique du site, tel que des visites guidées et, de même, les corvées de nettoyage.

Finalement, en 2016 nous avons tenu une importante campagne de financement qui a très bien fonctionné. Ce qui a mené à la reconnaissance – par l'arrondissement - de la contribution de l’organisme pour ses services spécialisés en entretien écologique et en médiation.

Q :

J'ai fait lecture de ce qui s'est publié depuis un an et, pour ma part, j'y perçois des profils citoyens incitatifs. Qu'en dis-tu?

R :On est définitivement intéressé à ajouter des membres à notre réseau. Les types d’implication peuvent évoluer à partir de différents statuts de membership et jusqu'à membre du conseil d'administration ; La prochaine assemblée générale annuelle aura lieu en novembre ou décembre 2017. Ce sont des moments clés pour discuter des différents profils de participation. J'en profite pour signaler l'importance de la participation à des corvées et à la patrouille verte, de même que la présence de nos membres aux séances d’informations, voire aux visites thématiques reliées à l'écologie urbaine. Une collaboration se fait manifeste sur notre site web et sur notre page Facebook. Cette collaboration ne peut que servir nos défis.

Il s'agit d'un moment opportun pour signaler qu'on devient membre en rejoignant l’adresse courriel (lechampdespossibles@gmail.com) et en répondant aux consignes qui interviennent.

Q:

Que représente l'engagement citoyen à travers la formation d'équipes?

R:

Nous recherchons les types d’aides dont le profil correspond à ce qui suit :
- Soutien administratif (comptabilité, recherche de financement, etc.)
  • Patrouille verte sur le terrain (en lien avec les corvées saisonnières) ; Contrôle des espèces envahissantes et allergènes, tel que l’herbe à poux (allergie respiratoire mais qui ne présente aucun danger pour la peau) ;
  • Animation environnementale et socio-culturelle (vulgarisation scientifique diversifiée, prestation musicale acoustique , peinture, méditation, partage de connaissances liées à nos défis).
Q :
Il m'importe de parler de la voie ferrée. En ce qui concerne « le droit de passage » des piétons sur la voie ferrée...on en est où face à la reconnaissance d'un tel droit?

R:

De ce que j’ai compris, la députée fédérale Hélène Laverdière, du NPD, a déposé un projet de loi pour permettre à la Ville de Montréal de mettre des passages à niveau sur la voie ferrée appartenant à la compagnie du Canadien Pacifique, mais tous les députés libéraux ont voté contre le projet amené par Madame Laverdière. Considérant nos attentes, il nous faut admettre que le projet du « droit de passage » est sur une voie de garage.

Q :

Avant de terminer, je voudrais rappeler aux marches hebdomadaires vers le « Champ des possibles ». Croyez-vous que renouer avec les marches pourrait servir les défis citoyens du Champ des possibles?

R:

Pour les marches, elles peuvent très certainement s'appliquer mais quant à la traversée de la voie ferrée, il en va tout autrement. Pourquoi ? Parce qu'en ce qui concerne le passage sur les voies ferrées, cette traversée devient à vos risques et périls financiers et il en coûte 147$ à toute personne qui se fait prendre par la police du CP. Cela dit tout en sachant qu'il y a des trous dans la clôture qui sont chaque semaine réouverts/ refermés à travers d'infinies interventions.

Q:

A la Résidence Mile-End, par delà l'idée des marches, il pourrait y avoir volonté de rassemblements susceptibles de nous informer sur les enjeux nous liant au pouvoir politique citoyen. Il s'illustrerait comment ce pouvoir politique qu'on peut aussi nommer « cogestion »?  

R:

Depuis 2013, lors de la signature officielle de l’accord de co-gestion entre l’arrondissement et notre organisme, nous avons convenu d’une mission commune de préservation du site en une réserve de biodiversité urbaine. Les amis du Champ sont depuis lors reconnus comme seuls représentants de la communauté pour la gestion du parc. Bien que la Ville de Montréal soit propriétaire du terrain, aucune intervention d’aménagement ne peut être faite sans l’accord de l’organisme. Nous sommes le seul organisme officiellement co-gestionnaire d’un parc public. La seule autre référence qui se rapproche de notre dynamique est celle entre Les amis de la montagne et la Ville de Montréal pour la gestion du Mont Royal.

Je précise que les termes de notre co gestion avec l’arrondissement ont été redéfinis au printemps 2017. Ils mettent de l’avant le partage des rôles et responsabilités de la gestion du parc, relativement à son avenir. Nous sommes depuis cet été mandatés par la Ville pour assurer un entretien régulier du parc (collecte des déchets, entretien horticole) et ce, via une médiation citoyenne.

Q :

La décontamination est-elle toujours un frein au développement?

R :

Pour l’instant elle l’est car le parc ne peut être officiellement aménagé sans l’approbation par le Ministère de l’environnement du plan de réhabilitation. PAR CONTRE nous sommes confiants que ce plan sera accepté dans les prochaines années, étant donné l’intérêt du Ministère de l’environnement pour nos propositions innovantes, écologiques et alternatives quant aux approches standards de la décontamination.

Q :

J'en reviens aux marches vers le Champ des possibles et vous avise de notre désir d'une sortie vers le Champ le 21 août prochain, à 9h30....si la température est favorable ! Serez-vous des nôtres ?

R:

Avec grand plaisir !




10 août 2017


Parution en 2 parties dans les publications:
- Bulletin Le Mile-End
, septembre 2017, vol. 2, no 7.
- Bulletin Le Mile-End, octobre 2017, vol. 2, no 8.





Vidéo de présentation du projet Méristème au Jardin Métis du Jardin Botanique de Montréal:

vendredi 2 juin 2017

ALMA...Un rêve à portée de mains!


Je trouve pertinent de porter ce bref compte-rendu à la connaissance de tous afin de rejoindre les locataires de notre résidence ayant manqué la livrée du PLAN d'aménagement de la ruelle Alma. Ce dévoilement s'est déroulé à proximité, c'est à dire au 5605 de Gaspé lors du 8 février dernier.

Pour moi et d'autres...il s'agissait de prendre connaissance de l'achèvement ou parachèvement d'un territoire livré sur maquettes par les élus et fonctionnaires. Il s'agissait tout autant d'y reconnaître les gains d'un comité environnement ayant pris forme en 2009.

Dans l'ensemble, les maquettes nous ont livré une réussite ! Ainsi pouvait-on y reconnaître quantité de liens faisant état de nos attentes, notamment celles nous rattachant à la dernière rencontre avec un fonctionnaire quand, à l'automne 2015, le comité environnement, tout comme d'autres, tentait encore d'influencer le projet et ses installations.

Il n'est donc pas anodin de signaler le pouvoir politique que nous avons porté à travers les attentes de la direction et du comité environnement concernant le sentier longeant notre résidence. Bref, il n'était pas anodin de voir sur maquettes la représentation d'un aménagement projetant l'autonomie de locataires d'une résidence d'aînés sous diverses facettes, notamment pour le parcours dynamique (marche libre ou orientée de par des exercices physiques et dont nous avions traité avec le fonctionnaire rencontré à l'automne 2015). Sans oublier l'accès universel du Champ des possible sécurisant des personnes de toutes conditions.

Un autre lien avec nos attentes sur la sécurité physique s'est révélée par l'absence de vélos-motos-voitures sur l'allée Alma. Il s'agit là d'une garantie supplémentaire pour la sécurité des individus empruntant le sentier devenu « Allée Alma !.

Sans pavoiser, reconnaissons un projet réussi à travers les maquettes ...cela dit en demeurant vigilants jusqu'à l'inauguration de ce projet politique et écologique ! Je le dis au nom des différents intervenants ayant participé aux défis du comité environnement de la Résidence Le Mile-End, de même qu'au nom de l'ex-directrice madame Carole Richard, laquelle a appuyé nos défis jusqu'à l'automne 2015. Je le dis, bien sûr, au nom de l'ensemble du quartier Mile-End. Je veux également remercier Projet Montréal pour ce défi témoignant de l'écoute des élus !

Entre temps.....je dis BRAVO pour ces maquettes qui nous font avancer vers la représentation concrète d'un rêve...celui de la ruelle...devenue allée ALMA !

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La censure


Mon regard sur la censure est ramené dans une perspective de DROITS. En conséquence, je persiste à dénoncer la censure du fait qu'elle heurte tant la liberté d'expression que les droits de la  personne.

À ce jour, dans les pages du Bulletin pouvait s'exercer la liberté de parole. Et pourtant, dès le début de notre Bulletin l'Arc en Ciel il aurait pu y avoir contrôle de la parole compte tenu de l'effervescence et divergences d'opinions autour d'un toit vert.

Manque d'audace ou non...le dossier ne pourra évoluer. L'orientation environnementale avait d'un côté les adeptes du toit vert; de l'autre l'administration et les charges financières d'un pari sur le développement durable. Malgré les apports du projet, le débat ne s'est pas exercé alors qu'à rebours on peut y reconnaître...toujours...un projet d'avant-garde voué à servir l'Environnement et l'OMHM. Il est possible, à rebours, de renvoyer aux apports qui s'offraient :
  • Durée de vie redoublée par la membrane d'étanchéité;
  • Espace supplémentaire;
  • Efficacité énergétique;
  • Réduction des eaux de ruissellement;
  • Qualité d'air;
  • Biodiversité;
  • Îlôt de chaleurs urbaines;
  • Protection contre les rayons ultra violets;
  • Protection contre les écarts de température extrême;
  • Protection lors du dégel;
Aujourd'hui, un bâtiment comme le nôtre ne pourrait contourner le projet d'un « toit vert » puisque la Ville en fait une norme pour l'ensemble des nouveaux bâtiments municipaux. Ce que nous révèle les journaux des dernières heures. 1

Ce qui semble « voie de garage » pour certains projet peut, pour certains autres défis, se révéler projet gagnant dans le long terme. L'Allée Alma à travers mutations serait de ce profil. De même les toits verts!

Finalement, à l'heure d'un Comité de lecture pouvant s'autoriser à la censure....je trouve pertinent d'insister sur le facteur « enrichissement » du débat par l'ouverture à toutes les paroles. Censurer est souvent maladresse et/ou manœuvre d'un autoritarisme en mal d'exercice.

Pour ma part, je dis : « A bas la censure! » J''accepterai de collaborer occasionnellement dans les pages de notre Bulletin dans cette perception liée à la liberté d'expression!
1Plus de toitures végétalisées réclamées – Romain Schué, Journal Métro, le 30 mars 2017.

lundi 1 février 2016

Reflet de nos valeurs et vaillances!


Bien avant l'heure du nouveau bulletin...des rumeurs annonçaient la fin de l'Arc en ciel. J'y ai perçu la fin d'un cycle parce que venant toucher aux mémoires d'une communauté en constantes mutations. J'avoue avoir regretté l'absence de consultation participative. D'une part, pour l'affirmation d'opinions au sens large; d'autre part, pour l'implication significative d'une résidence représentative de la modernité. 

Depuis le début, le mensuel aura été le reflet de nos valeurs et vaillances! Pensons au fait que nous avons une centenaire participant encore à différentes activités et pour qui nous avons planté un arbre; pensons aux séances hebdomadaires de culture physique; pensons aux différents projets de l'arrondissement touchant notre résidence, dont certains ont et/ou auront des incidences sur la qualité de vie à travers le zonage et ses installations. Je viens de faire référence au Champ des possibles et à la ruelle Alma! Pensons au parrainage des arbres du quartier nous englobant à travers les responsabilités liées au verdissement. Je pourrais faire référence à quantité d'autres projets...mais je m'en tiens aux plus marquants.

Évidemment, pour notre plus grand bonheur, la Résidence Mile-End continuera d'avoir son mensuel ...mais encore faut-il se rappeler que le nouvel historique des mémoires « Le Mile-End » commencera avec février 2016.

Ainsi, à l'heure de ce premier numéro, rien de plus pertinent de signaler l'absence d'appartenance avec les deux premiers numéros d'un bulletin qui, en dehors de l'Àrc-en-Ciel ont été publiés sous une bannière de transition, à savoir :

  • Le Mile-End. com (Édition du 1er décembre 2008, 15 pages)
  • Le Mile-End.com (Édition janvier-février 2009, 22 pages)

Puisse l'inauguration d'un nouveau bulletin sous l'enseigne LE MILE-END affirmer le « vivre ensemble » et la résilience d'un regroupement d'aînés dont l'image de la retraite renvoie à des valeurs et projets aux frontières éclatées. Ce qui prouve notre appartenance à la modernité!

Parution dans le Bulletin Le Mile-End, février 2016, vol. 1, no 1.

dimanche 6 décembre 2015

Mission accomplie!



J'ai voulu terminer la saison du verdissement 2015 par le dépôt de doléances et recommandations auprès des élus du Conseil d'arrondissement en ce qui concerne un lot d'arbres pris en charge par le  parrainage estival. Cette présentation s'est effectuée à la séance du 5 octobre dernier. J'étais accompagnée de quatre des marraines, à savoir par Antonine Franklin – Monique Rocheleau – Marina Rosario – Agathe Skelling.

Sur place, j'ai présenté la mise en contexte permettant au maire Luc Ferrandez et à ses conseillers, et de même au public, de cerner les limites de tout parrainage lorsque le déficit « santé » de l'arbre s'affiche toujours plus évident, et ce, malgré la veille exemplaire des personnes ressources.

Parallèlement à ce qui vient d'être signifié, le moment était propice pour introduire nos attentes en regard de l'été 2016, à savoir par rapport à l'augmentation des quantités livrables en végétaux et compost. Ce qui permettait de faire reconnaître nos attentes face à la distribution effectuée par l'organisme Rue publique. Car, il n'est pas anodin de ramener aux éléments livrés lorsqu'on fait référence à la qualité de l'apport pour le verdissement. Cela dit dans la perspective d'une interrelation entre sols et végétaux. Ce à quoi nous serons souvent ramenés en 2016 compte tenu que l'ONU vient de la décréter L'Année internationale des sols afin de sensibiliser la population à leur protection et de promouvoir leur gestion durable. 1

Dans la semaine ayant suivi notre visite au conseil d'arrondissement, Richard Ryan est venu faire un constat sur les lieux. Théoriquement, il pouvait admettre la nécessité d'une expertise sur l'arbre en déclin. Par contre, cette responsabilité s'avérant de notre pallier, il m'a suggéré d'intervenir par un appel téléphonique auprès des fonctionnaires responsables de l'ouverture d'une requête, laquelle englobe la mise en branle d'un processus d'investigation.

Nous pouvons maintenant dire « mission accomplie » puisque la saison « verdissement  et parrainage  2015» se termine dans la foulée de responsabilités menées à terme.

Et maintenant, malgré notre désir de conserver tous les arbres du territoire, il nous faudra s'en remettre au rapport officiel, lequel débouchera sur un diagnostic pouvant englober la recommandation d'une action radicale! A suivre!



1Le sol, cet incroyable réservoir d'êtres vivants – Lise Gobeille – Jardins – Le Devoir 11 octobre 2015.

jeudi 15 octobre 2015

FORUM sur le jardin...un défi à venir!

La saison s'étire et garde les responsables de certains îlots à la fonction d'arrosage. J'admets que l'année 2015 m'a obligée à faire le bilan du travail lié aux responsabilités du jardinage. Ce qui fait intervenir le rapport à certaines responsabilités, partageables par ailleurs, pour peu qu'on s'entende!

L'interrogation m'a rejointe par le retrait de deux pionnières de la première heure. Sans oublier le déclin de mes propres forces. D'où le questionnement renvoyant à l'idée de parer aux désistements inattendus pouvant intervenir en cours de saison.

Ce forum pourrait s'avérer un moyen de penser ENSEMBLE l'élargissement de la collaboration. Ce qui permettrait le coude à coude et la mixité « pouces verts » et « personnes ressources liées à l'arrosage ». Il aurait, de même, l'avantage d'ouvrir le débat sur des tâches pouvant paraître lourdes, mais dont les difficultés s'évanouissent à partir d'accommodations propres à l'arrosage. Cela dit en acceptant que les installations ne sont pas tout et que l'élargissement de la participation des résidents-résidentes vient en avant-plan, et ce, d'autant plus en périodes de canicule!

Il faut admettre que le verdissement de ce territoire - auquel nous avons participé depuis l'ouverture - est encore à l'état d'évolution. Ajoutons que le verdissement a un impact direct sur la santé physique et mentale de tout individu. D'autant plus lorsqu'il y a participation de l'humain à des tâches reliées au tellurique. Ce qui renvoie à la VIE en chacun!




samedi 12 septembre 2015

Se définir dans le projet politique d'un territoire!



Septembre laisse supposer une troisième marche en direction du Champ des possibles. Il s'agit  vraisemblablement de la dernière! A moins, bien sûr, qu'une convergence d'influences se manifeste en vue d'autres sorties. Toute marche est représentative de partages et découvertes liés aux mutations du territoire.

En cette saison estivale 2015, il s'avère pertinent de ramener aux forces d'un projet nous reliant au Champ des possibles. La portée évolutive m'incite à mettre en avant-plan attentes et apports multi dimensionnels intervenant par la ruelle Alma. Cela dit en admettant que, dans l'immédiat, de nombreux traits conceptuels s'avèrent inaccessibles!

A différents égards, on peut s'en étonner, voire s'en inquiéter! Justement parce que l'information circule pour d'autres facettes du projet. Ici, je ferai particulièrement référence à la publication signalant que l'arrondissement travaille à poser des actions concrètes et cohérentes pour le réaménagement des voies ferrées du Canadien Pacifique ceinturant le nord du Plateau-Mont-Royal. 1

Bien sûr, au sens large nous savons que le concept de la ruelle mettra en compte des sentiers pour piétons et vélos, mais la zone liée au commerce persiste à demeurer « zone grise ». Tant et aussi longtemps que demeure l'imprécision du concept lié au commerce, la mise en place de normes se révélera sans lendemain. Avancer dans la représentation d'un dialogue entre les parties invite au déblocage concernant les zones grises.

Bref, la transparence ne peut que servir l'évolution. Ce qui, en temps et lieu, pourrait englober le dépôt de recommandations concernant l'art de vivre d'une résidence pour aînés. A ce tournant... la population de la Résidence Mile-End deviendrait directement concernée.


1 Vers le redéveloppement des abords des voies ferrées – Bulletin Le Plateau-Mont-Royal – vol 5, no 1 - Hiver-Printemps 2015.

samedi 11 juillet 2015

Interview - Caroline Magar - Champ des possibles

Interview de Caroline Magar - coordonnatrice


Par : Jeanne Gagnon

Q 1 :
Je dois d'abord te remercier d'avoir accepté cette interview alors même que tu t'apprêtes à prendre une distance avec le projet pratique du Champ des possibles, et ce, pour mieux servir sa polyvalence. Toi qui est venue rejoindre l'équipe du Champ des possibles dans l'enthousiasme, tu es en poste depuis combien de temps?

R: Depuis le 1er janvier 2014

mardi 7 juillet 2015

En bref...Le conseil d'arrondissement et l'approche pédagogique!

J'ai assisté à la séance du conseil d'arrondissement du Plateau Mont-Royal du 6 juillet. J'y faisais un retour après une année d'absence. Ce qui me permettait de revoir mes balises. Que puis-je dire sinon que j'y ai retrouvé des citoyens de plus en plus orientés sur le plan de la démocratie participative. De même, un maire fortement à l'écoute mais demeurant branché sur les défis défendus par Projet Montréal.

On peut reconnaître que le projet verdissement par les saillies ne fait pas que des heureux. Ce que je peux reconnaître des stratégies de l'approche citoyenne de Projet Montréal est qu'on cherche à travailler avec la base citoyenne de façon à ce que les concessions renvoient à une autre analyse tout en mettant en compte l'approche pédagogique. Celle-ci sert le dialogue et la soirée d'hier en faisait la démonstration. Le ton des échanges, l'aspect documenté, l'écoute des uns et des autres ...tout cela en témoignait. Par les échanges, on pouvait noter la volonté d'un travail de perfectionnement dans le coude-à-coude en vue de solutions à l'intérieur de comités. Ce qui est essentiel pour que fonctionne la démocratie. Cette façon de faire servira la mise en place de valeurs stratégiques aux fins de la démocratie participative.

Que ce soit pour les saillies ou pour les ruelles vertes, certains projets viennent indubitablement transformer l'art de vivre d'un quartier. Par les comités, on dépasse le mandat d'une élection, mais aussi le pouvoir éphémère de la démocratie participative associée aux emménagements/déménagements.

Pour ma part, je pense à un projet de verdissement comme celui de la ruelle Modigliani, lequel projet aurait pu introduire à des concepts de préservation plus structurés en engageant la démocratie participative par delà « emménagements-déménagements ». Ce qui aurait permis jusqu'à la préservation de murales faisant de ce territoire « un petit musée à ciel ouvert ». Les artistes ayant collaboré méritaient mieux que l'abandon aux intempéries mais il faut y voir des fautes d'époque pour les projets liés à l'art du verdissement, et ce, malgré la bonne volonté des Ecoquartiers. Évidemment, j'aurais souhaité livrer mon analyse à travers publication, mais l'audience des ruelles vertes restant faible...l'ensemble de la réflexion reste en archives!








mardi 2 juin 2015

L'enracinement d'une vision écologique passe par les défis d'une relève!


La rencontre visant la répartition des responsabilités en regard du verdissement s'est tenue le mardi 12 mai. J'aurais souhaité qu'on y vienne en plus grand nombre...tout en devant admettre que la qualité des présences permettait d'ouvrir sur plusieurs volets de réflexion, notamment sur ce qui fait lien avec la cellule des participants et le projet verdissement de toute saison estivale.

J'ai profité de l'heure pour signaler ce besoin d'élargir la « cellule environnementale » laquelle, d'année en années, prend forme avec le marrainage/parrainage. Comme motif principal, j'ai mis en avant-plan le besoin de favoriser l'équilibre autour de tâches et défis, tout en favorisant le coude à coude pouvant engager vers la relève à travers l'esprit qu'on voudra bien donner à ce coude à coude.

Il faut aussi voir que ce territoire reste virtuellement ciblé par un vaste projet piloté par l'arrondissement. Je viens de faire référence à ce projet du parrainage des arbres mais aussi à ce projet de proximité,bien qu'encore à l'état latent et pourtant de notre voisinage immédiat, que sera la future ruelle Alma. Bien que sous la responsabilité de l'arrondissement, ces projets serviront l'«art de vivre» des habitants de la Résidence Mile-End. En attendant leur réalisation, une double démarche nous incombe puisque, d'année en années, nous renforçons les marqueurs de certaines appartenances.

Admettons que le parrainage des arbres se rattache autant au verdissement qu'à ce qui est conservation. Si on agrandit la lunette, le défi permet d'y associer poésie/écologie/science puisqu'il s'y trouve une volonté politique d'orienter la population vers des formes de dépistage. Un article récent du Journal Le Devoir représentait cette réalité liée à la participation citoyenne en regard de défis écologiques. En voici un court extrait : «On sait également que les fosses des arbres de rue sont bien trop petites pour permettre leur développement et que cette situation doit changer. Et je trouve important que notre vision de l'arbre passe d'une vision esthétique à une vision axée sur la biodiversité. »1

Je termine en rappelant à ce qui m'apparaît de prime importance pour notre évolution, à savoir l'«élargissement de la participation». Vos collaborations, sporadiques et/ou soutenues, seraient à même de faire apparaître les liens entre l'écologie et l'esthétisme par le verdissement tout en renvoyant à des tâches d'accompagnement dont peuvent avoir besoin les parrains-marraines.

A vous de jouer le jeu du coude à coude lors de moments précis! D'où mon appel à la vigilance pour plus d''accompagnement de la petite équipe « verdissement » d'une saison estivale !

1) Les arbres, les frênes et l'agrile (Lise Gobeille – Le Devoir – Jardins – p. D6 – 3 mai 2015)

jeudi 7 mai 2015

Le Champ des possibles ... et la patience des amis!

Une rencontre citoyenne s'est tenue le 30 mars dernier au Théâtre Rialto, rencontre suivie par une conférence « grand public » lors du 12 avril, et ce, sous les auspices de l'organisme Mémoires du Mile-End. L'agenda des rencontres annonce un autre rassemblement pour le 27 avril 2015, lequel se tiendra au Rialto. Ce dernier événement permettra de sensibiliser tant les Amis du Champ des possibles que le grand public en présence des élus du conseil d'arrondissement. Ce moment- clé doit permettre aux différentes instances de faire le point sur la complexité d'un projet citoyen, et plus particulièrement sur ce qui englobe budget pour fins de décontamination. Le dossier est d'autant plus lourd qu'il met en concertation différents palliers administratifs, à savoir l'exécutif des Amis du champ des possibles, les élus du conseil d'arrondissement du Plateau Mont-Royal, les officiers de la Ville centre, et finalement le gouvernement du Québec à travers l'implication du Ministère de l'environnement.

Sur le plan environnemental, le calendrier des travaux de décontamination deviendra effectif sitôt qu'un budget sera officiellement déposé. Entre temps, les Amis du champ des possibles travaillent à l'ébauche du profil d'aménagement tout en tenant compte d'une volonté citoyenne gardant le cap sur la vocation « biodiversité » de ce site.

Toute personne désireuse de mieux connaître la longue marche du Champ des possibles pourrait faire lecture de deux interviews parues dans les pages de notre bulletin L'Arc-en-Ciel, d'une part Roger Latour (Octobre 2010); d'autre part Emily-Rose Michaud (Décembre 2010).

Renouer avec le site du Champ des possibles

 

En cet été 2015, la Résidence Mile-End pourrait vraisemblablement renouer avec l'idée d'une marche hebdomadaire vers le Champs des possibles. Cette marche symbolique s'est vécue avec plus ou moins de succès entre 2009 et 2013. Il s'agissait d'une sortie matinale hebdomadaire (entre 10h00/11h00) dont j'assumais la responsabilité. Ce qui correspondait à un double but, à savoir donner visibilité au Champ des possibles tout en faisant de la Résidence Mile-End un lieu sensible à la qualité de vie par l'environnement.

Par la suite, j'ai pris mes distances avec la marche compte tenu qu'elle engageait mes disponibilités sans pour autant éveiller d' intérêts autour du site et/ou de l'activité physique.

Mais le temps a passé et, tout en voulant demeurer dans une perspective réaliste, je me retrouve disposée à renouer avec la marche pourvu qu'il y ait partage du leadership. L'activité m'apparaît réalisable pour peu que d'autres personnes viennent partager cette prise en charge du leadership. Idéalement, il y aurait lieu de penser à quatre ou cinq participant-e-s afin de permettre l'exercice d'un « pilotage » mensuel par chaque leader. Car même si les exigences du leadership restent minimales, elles invitent à faire circuler de l'information et à se tenir disponible dans le hall un peu avant l'heure du départ. Sans oublier que l'annonce et l'annulation de la marche repose sur le leadership.

La sortie hebdomadaire et son profil

 

A ce jour, la marche hebdomadaire s'avérait de l'ordre d' un exercice physique, sans plus, mais on pourrait la réinventer. Je donnerai pour exemple le fait d'y associer une période « inventaire » de la biodiversité, voire même y associer un court moment pour le chant ou des poèmes. Sur le seul plan de l'activité physique, la marche demande globalement quarante-cinq minutes. De par mes discussions avec les Amis du Champ des possibles, je sais que nous pourrions éventuellement bénéficier d'une rencontre avec le naturaliste Roger Latour. Dans les faits, il ne sera pas interdit de donner une double fonction à la sortie.

Je sais, par Marcel Brouillette, qu'il y a volonté d'orienter certaines activités de gymnastique vers le Champ des possibles. Ce que j'encourage fortement, tout en ayant l'appui de l'exécutif des Amis du Champ des possibles. Parallèlement, que ce soit par les marches hebdomadaires ou par les classes de gymnastique « plein air » sous un leadership maintenu, la Résidence Mile-End renvoie à l'image d'un vieillissement actif.

Itinéraire ou comment accéder au Champ des possibles

 

Il est possible d'y accéder soit par Henri-Julien ou De Gaspé. L'idéal est d'y entrer par Henri-Julien. Explorez en remontant Henri-Julien vers le Nord. Dépassez la rue du CARMEL – et tout en demeurant sur Henri-Julien, il y a lieu de constater que sur votre gauche, s'offre l' entrée sur le Champ des possibles. En même temps, vous êtes maintenant face au mur de pierre du Monastère des Carmélites.

Vous voilà devant quelques sentiers naturels NORD-SUD et EST-OUEST effectués par la circulation piétonne sur le site du Champ des possibles. Si vous empruntez le sentier menant au NORD....il vous conduira jusqu'à la voie ferrée (mais qu'il est défendu de traverser); Si vous empruntez l'un des sentiers menant vers l'Ouest du Champ des possibles, vous arriverez sur le deuxième sentier NORD-SUD lequel longe les bâtiments de la rue de Gaspé dont les façades arrière donnent sur le Champ. Finalement, ce deuxième sentier Nord-Sud vous permettra de repérer le sentier Est-Ouest donnant accès jusqu'à la sortie sur rue de Gaspé.

samedi 4 avril 2015

L'éveil au verdissement et au renouvellement!



Même si le comité environnement n'est plus, avec la venue du printemps s'introduit l'éveil de la nature et, bien sûr, la remise en question de la participation des uns et des autres. Cela dit, en admettant que d'année en année, tout bénévolat mérite d'être repensé. Je me dois d'avouer mon propre questionnement quant aux transformations qui méritent de s'appliquer. Cela dit en admettant l'importance d'un questionnement, mais aussi de la mise en commun de nos interrogations en regard de défis acceptables.

Voilà pourquoi j'envisage une rencontre informelle, laquelle regrouperait autant les bénévoles du passé que ces nouveaux locataires désireux d'une implication concernant les défis environnementaux du prochain été. L'an passé, on a vu se former des équipes de deux et trois personnes pour une même zone de verdissement. Ce qui allégeait tout en orientant vers de beaux modèles de participation citoyenne.

Nous avons besoin de l'apport constructif des uns et des autres...pour l'établissement de profils renouvelant les défis de la belle saison.Sans la participation volontairement assumée en solo et/ou en équipe, le territoire de nos défis restera dans l'abandon!

Une rencontre de groupe pourrait vraisemblablement se tenir à partir de la semaine du 20 avril, voire un peu avant pour peu que l'arrondissement nous signale des échéanciers par rapport à la prise en charge des végétaux. La dynamique de la rencontre permettra une discussion ouverte concernant les défis de la cellule environnement pour l'été 2015 tout en ouvrant sur un partage favorisant la formation d'équipes.

Quant à la date...celle-ci vous sera signalée en temps et lieu sur les babillards sous le titre : «  Défis de verdissement de l'été 2015 – Rencontre en vue de former les équipes  ».





dimanche 21 septembre 2014

En bref...sur l'heure qui sonne!

Ce jour, j'étais de la marche rassemblant planétairement des centaines de milliers d'individus sensibles aux  problèmes climatiques.

Et dans l'heure qui sonne, ici à Montréal, cette  lutte citoyenne laissait voir des rapports de force politique où il sera question - sans détour -   de "dépassement des mots" et de "passage aux actes".

 A suivre à travers un regard citoyen qui voudra s'actualiser à travers ces futures luttes branchées!

lundi 8 septembre 2014

Le défi environnemental – Été 2014


La saison estivale 2014 aura été une réussite sur le plan de l'entretien d'une série d' arbres désignés par l'arrondissement en vue d'un parrainage estival.

A partir de l'orientation, la mise en place du parrainage se sera concrétisée par la livrée des végétaux... et par la rencontre de vos responsabilités respectives.

Cette troisième saison de parrainage s'est révélée exceptionnelle de participation. Probablement du fait d'un jumelage judicieux ayant servi l'émulation pour le partage des tâches.

A la grande équipe ayant servi le parrainage des arbres d'appartenance à la communauté du Mile-End, de même au noyau de fidèles pouces verts qui aura accepté la prise en charge de quelques arbres sur le terrain donnant sur la rue Maguire, je vous dois des remerciements pour l'accomplissement de l'ensemble des défis!

Que pourrait-on ajouter de vérité universelle à l'heure des changements climatiques ...sinon en mettant en avant-plan ce souci pour l'environnement...lequel, tout au long de l'été, venait rappeler aux transformations servant le bien commun!



samedi 7 juin 2014

"Prise en charge des arbres du territoire immédiat - Été 2014"


La politique de l’arbre de la Ville de Montréal fait partie de nécessités  symboliques nous rapprochant de «  L’Homme qui plantait des arbres », et plus particulièrement des défis écologiques de l’heure.  Ainsi,  par les parrains-marraines pouvons nous contribuer  aux défis écologiques du territoire. Ce qui invite à une disponibilité, laquelle a des incidences sur la qualité de vie des uns et des autres.  Sans négliger le fait  que cette  participation  annuelle  vient ajouter à la fiche citoyenne des locataires de  la Résidence Mile-End. Annuellement, par l’engagement des   parrains-marraines,  notre établissement  renouvelle son engagement  pratique  face à l’écologie terrain. 

Le sociologue Edgar Morin, personnalité de réputation internationale,  a dit dans les Sept savoirs nécessaires à l’éducation du futur  (Édition Seuil – 2000) qu’il faut apprendre le renouvellement de trois choses, à savoir :   le civisme – les solidarités – les  responsabilités.

L’aide technique et/ou supervision  sera ponctuellement  assumée par Jeanne Gagnon – Robert Gagnon – membres cellule environnement.

Noms des marraines  pour les  arbres d’appartenance à l’arrondissement : (végétation fournie par l’arrondissement) :

Monique Rocheleau
Antonine Franklin (jumelage avec Hélène Pichette)
Michelyne Mailloux (jumelage avec Thérèse Falardeau)
Jeannette Richard  (jumelage avec Agathe Skelling))
Yolande Rajotte   (jumelage avec Louise Séguin)

Noms des  « pouces verts »  prenant en charge les arbres sur le terrain de la Résidence Mile-End  - rue Maguire -
Jeanne Gagnon – Carole  Richard – Liliane Fontaine  - Clarisse Julien -  Géraldine Bellerose.





mardi 1 avril 2014

Pollution sonore et constat d'une étude scientifique


Le 24 février dernier, le comité environnement recevait le  Docteur Tony Leroux de l’Institut Raymond-Dewar et de l’Université de Montréal, lequel venait présenter le rapport officiel d'une étude sur la pollution sonore du  territoire.  

L’introduction préalable au dépôt  du rapport  me  permettait de préparer l’assistance quant au lien ayant amené ce chercheur de l’Université de Montréal  à pratiquer une étude scientifique à  la Résidence Mile-End.

Introduction  de Jeanne Gagnon

Ce que nous vivons aujourd’hui est à la fois l’aboutissement d’un défi citoyen qui, en 2009, avait pu rassembler quelques personnes sous le thème « environnement ».  A l’époque, notre perspective visait les bruits du territoire tout en voulant d’abord cibler les tricoteuses de l’édifice voisin.  Avec le temps, on a dû admettre que c’est en vivant sur le territoire que se révèle  un éventail de faits ayant une influence sur la qualité de vie.

Le comité de l’époque a démontré une certaine proximité avec la vision citoyenne puisque la directrice d’alors, Madame Mylène Goyer, publiait dans le bulletin l’Arc-en-ciel de novembre 2009 (page 19) qu’il y avait désormais un comité citoyen et que j’en étais responsable.

La circulation des véhicules lourds nous interpellait beaucoup.  A un certain moment,  par Michelyne Mailloux, nous avons été informés d’une émission radiophonique renvoyant aux bruits dits « pollution sonore » par excès de décibels. C’est à partir des notes amenées par cette dernière que nous prendrons connaissance des  travaux de l’Institut Raymond-Dewar. 

La première démarche auprès de l’Institut Raymond Dewar fut initiée par une lettre du Comité résidant .   Rapidement,  ce comité résidant  nous renverra à  la  responsabilité des échanges avec l’Institut  Raymond-Dewar compte tenu du lien environnemental.  C’est pourquoi dès la première rencontre avec le Docteur Leroux, les échanges ont été orientés par le comité environnement. A l’arrivée du chercheur, le comité environnement vivait sa  34e rencontre, et pour la visibilité de ses défis, il avait déjà déposé deux mémoires auprès du conseil d’arrondissement, et de même le dépôt d’une pétition.

Par la recherche scientifique nous avons dû raffiner nos méthodes et revoir les moyens d’une participation citoyenne élargie. Les exigences qui nous étaient posées agissaient sur les délais.  D’où la lenteur à la mise en branle des enregistrements.

Le comité environnement ressentait l’isolement du fait qu’il n’avait pas l’autorité légitime de rassembler l’ensemble des locataires en vue d’élargir ses appuis pour la participation à l’étude.  Cette responsabilité aurait pu être celle de l’Association des locataires,  mais de ce côté,  on refusait la convocation d’une assemblée générale spéciale qui aurait pu nous rassembler et favoriser le dialogue en vue d’appuis nouveaux. La réponse de l’Association des locataires renvoyait à l’idée de liberté des individus.

Le renfort nous est venu  de l’administration de la Résidence Mile-End.  Tout d’abord de l’administrateur, Monsieur Jean Salvador; Par la suite via Madame Carole Richard.  Je les en remercie chaleureusement.  L’autorité de leur leadership permettait de rassembler les locataires et d’ouvrir sur ce qui retardait l’étude sans que la liberté des individus ne soit brimée.

Le noyau du comité environnement était formé de Georgette Laliberté – Michelyne Mailloux – Joviano Vaz et moi.  Je les remercie  tant de leur dévouement que pour la solidarité. Le noyau que je viens de signaler a pris congé pour être remplacé par Robert Gagnon et Hugues Desrosiers en octobre 2012.  Je leur adresse également des remerciements pour la solidarité et pour leur vision inventive permettant de s’attaquer à d’autres facettes de l’environnement.

Aujourd’hui,  nous sommes devant l’évidence d’un défi mené à terme avec ce dépôt du rapport du Dr Leroux. Même s’il y a eu des délais dont nous n’étions plus responsables. Même si les tricoteuses ne font plus partie des griefs.

Le docteurTony Leroux est parmi nous avec un rapport traduisant les différentes facettes de la problématique « pollution sonore ».  Aujourd’hui, tout en faisant le dépôt du rapport, il y ajoutera une part de  vulgarisation  permettant d’en bonifier le contenu.  Sans oublier la part de vulgarisation qui viendra de par vos questionnements.

Quant à l’apport que représente cette recherche, nul doute qu’en temps et lieu, elle servira des défis liés à la qualité de vie du territoire.  Il s’agira d’introduire nos munitions au moment opportun.

Il ne faut pas oublier que ce rapport renvoie à la persévérance du comité environnement tout en annulant le cliché démobilisateur qui tentait de s’imposer en disant «Ça donne rien! »Nous avons la preuve de la fausseté du dicton.

Au nom du comité environnement, je remercie le  Docteur Leroux d’avoir mené à terme cette étude scientifique  à l’intérieur du contexte environnemental de  la Résidence Mile-End.  Il s’agit d’un rapport qui servira l’évolution de cette résidence et  le bien commun.

A vous la parole Docteur Leroux!






mardi 11 février 2014

Pollution sonore et zonage


Lors de la séance du conseil d’arrondissement du  2 décembre 2013, il y eut adoption officielle du tout nouveau règlement concernant le zonage.  Ce qui concerne le présent territoire, à savoir St-Viateur Est  et la spécificité nous concernant par l’article 40,09.

Tel que mentionné déjà par Richard Ryan lors de nos échanges, les élus ont limité les restaurants dans les bâtisses avoisinantes ainsi qu’interdit les débits de boissons.   La volonté politique des élus est de faire respecter ces critères tout en sachant que peuvent intervenir des dérogations, mais le fait de pouvoir y mettre des conditions introduit un rapport de forces non négligeables. 

Bref,  le conseil d’arrondissement détenant  les pleins pouvoirs quant à l’évolution du territoire, il nous restera à préserver la qualité de vie de cette « zone » en mutation à travers la responsabilité commune de dénonciations pouvant nous obliger à rejoindre le 311.  A suivre!

samedi 14 juillet 2012

Dossier ENVIRONNEMENT "Adopter un arbre"

Extrait Bulletin L’Arc-en-ciel (Volume 5 – numéro 6 – Juillet-Août 2012)

Quand Ecoquartier m’a abordée en vue de la mise en branle du programme « Adoptez un arbre »,  j’ai d’abord voulu faire l’évaluation du  rapport « théorie et pratique ».  En discutant avec Xavier Lafortune,  j’ai compris que les attentes s’avéraient  réalistes. 

J’ai toujours ressenti de fortes affinités  avec les arbres.  Je les vois comme force et vulnérabilité  de la nature, là où l’humain peut se reconnaître d’emblée.  Ce dont je rends compte dans un poème intitulé HYMNE À LA NATURE  (Extrait de Clair-Obscur - Jeanne Gagnon  Page 57 – Éditions Emile-Nelligan (1981).

Arbre ô mon ami
Tes rides sont belles
Et ajoutent à ta majesté
Ton âge est ta gloire
Ta jeunesse assumée
Tu es passé dans cette plénitude
Que transcendent les rides

Tu es au-delà du temps
Au-delà des esthétismes
Tu nous donnes l’exemple de la paix
De celui qui fut
Dans l’absolu de chaque instant
Tu es un magnificat

Chaque saison te fait autre
Et pourtant, tout aussi majestueux
Que ce soit dans la tristesse de feuilles qui chancellent
Ou dans cette nudité d’un pâle jour d’hiver
Force, appel, vie
Se dégagent de toi

Ce silence apparent
Que traduit le dépouillement
N’est que plus éloquent
Que plus révélateur
De cette vie intérieure
Jaillissante de chacun de tes pores
Et qui nous fait vibrer
A ta seule contemplation

Dès la présentation du projet  par Xavier Lafortune,   il y eut  engouement palpable, voire sentiment d’un enrichissement à différents degrés.  (…).

Merci à Xavier Lafortune et à Diane Boyer d’Ecoquartier pour le soutien remarquable qui nous a été donné.

Questions à  Diane Boyer d’Ecoquartier :

1.      Comment Éco-quartier du Plateau voit-il la volonté des autorités à travers le projet  Adopter un carré d’arbre?

  • Ce projet de verdissement nous permet d’initier les résidants du Plateau à l’horticulture.  Une fois initié(e), un(e) citoyen(ne) peut réaliser d’autres projets, tels un potager, une ruelle verte, un jardin collectif… Résultat : de plus en plus de corridors verts tapissent l’arrondissement!  Ceci répond aux objectifs de nos élus.
2.      Pour un organisme comme Éco-quartier, est-ce que le fait de travailler avec des institutions (exemple : Ecoles – Résidence Mile-End etc.) devient multiplicateur de résultats?

  • Définitivement!
3.      Partant du principe que tout parrainage fait lien avec la saison,  on doit admettre qu’il y a obligation de réorganiser le parrainage d’année en année.   Cela étant dit, est-ce que le « parrainage saisonnier » dessert l’enracinement qui pourrait venir du parrainage? 

  • Idéalement, si la marraine ou le parrain qui adoptent un carré d’arbre pouvait le faire pour une longue durée, nous pourrions garantir  la pérennité du projet. En revanche, recommencer le processus d’adoption annuellement nous permet d’initier plus de gens au jardinage. Chaque scénario compte ses avantages J
4.      Selon vous, quel sera  le  plus grand défi de l’éco-quartier au fil des ans?

  • La mobilisation des citoyens à long terme est assurément notre plus grand défi.
5.      Que vous a rapporté cette collaboration avec la Résidence Mile-End?

  • Un succès! Ce projet de verdissement  a vu le jour l’été dernier dans le secteur Saint-Viateur Est.   Nous sommes ravis que vous ayez répondu en si grand nombre à l’adoption des carrés d’arbre!

mardi 6 mars 2012

"La feuille de route du comité environnement"


Par : Jeanne Gagnon

A travers mon implication citoyenne,  j’ai pu rendre compte de la feuille de route du comité environnement de la Résidence Mile-End.  Ce que je continuerai de faire tout en optant pour la préservation de la totale liberté d’expression.  Ce qui veut dire que les futurs textes m’engageront unilatéralement.  

Évidemment, à l’occasion,  quelques textes pourront impliquer la signature des membres du comité environnement.  Je donnerai pour exemple concret ce qui, à l’occasion, voudra une  diffusion plus officielle. Ce qui interfère par une signature  des textes par le comité environnement.  Ce modèle de publication officielle  pourrait intervenir à brève échéance avec le bilan post sondage lié à la pollution sonore.

Par liberté d’expression,  j’entends poursuivre une réflexion personnelle qui s’est amorcée depuis le début, réflexion mettant en compte des défis citoyens par des aînés.  Défis pouvant également s’allier à des défis de quartier.  Je l’ai fait depuis la première heure sous l’angle de la démocratie participative.  Aujourd’hui, je le ramène en avant-plan.  On en trouve la trace d’origine dans le bulletin L’Arc en ciel – vol 2 no 2, p. 15.   Ce qui permet de replacer mes propos dans un contexte qui, par la suite,  va se préciser.   

Retournant à  cet  article et à tous les autres qui suivront,  on y recense la vision personnalisée de la démocratie participative.  Au point où  la directrice de l’époque, Madame Mylène Goyer, influencée  par l’élan de mes propos liés à la participation citoyenne, avait cru voir naître un comité citoyen à vocation large.  La plate-forme des défis se précisera rapidement,  puisque le comité choisira de s’engager à défendre la qualité de vie en ciblant plus particulièrement les méfaits de la pollution sonore.  (L’Arc en ciel – Comité citoyens – Vol. 2, no 8, p. 19).  On retrouve l’information à partir de publications en ce sens.  (L’Arc en ciel – Environnement et projet citoyen : un  profil d’avenir, Jeanne Gagnon,  vol 2, no 9, et  Plate-forme de défis et de solidarité citoyenne - Vol. 3, no 10, pp. 13-14).

Aujourd’hui,  force est d’admettre que le cheminement du comité environnement s’inscrit à l’intérieur de balises liées à la démocratie participative.  Deux exemples significatifs peuvent être donnés, à savoir : le dépôt de  deux Mémoires au Conseil d’arrondissement et l’étude scientifique sur la pollution sonore sous la juridiction de l’Université de Montréal.  Sous l’un et l’autre versant,  le comité a donné visibilité politique aux défis d’une résidence pour aînés, tout en faisant de ceux-ci,  une plate-forme de participation citoyenne avant-gardiste compte tenu d’une frange de population tenue « en général » pour une population plutôt passive.
Et maintenant, il se  trouve que le cheminement  des défis citoyens du comité environnement  nous place face à  l’étude du « pourquoi » et  du « comment »  aller plus loin.   Car la démarche pourra être évolutive si des alliances de démocratie participative nous conduisent à des défis de quartier pouvant augmenter le pouvoir politique d’une telle démarche.

Arrivé à cet étape, le comité se doit d’étudier le bien-fondé d’une telle évolution. Sans compter que pour ce faire, le comité doit tout autant évaluer non seulement ses défis…mais aussi le besoin de renfort. 

A suivre!

Note :
Je vous rappelle que le comité environnement souhaite toujours élargir la participation par l’arrivée de nouveaux locataires. Toute personne désireuse de participer à la feuille de route évolutive de ce comité serait la très bienvenue.