Aucun message portant le libellé Culture. Afficher tous les messages
Aucun message portant le libellé Culture. Afficher tous les messages

vendredi 6 octobre 2017

Art et vieillissement

COMMUNICATION DE JEANNE GAGNON 
Le vieil âge et les rêves durables à orienter individuellement et collectivement

Invitée du Symposium "Art et vieillissement"





Mesdames, Messieurs,

Je voudrais tout d'abord remercier Madame Sylvie Trudelle, coordonnatrice titulaire du SYMPOSIUM ART ET VIEILLISSEMENT, de même remercier Madame Maryse Soulières coordonnatrice intermédiaire. L'approche intervenue me permet ce privilège unique de la présentation d'une communication dans le cadre des sessions parallèles du Symposium L'ART ET LE VIEILLISSEMENT!

vendredi 10 juin 2016

Rassemblement sous le thème "La Fête des voisins"

Le 8 juin dernier, il y eut rassemblement significatif sous le thème La Fête des voisins. Cette thématique s'avère symbolique à plus d'un égards si l'on pense à la proximité souvent difficile à gérer dans le milieu de vie d'une grande résidence. D'où la pertinence de la thématique liée aux voisins, laquelle invite aux rapprochements entre les habitants d'un quartier – d'une ruelle – voire entre locataires d'une vaste résidence.

Le thème peut aussi déboucher sur des découvertes...et c'est ce qui nous fut offert! Était-ce la musique qui, par essence, adoucit les mœurs ou encore parce que l'on s'autorise – par de nouvelles lunettes - à voir l'autre sous un autre angle? On ne sait pas....mais le fait est que – dans l'ensemble – cette FÊTE DES VOISINS du 8 juin à la Résidence Mile-End nous aura permis d'apprécier à l'unisson le harpiste et son répertoire. Sans oublier le fait qu'à travers cette musique, le répertoire musical nous renvoyait à nos affinités mais aussi à des vocations manquées! Je viens de faire référence à l'ambiance « crooner » fort bien tenue et maîtrisée par notre directeur par intérim.

Nous sommes d'une époque où les rapports conviviaux peuvent se voir orientés par des thématiques rassembleuses....et cette soirée du 8 juin en était! Alors...bravo à vous tous et toutes qui êtes venus partager l'ambiance festive de LA FÊTE DES VOISINS!

Bravo pour ce partage exceptionnel que nous offre le thème Fête des voisins....puisqu'elle permet également d'y révéler nos talents et affinités!


A l'an prochain!

Parution : Bulletin Le Mile-End, juillet-août 2017, vol. 2, no 6, page 13.

dimanche 17 avril 2016

En bref..."De quel ordre est le pouvoir de Nagano?"


Je termine ma lecture de «  Sonnez, Merveilles », publication de Kent Nagano alors même que Le Devoir du 17 avril, sous la plume de Christopher Huss, nous fait part du rayonnement de l'OSM a travers son chef.

Par ma lecture de Sonnez, Merveilles! je peux mieux mesurer le noble pouvoir du chef d'orchestre Nagano et l'imaginer à l'égal d'un « passeur ». Que ce rôle soit perçu ou non, il s'agit indéniablement d'un pouvoir sur de multiples frontières. Un rôle que le Cardinal et Archevêque de Munich confirme à sa façon lorsqu'il lui parle de musique et de ce pouvoir disant  à Nagano : « Ce qui nous fait vous considérer comme investi d'une mission ». (page 332).

Ce que Kent Nagano nous révèle par sa publication met en avant-plan l'humanisme et l'ouverture d'un chercheur. De nombreuses pages concernant la musique sont fascinantes, notamment lorsqu'il est question de la musique atonale.

On peut noter sa volonté de dépassement quant à l'approche élitiste des concerts. Ce dont on prend acte lorsqu'il manifeste son indignation de jouer seulement pour l'élite (p. 122). Ce qui s'affiche quand il brise les distances avec le grand public élitiste en descendant en des lieux inhabituels avec l'OSM (parcs – métro - services d'oncologie des hôpitaux – jardins d'enfants – écoles de quartiers défavorisés etc. (p. 193).

On sait par Christopher Huss (Le Devoir 17 avril 2016) que certains membres du conseil d'administration de l'OSM reconnaissent l'approche « accrocheuse » par  Nagano et son orchestre tout en admettant d'emblée qu'il est devenu le chef le plus important de l'histoire de l'institution. Sans oublier ce qui rejoindra le grand public dès l'automne 2016. Il s'agit d'une réalité dont traite Nagano dans son livre par rapport à un rapprochement  voulu de l'OSM avec de jeunes défavorisés.

Ce que je pourrais faire intervenir de réticences par rapport à cette publication est exclusive au langage qui, trop souvent, confronte à une traduction défaillante. Dans les faits, on a l'impression de suivre l'imagerie de l'anglais au français.Cependant, tout en reconnaissant l'effort de lecture que demandent certains passages, je ne peux que reconnaître l'invite des propos de Nagano quant à l'écoute renouvelée....voire même quant à l'éclatement de frontières à travers l'évolution de la musique.

vendredi 22 janvier 2016

Le cinéma français peine à s'illustrer


En réponse à la chronique d'Odile Tremblay (Le Devoir, 20 janvier 2016)

Votre raisonnement tient la rampe...par contre,  j'ajouterais que la société francophone du Québec  est véritablement à la remorque du marché anglais à travers la desserte de films.

Prenons pour seul  exemple le film SELMA (vie de Martin Luther King).  Pour le voir en français...il m'a fallu me rabattre sur le cinéma "maison" alors que je cherchais à le voir en salle.   Ce qui ajoute au pouvoir d'assimilation des francophones du Québec!

Bientôt le cinéma anglais prendra toute la place....car la majorité accepte de voir un film avec sous-titres ou encore de le voir dans la langue d'origine.

Pour toutes ces raisons....je vais de moins en moins au cinéma.

Publication de la présente réponse dans Le Devoir du 22 janvier 2016.

vendredi 8 janvier 2016

En bref....sur les Rois et la fin des festivités!

On reconnaît que toutes les festivités du Temps des fêtes prennent fin  avec la Fête des Rois.

A la RME,   selon la coutume, nous avons eu droit à un repas festif mettant en compte "la présence d'un couple royal".  De fait, à l'heure du dessert,  l'animatrice révéla le nom de deux convives devant, pour quelques heures,  endosser  le rôle du "couple royal"  qu'avait désigné  le hasard.   Évidemment...le couple intronisé eut droit à la couronne de circonstances...mais sans autre responsabilité que le partage d'un moment festif.

Tout s'est terminé par un concert avec la Chorale Harmonia de la RME, laquelle nous entraîna dans les méandres d'un répertoire - trop souvent -  à réapprivoiser à travers les "chansons à répondre".

Faisant partie du Comité loisirs depuis peu,  je voudrai orienter vers d'autres invites et découvertes du sens  à travers la culture!  

dimanche 7 juin 2015

En bref…autour des crimes machistes!

Aucune femme n'est à l'abri d'une violence pour peu que le terrain soit favorable à l'agresseur. Je me souviendrai toujours de cette silhouette jeune et athlétique venant vers moi alors que j'étais seule sur la rue. Nous étions de cette période précédant les années 80. Le féminisme nous amenait à reconnaître la nécessité de luttes collectives autour des violences, mais aussi à se reconnaître le droit de sortir seule la nuit. Il était près d'une heure du matin. J'avais refusé l'offre d'un ami voulant me raccompagner jusqu'à la maison. J'étais à cinq minutes de mon havre quand, de loin, je pus percevoir la venue d'un marcheur qui, manifestement, allait bientôt me croiser. Sans afficher la menace, l'homme fera pourtant intervenir la violence gratuite. Manifestement sobre, l'homme présentait la démarche athlétique et tranquille de l'individu au-dessus de tout soupçon. Et pourtant, à quelques mètres de ma personne, l'attitude de l'individu renvoya à l'insolite...sans pour autant laisser deviner l'ampleur de l'attaque. Car, arrivé à proximité, sans un mot, le visage placide, il a élevé le bras droit. C'est à ce moment que j'ai détecté la présence d'un colis à sa main droite, lequel servait sa volonté manifeste d'agression. Et de plein fouet, l'homme m'a frappée d'une pierre puis...sans un mot a poursuivi sa route. Tout comme lui, je suis demeurée dans le silence, mais je pleurais abondamment et je me souviens avoir pensé : « Cet homme déteste sa mère et toutes les femmes ».

Durant tout ce temps...la rue était déserte et je ne pouvais imaginer ma protection autrement que derrière ma porte verrouillée. J'arrivai à la maison. Le miroir renforça mes pleurs en me révélant l'entaille d'une plaie nécessitant ultimement suture. Ainsi ai-je passé la nuit à l'urgence de l'Hôpital Notre-Dame et je ne déposerai ma plainte auprès de la police que le lendemain.

Ce qui se vit actuellement à travers la mobilisation contre les crimes machistes est révélateur du long chemin des femmes pour sortir du pouvoir subversif intervenant à travers les mailles de la culture machiste. Car malgré nos luttes, il reste que le harcèlement sexuel intervient dans les rapports de pouvoir; que sortir la nuit seule...présente toujours une menace pour la femme! Que la liberté de la femme à travers son métier reste insuffisant quand, par la culture machiste, un individu peut s'arroger le droit d'attenter à la vie d'une institutrice devant ses élèves. Car le machisme est un rapport de pouvoir qui ne veut pas capituler. (Réf:  Les crimes machistes mis au pilori, Le Devoir – 4 juin 2015 – p. B5)

samedi 25 avril 2015

En bref...Les 75 ans du DROIT de vote des femmes!

Par le texte intitulé "Ce que nous devons à Thérèse Casgrain" (Julie Latour,  Avocate et ancienne bâtonnière du Barreau de Montréal - Le Devoir, 24 avril 2015)  vient nous rappeler à la longue marche de Thérèse Casgrain, porte-parole de cette  première délégation qui, le 7 février 1922, se rendit à l'assemblée législative pour l'obtention du droit de vote des femmes. Combat qui,  à partir de 1927, se fera sous l'égide du Comité provincial pour le suffrage féminin et qui, avec Madame Casgrain, présentera annuellement ce projet de loi renvoyant au droit de vote des femmes.

Avec Me Julie Latour, reconnaissons la résilience d'une femme qui, malgré les échecs,  gardait espoir  tout en sachant  habilement élargir le parrainage de son  projet,  malgré les pressions politiques d'un milieu  hostile au pouvoir des femmes.


A l'heure d'un féminisme où, trop souvent, il est dit que l'inégalité est chose du passé, il s'avère  judicieux de la part de Me Julie Latour de nous rappeler à certains combats actuels mettant en compte les inégalités. Plus particulièrement en ce qui touche la laicité, à savoir: : "le rapport de la Commission de consultation sur les pratiques d'accommodement reliées aux différences culturelles, codirigée par Gérard Bouchard et Charles Taylor, aurait été tout autre si une femme y avait contribué à titre de coprésidente"    Il aurait fallu, selon Me Latour, accorder davantage d'importance au droit fondamental des femmes,  à l'égalité et aux mesures requises,  afin qu'il ne soit pas mis en péril pour des motifs religieux ou culturels. 

Le texte a le mérite de renvoyer au sens sous différents volets,  notamment   sur le plan de l'équilibre et de la résilience.  De même par rapport à la longue marche d'un féminisme de combat qui, dans les faits, s'inspire des valeurs humanistes.

jeudi 26 mars 2015

En bref...La passion d'Augustine

Ce film nous rappelle à des mutations historiques traversées sans  véritables émotions quand, par La passion d'Augustine de Léa Pool, je me voyais rebroussant chemin pour une relecture de choix d'époque.  Momentum et lieux qui mettent en compte les mémoires de cette Révolution tranquille d'où sortiront transformés sujets et institutions par rapport à un choix de société.

Je reste imprégnée de ces moments forts du film  La passion d'Augustine en regard de  la démarche vers la laicité.  Moment sublime et d'une rare intensité, tout en évitant le pathos, quand sonne l'heure de l'abandon du voile.

Sur le plan des forces spirituelles de ces lieux institutionnels d'enseignement que furent, à mes yeux,  les couvents d'époque,  le film nous ramène  à la représentation de lieux primordialement dédiés au  "legs du savoir".   On nous y entraîne  à travers chacune des enseignantes qui, dans son espace, peut travailler à la consolidation de son identité...sans pour autant être à l'abri de possibles humiliations à travers la hiérarchisation de tout lieu de pouvoir.  Juste représentation d'une  "passion"  à travers l'enseignement du français ou de la musique et, de même, quant à la poursuite de l'identité du sujet à travers ce qui est passion!

Les images du film contribuent à la magie poétique!

vendredi 14 novembre 2014

En bref...Lumières, Lumières (Tiré du roman "Vers le phare" de Virginia Woolf )



Un texte d''Evelyne de la Chenelière vient de prendre affiche à l'Espace Go. La réflexion met en situation le patriarcat mais aussi le besoin d'approbation à travers le regard d'une société. Ce qui devient révélateur compte tenu que même la femme artiste Lily Briscoe laisse voir son malaise face à l'actualisation de certains choix.

Réflexion intimiste renvoyant à la responsabilisation.  En même temps...quelque chose comme une  invite à l'acte de foi envers soi-même, au présent, et  par delà le paraître!




dimanche 2 novembre 2014

En bref...la notion de spiritualité par delà la culture!


En dehors de toute perspective de confrontation, la relecture de quelques écrits de Paul Claudel nous invite à revoir les valeurs et positions mettant en cause les notions  "croyants-incroyants",  mais aussi ces notions imageant le pouvoir d'une doctrine à travers des idéologies qui traversent la spiritualité.

Dans ce qui reste des positions de Paul Claudel, rien ne laisse croire à des affrontements dans les milieux intellectuels d'époque suite à la publication de  "Positions et propositions" (Gallimard - 1934).   Et pourtant...certaines affirmations s'avéraient nettement audacieuses.  Même s'il  faut admettre que l'époque et la stature du poète le permettaient, nous savons qu'un siècle plus tard...de telles affirmations ne passeraient plus!

Je donnerai quelques exemples.   Notamment le fait que  l'auteur perçoive la foi comme un lieu représentatif de la  "soumission".  D'où l'impossible acceptation d'une révolte du sujet (pp. 11-12). Et Claudel d'y aller de considérations où l'individu persistant dans l'absence de foi en Dieu (p. 14) ne saurait être l'affirmation d'un  "esprit libre".

 Plus encore, il prétend que la réflexion du poète catholique ne peut qu'être supérieure à celle émanant de tout  sujet rattaché à une autre culture religieuse.  Et dans cette vision... la religion catholique est projetée comme l'image même d'un couronnement affichant un tout indivisible (p. 73). On y reconnaît aussi l'époque où  Dieu  représente une personne...(p. 68).

Revenir sur  la réflexion d'un poète de cette stature incite à mieux comprendre la nécessité de revisiter périodiquement  nos valeurs à travers   "positions et propositions" en mutation de par les penseurs et exégètes d'époque!






mardi 23 septembre 2014

En bref...Le conflit palestinien en train d'évoluer entre droits civiques et lutte anti-apartheid!


En lisant Le Monde des derniers jours on se voit devant un conflit en pleine évolution.  De fait, le choix politique ouvre sur une réflexion mettant en compte l'égalité citoyenne pour tous, et ce,   à l'intérieur de l'État d'Israel;   sinon à  cette paix négociée qui mettrait en compte deux États alors que la Palestine pourrait se retrouver dans un découpage sans valeur pour l'avenir de l'État palestinien.

Ainsi suggère-t-on aux Palestiniens de se battre pour leurs droits civiques en ces termes: "Cela prendra un an ou cent ans, mais Israel doit assumer ses responsabilités s'il est le seul État entre la mer (Méditerranée) et le Jourdain.  Au lieu de nous battre pour les frontières, nous devrions nous battre pour prendre place dans le même bus que les citoyens israéliens en s'inspirant de la lutte anti apartheid en Afrique du Sud et du mouvement américain pour les droits civiques. (Extrait du Journal Le Monde - 20 septembre 2014:  A Paris, Mahmoud Abbas présente son plan pour un État palestinien - Par Ramallah - Envoyé spécial).


lundi 8 septembre 2014

A la suite d' une lecture... Réflexion sur la quête spirituelle de notre époque

La quête spirituelle aujourd’hui
Par Jean-Marc Charron – Professeur titulaire
Faculté de théologie et de sciences des religions, Université de Montréal
Extrait : Journal Reflets Vol. 30, no 4, Juin 2014 (Page 25)

(…) Au cours des dernières décennies, certains observateurs ont noté ce que plusieurs nomment un « retour du religieux », qui se traduit par un foisonnement de mouvements de nature religieuse ou spirituelle. Selon Danièle Hervieux-Léger, le religieux ne serait pas mort, il se serait tout simplement déplacé. Quittant ses lieux institutionnels traditionnels, il serait aujourd’hui comme en vagabondage à travers les mille lieux de recherche de sens et de valeurs que représentent les divers mouvements de « quête spirituelle », du Nouvel Âge à la méditation, de la pratique du yoga au mouvement de pleine conscience et autres groupes de croissance personnelle. Pourquoi ce retour ou ce regain d’intérêt pour les choses de l’âme?

En fait, c’est comme si la modernité n’avait pas tenu ses promesses. Certes, la science a permis des progrès, et la technologie a rendu la vie plus facile mais elle a aussi généré ses problèmes et elle connaît aussi des limites. Comme des apprentis sorciers, les humains ont cru maîtriser la nature mais ce faisant ils ont aussi mis la planète en péril. Les crises environnementales en font foi, et on se demande aujourd’hui quel avenir nous avons réservé à nos enfants et à nos petits-enfants. De plus, les sociétés industrielles et urbanisées ont généré un mode de vie centré sur les valeurs individuelles : un gain appréciable au chapitre des libertés, mais aussi des difficultés à reconstruire une cohésion sociale autour de valeurs communes qui suscitent l’adhésion. La postmodernité, selon l’expression qui caractérise notre époque, serait vécue sous le signe de la recherche de sens et de la quête spirituelle.

La société québécoise n’échappe pas à ce double mouvement, celui de la sécularisation issue de la modernité et celui des nouvelles quêtes spirituelles associées à la postmodernité. Non seulement n’y échappe-t-elle pas, mais certains croient qu’elle le vit avec plus de radicalité que d’autres. En moins de 20 ans, du début des années 1960 jusqu’à la fin des années 1970, le Québec est passé d’une société à forte composante religieuse à une société sécularisée.

Ici, le processus a été plus rapide et plus radical que dans l’ensemble des autres sociétés industrialisées. Mais depuis la fin des années 1990, on perçoit un intérêt croissant non pas pour le religieux au sens strict du terme, mais pour le spirituel. « Je ne suis pas religieux, mais pour moi, entend-on souvent, la spiritualité, c’est important. » Les préoccupations pour la recherche de sens se manifestent sous différentes formes, surtout dans les moments de crise, moments où les questions essentielles se posent, et plus particulièrement au mitan de la vie : divorce, maladie grave, perte d’emploi. (…). Les sociétés modernes n’ont donc pas évacué les questions essentielles, elles en ont tout simplement déplacé les lieux de recherche de réponses significatives.

Mes notes critiques au Rédacteur en chef du Journal le 12 juin 2014 :
En ce qui regarde l'article de Jean-Marc Charron, malgré la qualité de la réflexion, j'estime qu'il aurait dû aller plus loin en ouvrant sur les confrontations qui se vivent un peu partout sur la planète, et dont le Québec ne fait pas l'économie. Bref...l'article m'a laissée dans l'insatisfaction à travers ce que j'ai perçu comme une réserve se gardant d'effleurer les conflits religieux  (ici et ailleurs) mais ce faisant, on nie le miroir du sens à travers des confrontations mettant en compte une certaine image de la spiritualité.
Avec mes bonnes salutations et bonnes vacances!

Réponse du Rédacteur en chef:

Madame Gagnon,
Je vous remercie pour votre commentaire.
Vous  comprendrez qu’en 800 mots, c’est un véritable tour de force d’aborder des thèmes qui sont complexes.
J’apprécie toujours vos commentaires.
Bonne journée


Yves Hébert

jeudi 10 avril 2014

En bref...La défaite du Parti québécois prend l'image d'un électrochoc!


Tout ce que ce ce gouvernement avait accompli et mis à l'agenda orientait vers de grandes espérances. Il y avait, bien sûr, un retour au projet de société à travers la Charte. Tout cela par la mise en place de balises susceptibles de servir la langue commune, mais aussi la reprise d'une démarche vers la souveraineté.

 Tout au long des dix-huit mois de pouvoir, le simple citoyen se voyait  informé des différents détails de la gouvernance par delà les médias.  Je fais référence aux informations privilégiées émanant du blogue de  Jean-François Lisée.  La façon dont nous étaient présentés les faits et liens de  l'agenda renvoyait aux défis de l'heure d'une Première ministre et de son intendance. Ainsi pouvait-on suivre l'évolution  de la Charte de la laicité,  laquelle s'avérait,  pour moi et d'autres,  un défi courageux. De même a-t-on pu suivre de près  le projet du Dr Réjean Hébert quant  à l'Assurance autonomie.

Cette période effervescente autour de projets d'envergure aura pris fin par l'électrochoc du 7 avril.  Comme d'autres, je m'interroge tout en me disant  qu'il y a nécessairement des leçons à tirer de tout cela.  Tout en me gardant de l'analyse radicale annonçant la fin du Parti québécois!

A rebours,  on reproche aux stratèges du PQ d'avoir favorisé la déroute par l'arrivée de Pierre Karl Péladeau.  Il faut savoir que les  stratèges du Parti libéral  ont joué l'élément déstabilisateur par l'utilisation de la menace référendaire et que cette stratégie a pris l'effet boomerang sur le PQ.   La déstabilisation de la Première ministre et de son équipe devenait palpable alors qu'on aurait dû  amener  PKP  sous les réflecteurs à travers des thématiques réglées au quart de tour.

Comme d'autres, je reste blessée par ce qui n'a pu advenir à travers la peur!  Blessée pour Madame Marois et pour l'ensemble de cette grande équipe nous renvoyant à un projet.  Seul  le temps pourra nous donner les réponses concernant le quand et le comment de  l'achèvement du projet..

Une chose est certaine: malgré la mondialisation, nous voyons certains pays européens faisant partie de l'union européenne qui refusent d'abandonner certains privilèges liés à l'autonomie de l'État, et ce,  malgré l'appartenance à  l'union européenne.  Ce qui nous renvoie aux différentes interprétations mettant en compte la souveraineté de l'État moderne au sein d'une mondialisation qui ne saurait se faire oublier. La démocratie participative a besoin  d'être encadrée par les partis politiques!



















mardi 18 mars 2014

En bref...Le documentaire intitulé: MIRON: Un homme revenu d'en dehors du monde


La parole mironienne aura été une véritable Marche à l'amour et le documentaire convoque à la vérité des liens de la quête.  Il m'a semblé que par ce film, Simon Beaulieu avait  réussi quelque chose d'important, à savoir recentrer la légende de la Marche à l'Amour là où la hantise porte sur le pays...sans pour autant oublier de célébrer la femme. Ne serait-ce que pour ce recentrage, la quête de Miron y gagne en force et transparence. Tout au long de ce documentaire, Miron se révèle un être de chair et de tendresse s'inquiétant de l'homme agonique  tout en nous renvoyant à la résilience!




jeudi 6 mars 2014

Clara Malraux...une féministe avant l'heure!


Clara Goldschmidt, celle qui deviendra l’épouse d’André  Malraux, est née en 1897 d’une famille de  la bourgeoisie.  A 20 ans, elle est déjà de la cohorte de femmes qui, avant l’heure, viendront paver les voies du féminisme. Même si plusieurs hommes sont passés dans la vie de cette jeune fille riche, à 25 ans…elle est toujours célibataire.  La famille s’inquiète!

C’est l’époque où André Malraux surgit dans sa vie.  Entre eux,  ce sera d’abord un flirt des esprits.   La liaison s’étendra sur plusieurs décennies.  Ils se sont aimés – déchirés – trompés – ont dit les biographes. Ils ont tout connu ensemble, sauf l’ennui! 

Malgré le désir de liberté,  un mariage de convention  viendra s’imposer. Partie à Florence avec son amant, elle croisera un proche du réseau familial.  Ainsi, pour sauver la réputation de sa compagne de voyage,  Malraux propose de l’épouser, mais de  part et d’autre, on s’entend pour un divorce après six mois de vie commune.

Toujours mariés…cinq ans plus tard.  Elle tente  pourtant de s’éloigner pour parer à l’étouffement  qui vient du couple…mais reviendra.  Elle s’autorisera  à faire le bilan de leur relation.  Parmi les révélations, cette phrase suggestive  «  Il est comme les gaz, il prend tout l’espace. [1]   Elle se sent concernée par les rapports de forces  du patriarcat lorsqu’il pose un jugement sur les femmes. Contempler un tableau peint par une femme lui faisait dire avec une moue « c’est de la peinture de femme ». [2]   Ce qui lui faisait trouver inadmissible qu’un homme puisse être jugé par une femme.  [3]

Bref, elle était revenu tout en cherchant l’équilibre à travers des dénonciations imageant son mal d’être à travers l’écreiture : « Vous ne savez à quel point, moi qui suis faite pour parler, je me tais en votre présence. »(…). « Pour la première fois, être votre femme non seulement ne m’apportait rien mais encore m’enlevait ce qui m’avait appartenu. » [4]    « Je marchais bien autrefois, sûre , on pouvait écouter mon pas : une petite armée. (…) sans oublier de nous renvoyer au pouvoir patriarcal :  « Maintenant je sautille à côté de lui, les souliers d’hommes font moins de bruit que ceux des femmes. Tout ce qu’on ne leur défend pas, tout ce qu’ils peuvent recommencer une fois, deux fois, trois fois. » [5]   

En dépit de la ruine de sa famille, le couple restera dédié à des projets impliquant l’art et les voyages exotiques.  Notamment par  la mise en branle d’une expédition pour récupérer des œuvres d’art au sein de temples du Cambodge, œuvres qu’elle et Malraux espéraient revendre en Amérique.

Ils sont faits prisonniers.  Elle sera celle qui usera de stratégies pour orienter son retour en France, à savoir simulation du suicide et d’une amnésie afin de mobiliser les forces de l’intelligentsia politique.  C’est ce qui les sauvera. Ce retour en France lui permettra d’orienter les interventions politiques concernant l’emprisonnement d’André  Malraux.  L’Histoire dit  qu’il lui en voudra d’avoir raconté la vérité de l’expédition liée aux  trésors artistiques alors qu’il aurait voulu en maquiller les faits.

Ce sera la fin du couple après quinze ans de vie commune…mais Clara continuera de porter le nom de Malraux tout en affichant résolument des positions politiques allant souvent à l’encontre de son ex-mari.





[1]  Ibid p. 256
[2]  Nos vingt ans – Clara Malraux – p. 279
[3]  Ibid p. 280
[4]  Ibid , p.265
[5]  Ibid p. 233

mardi 11 février 2014

La Saint-Valentin et l'Amour


J’aime voir la Saint-Valentin comme un rappel au sentiment humain  et que, tout naturellement, les humanistes savent faire surgir  en dehors du rapport au couple.  A travers siècles, quelques figures emblématiques continuent de témoigner de la noblesse du rapport à l’autre à travers l’amour.

Selon Jean-Paul Sartre, l’amour peut s’avérer une éthique sans pour autant répondre à la noblesse de l’humanisme.    A partir d’une critique des théories psychologiques traditionnelles,  ce dernier a tenté de définir l’émotion non comme un simple mécanisme affectif, mais comme un « mode d’existence de la conscience ». [i]    Et il dit :  «C’est par l’esthétique que j’atteins l’éthique » en affirmant qu’il aime les femmes et les hommes, non pas parce qu’ils sont ses frères, donc non pas par humanisme ni pour des principes d’ordre moral comme le devoir « aime ton prochain ».  « Je les aime, poursuit-il, parce qu’ils suscitent en moi une émotion.  Nous sommes portés vers eux par un élan gratuit de bonté, parce qu’ils sont émouvants.  Ils touchent notre sensibilité, ils sont touchants.  Leur être-là devant nous, leur présence et leur figure, sans même qu’ils nous parlent, nous révèlent à la fois leur force et leur faiblesse, leur exposition au risque et à la mort, leur précarité et leur fragilité. »

Certes, on peut reconnaître que dans toute vie « l’amour » reste un sentiment fragile. Ce qui fait de toute éthique, la trace d’un parcours où la personne peut s’identifier par des valeurs assumées.  Et ces valeurs assumées pourront créer ou défaire des liens!  Mais, en même temps s’y recoupe l’accomplissement de nos valeurs au quotidien tout en obligeant à la reconnaissance de l’autre.




[i]   Extrait de l’article de Eric Volant  -  Sensibilité éthique – p. 24 – Journal Reflets – Déc. 2010.

mardi 28 janvier 2014

En bref...Le documentaire intitulé "Mes soeurs musulmanes"


J’ai pu voir le documentaire « Mes sœurs musulmanes » à Télé Québec ce lundi 27 janvier 2014. Mon analyse est plutôt positive, et ce,  plus particulièrement par ce qui me reste de cette jeune Québécoise convertie à l’islam, laquelle prend sa place dans la communauté musulmane  tout en démontrant sa foi.   Ce comportement sans naïveté laisse supposer que le métissage va changer l’islam…et la culture homme-femme! 

Quant à la marocaine…elle ne m’a – en rien -  convaincue de sa sincérité lorsqu’il est question du voile.  Et ce, malgré le discours du documentaire!  Je le dis pour avoir vécu le coude à coude avec elle et plusieurs femmes musulmanes lors des États généraux du féminisme. (Voir le texte  intitulé « Ma rupture avec la Fédération des femmes du Québec » publié en décembre  sur les sites Sisyphe et  L’Aut’journal ».   

Ce qui me reste du coude à coude des États généraux du féminisme par rapport à  A. I., marocaine de ce documentaire,   est le souvenir d’une jeune femme défendant les symboles religieux sans pour autant porter le voile…alors que tout au long du film elle veut convaincre de son identité de femme voilée.

Quant à l’hypothèse d’une réflexion pouvant l’amener à tourner le dos au Québec à cause de ce qui intervient comme conséquences à travers les principes de laïcité par la Charte,  il lui reviendra de choisir entre  principes citoyens et principes politico-religieux. 


vendredi 16 août 2013

En bref… Le féminisme...une lutte contre le relativisme politique et culturel


Les islamistes et leurs alliés veulent nous faire taire et nous désignent comme « islamophobes ». 

Extrait de "Le féminisme, une lutte contre le relativisme politique et culturel" publié par Beyourownwoman le 26 octobre 2012:
"Le féminisme ne peut en aucun cas être islamique. De même que les régimes en Iran et en Afghanistan prétendent être des républiques islamiques ne peuvent pas être des républiques.
Dans la république les peuples votent, or dans l’islamisme c’est le dieu qui par son guide-suprême (gourou) choisit les hommes qui gouvernent la société! 
Le féminisme est un mouvement en lutte pour l’émancipation des femmes, n’oublions pas que l’ »islam », lui, veut dire « soumission », et qu’il implique la soumission des hommes à leur dieu et dans tous les cas la soumission des femmes aux hommes." 

dimanche 5 mai 2013

En bref..."Les outils du poète"

Le film d’André Gladu introduit dans la vérité incarnée de Gaston Miron.  Tout au long du documentaire le poète exprime les forces vives d’un regard  entraîné dans la profondeur de liens et référents culturels.  Tout comme Bartok, il  s’alimente à la culture populaire. Propos à la fois sobre et révélateur d’un lien quasi mythique…lorsqu’il parle de la mort et de ses résonnances culturelles pouvant intégrer la rythmique d’un set « callé ».

Miron était un personnage de grande écoute!  Pour avoir vécu ces périodes des années 80 où les chapelles littéraires foisonnaient,  j’ai souvenance de rencontres mémorables où le poète servait la littérature et la réflexion à l’image d’un homme libre! (voir l’extrait Rencontre avec…Gaston Miron – Entretien avec Jeanne Gagnon 1986 - pp. 322-331 – tiré de  L’Avenir dégagé – entretiens 1959-1993- Hexagone – 2010).

A mon avis, le documentaire de Gladu intitulé « Les outils du poète » présenté ces derniers jours à la Grande Bibliothèque s’avère un  bijou de vérité quant à la figure d’un de nos poètes phares.

jeudi 7 mars 2013

En bref..."Je suis féministe!"


Etre féministe en ce XXIe siècle permet d'avancer à travers un regard  de femme  voulant  l'équilibre au sein d'une démocratie  englobant les défis du Mouvement des femmes.   En même temps,  reconnaissons que face au leadership du féminisme, ce XXIe siècle confronte  aussi à des balises et valeurs pouvant s'avérer contradictoires pour l'émancipation du sujet "femme". Je fais référence au conflit de valeurs entre  laicité et politico-religieux.

A l'heure des États généraux du féminisme, j'ai voulu revenir sur  mes notes concernant le Colloque féministe de janvier 2003.  J'y ai retracé des inquiétudes toujours là...et qui renvoient au fossé pyramidal entre la base et son  intelligentsia.  Dix ans plus tard, mon inquiétude demeure quant au fossé tout en renvoyant aux forces centrifuges dirigeant vers des défis qui ne font pas l'unanimité.

Etre féministe en ce XXIe siècle invite plus que jamais les femmes de la base à s'approprier l'ancrage des mutations à travers l'émancipation du  "sujet" femme  et  l'égalité que suppose la démocratie. 

Je suis féministe et, e n ce 8 mars, je dis "Bonne fête"! à toutes les femmes du monde, féministes ou pas puisque la journée du 8 mars invite les femmes de la planète à un certain cartésianisme!