Je voudrais tout d'abord remercier Madame Sylvie Trudelle, coordonnatrice titulaire du SYMPOSIUM ART ET VIEILLISSEMENT, de même remercier Madame Maryse Soulières coordonnatrice intermédiaire. L'approche intervenue me permet ce privilège unique de la présentation d'une communication dans le cadre des sessions parallèles du Symposium L'ART ET LE VIEILLISSEMENT!
Caroline Magar-Bisson est, depuis janvier 2014, engagée par Les Amis du Champ des Possibles comme coordonnatrice du développement. Architecte paysagiste et stagiaire membre de l’AAPQ (Association des architectes paysagistes du Québec) et, de même designer de l’environnement, elle a travaillé comme professionnelle agrée LEED au service de la firme d’architecture Aedifica pendant quatre ans. Parallèlement, elle a conçu, participé et coordonné plusieurs projets. Ainsi, dans le cadre de sa maitrise en architecture de paysage à l’Université de Montréal, elle a notamment conçu un cadre d’intervention pour la réhabilitation publique des friches urbaines végétalisées et contaminées. En collaboration avec les designers Marie-Josée Gagnon et François Leblanc du Collectif Chassi (Page Facebook), son jardin "Méristème (Ode à la biodiversité florale du Québec)" (voir vidéo au bas) s'est vu sélectionné en vue de faire partie de l’édition 2014 et 2015 du Festival International des Jardins de Métis (Grand-Métis, Québec).
Après l'interview de Caroline Magar (L'Arc en ciel – vol 7, no 6, Août 2015) .s'est installé un silence ayant pu laisser croire à un désintérêt alors que le territoire continue de nous interpeller comme zone verte de proximité. Notre désir est de stimuler la communauté du Mile-End, et au premier degré les locataires de notre Résidence à des habitudes de vie renouvelant cette grande communauté...
Q:
Afin de mieux cerner ce lien de proximité dont nous parlons, j'ouvre le questionnement en te demandant ce qui s'est ajouté pour favoriser le Champ des possibles depuis l'interview publié en août 2015?
R:
Tout en voulant me faire brève...je me dois d'admettre qu'il y a beaucoup à dire, car il s’est passé beaucoup de choses! Signalons d'abord le fait d'avoir produit un rapport d’activités pour l’année 2015 et un second pour 2016. Chacun des rapports présentait un bon topo en lien avec les grands dossiers du Champ des possibles. Ces rapports sont tous deux disponibles et téléchargeables sur notre site web amisduchamp.com (rapport d’activités 2015 et rapport d’activités 2016).
Si je veux illustrer la vision globale, je dirai que nous travaillons sur cinq grands axes, soit la gestion, l’aménagement, l’animation, la communication et la décontamination. L’activité la plus marquante de 2015 a été la démarche de consultation citoyenne sur les attentes et visions citoyennes relatives aux quelques terrains en friches situés aux abords de la voie ferrée du Mile End (soit les terrains voisins à l’ouest du terrain du Champ des Possibles). Nous avons mené cette démarche en collaboration avec le Comité des Citoyens du Mile End et, de même, Mémoires du Mile End. Nous avons déposé un document synthèse de cette démarche. Il m'importe de préciser que ledit document a été favorablement reçu par l’arrondissement. Ce qui a influencé le changement de zonage (d'industriel à parc) relativement à deux terrains de part et d’autre du zonage de la rue St-Laurent.
On ne peut passer sous silence l'autre gros dossier qui nous a beaucoup mobilisés dans les deux dernières années, à savoir celui de la décontamination en regard des sols contaminés du site. D'où le fait qu'en novembre 2015 nous avons, au Théâtre Rialto, tenu un café citoyen sur les nouvelles techniques de réhabilitation écologiques des sols contaminés en collaboration avec la Chaire de recherche Génome Québec.
DEUXIÈME PARTIE
Parallèlement, nous avons travaillé à l’élaboration d’une version préliminaire quant au plan de réhabilitation des sols contaminés du Champ des Possibles, et ce, en collaboration avec la Ville de Montréal. Cette version préliminaire fut déposée au Ministère de l’environnement du Québec. Suite à la lecture de cette version préliminaire, le Ministère a demandé des nouvelles tranchées d’excavation. Ce qui devrait se faire d’ici la fin de l’été 2017. Et je précise que nous avançons.....même si à pas de tortue !
Je ne saurais passer sous silence le fait d'avoir tenu plusieurs petits événements ponctuels rattachés à la sensibilisation et à l’entretien écologique du site, tel que des visites guidées et, de même, les corvées de nettoyage.
Finalement, en 2016 nous avons tenu une importante campagne de financement qui a très bien fonctionné. Ce qui a mené à la reconnaissance – par l'arrondissement - de la contribution de l’organisme pour ses services spécialisés en entretien écologique et en médiation.
Q :
J'ai fait lecture de ce qui s'est publié depuis un an et, pour ma part, j'y perçois des profils citoyens incitatifs. Qu'en dis-tu?
R :On est définitivement intéressé à ajouter des membres à notre réseau. Les types d’implication peuvent évoluer à partir de différents statuts de membership et jusqu'à membre du conseil d'administration ; La prochaine assemblée générale annuelle aura lieu en novembre ou décembre 2017. Ce sont des moments clés pour discuter des différents profils de participation. J'en profite pour signaler l'importance de la participation à des corvées et à la patrouille verte, de même que la présence de nos membres aux séances d’informations, voire aux visites thématiques reliées à l'écologie urbaine. Une collaboration se fait manifeste sur notre site web et sur notre page Facebook. Cette collaboration ne peut que servir nos défis.
Il s'agit d'un moment opportun pour signaler qu'on devient membre en rejoignant l’adresse courriel (lechampdespossibles@gmail.com) et en répondant aux consignes qui interviennent.
Q:
Que représente l'engagement citoyen à travers la formation d'équipes?
R:
Nous recherchons les types d’aides dont le profil correspond à ce qui suit :
- Soutien administratif (comptabilité, recherche de financement, etc.)
Patrouille verte sur le terrain (en lien avec les corvées saisonnières) ; Contrôle des espèces envahissantes et allergènes, tel que l’herbe à poux (allergie respiratoire mais qui ne présente aucun danger pour la peau) ;
Animation environnementale et socio-culturelle (vulgarisation scientifique diversifiée, prestation musicale acoustique , peinture, méditation, partage de connaissances liées à nos défis).
Q : Il m'importe de parler de la voie ferrée. En ce qui concerne « le droit de passage » des piétons sur la voie ferrée...on en est où face à la reconnaissance d'un tel droit?
R:
De ce que j’ai compris, la députée fédérale Hélène Laverdière, du NPD, a déposé un projet de loi pour permettre à la Ville de Montréal de mettre des passages à niveau sur la voie ferrée appartenant à la compagnie du Canadien Pacifique, mais tous les députés libéraux ont voté contre le projet amené par Madame Laverdière. Considérant nos attentes, il nous faut admettre que le projet du « droit de passage » est sur une voie de garage.
Q :
Avant de terminer, je voudrais rappeler aux marches hebdomadaires vers le « Champ des possibles ». Croyez-vous que renouer avec les marches pourrait servir les défis citoyens du Champ des possibles?
R:
Pour les marches, elles peuvent très certainement s'appliquer mais quant à la traversée de la voie ferrée, il en va tout autrement. Pourquoi ? Parce qu'en ce qui concerne le passage sur les voies ferrées, cette traversée devient à vos risques et périls financiers et il en coûte 147$ à toute personne qui se fait prendre par la police du CP. Cela dit tout en sachant qu'il y a des trous dans la clôture qui sont chaque semaine réouverts/ refermés à travers d'infinies interventions.
Q:
A la Résidence Mile-End, par delà l'idée des marches, il pourrait y avoir volonté de rassemblements susceptibles de nous informer sur les enjeux nous liant au pouvoir politique citoyen. Il s'illustrerait comment ce pouvoir politique qu'on peut aussi nommer « cogestion »?
R:
Depuis 2013, lors de la signature officielle de l’accord de co-gestion entre l’arrondissement et notre organisme, nous avons convenu d’une mission commune de préservation du site en une réserve de biodiversité urbaine. Les amis du Champ sont depuis lors reconnus comme seuls représentants de la communauté pour la gestion du parc. Bien que la Ville de Montréal soit propriétaire du terrain, aucune intervention d’aménagement ne peut être faite sans l’accord de l’organisme. Nous sommes le seul organisme officiellement co-gestionnaire d’un parc public. La seule autre référence qui se rapproche de notre dynamique est celle entre Les amis de la montagne et la Ville de Montréal pour la gestion du Mont Royal.
Je précise que les termes de notre co gestion avec l’arrondissement ont été redéfinis au printemps 2017. Ils mettent de l’avant le partage des rôles et responsabilités de la gestion du parc, relativement à son avenir. Nous sommes depuis cet été mandatés par la Ville pour assurer un entretien régulier du parc (collecte des déchets, entretien horticole) et ce, via une médiation citoyenne.
Q :
La décontamination est-elle toujours un frein au développement?
R :
Pour l’instant elle l’est car le parc ne peut être officiellement aménagé sans l’approbation par le Ministère de l’environnement du plan de réhabilitation. PAR CONTRE nous sommes confiants que ce plan sera accepté dans les prochaines années, étant donné l’intérêt du Ministère de l’environnement pour nos propositions innovantes, écologiques et alternatives quant aux approches standards de la décontamination.
Q :
J'en reviens aux marches vers le Champ des possibles et vous avise de notre désir d'une sortie vers le Champ le 21 août prochain, à 9h30....si la température est favorable ! Serez-vous des nôtres ?
R:
Avec grand plaisir !
10 août 2017
Parution en 2 parties dans les publications: - Bulletin Le Mile-End, septembre 2017, vol. 2, no 7. - Bulletin Le Mile-End, octobre 2017, vol. 2, no 8.
Vidéo de présentation du projet Méristème au Jardin Métis du Jardin Botanique de Montréal:
Je
trouve pertinent de porter ce bref compte-rendu à la connaissance
de tous afin de rejoindre les locataires de notre résidence ayant
manqué la livrée du PLAN d'aménagement de la ruelle Alma. Ce dévoilement s'est déroulé à proximité, c'est à dire au 5605 de
Gaspé lors du 8 février dernier.
Pour
moi et d'autres...il s'agissait de prendre connaissance de
l'achèvement ou parachèvement d'un territoire livré sur maquettes
par les élus et fonctionnaires. Il s'agissait tout autant d'y
reconnaître les gains d'un comité environnement ayant pris forme en
2009.
Dans
l'ensemble, les maquettes nous ont livré une réussite !
Ainsi pouvait-on y reconnaître quantité de liens faisant état de
nos attentes, notamment celles nous rattachant à la dernière
rencontre avec un fonctionnaire quand, à l'automne 2015, le comité
environnement, tout comme d'autres, tentait encore d'influencer le
projet et ses installations.
Il
n'est donc pas anodin de signaler le pouvoir politique que nous avons
porté à travers les attentes de la direction et du comité
environnement concernant le sentier longeant notre résidence. Bref,
il n'était pas anodin de voir sur maquettes la représentation d'un
aménagement projetant l'autonomie de locataires d'une résidence
d'aînés sous diverses facettes, notamment pour le parcours
dynamique (marche libre ou orientée de par des exercices physiques
et dont nous avions traité avec le fonctionnaire rencontré à
l'automne 2015). Sans oublier l'accès universel du Champ des
possible sécurisant des personnes de toutes conditions.
Un
autre lien avec nos attentes sur la sécurité physique s'est révélée
par l'absence de vélos-motos-voitures sur l'allée Alma. Il s'agit
là d'une garantie supplémentaire pour la sécurité des individus
empruntant le sentier devenu « Allée Alma !.
Sans
pavoiser, reconnaissons un projet réussi à travers les maquettes
...cela dit en demeurant vigilants
jusqu'à l'inauguration de ce projet politique et écologique !
Je
le dis au nom des différents intervenants ayant participé aux
défis du comité environnement de la Résidence Le Mile-End, de même
qu'au nom de l'ex-directrice madame Carole Richard, laquelle a appuyé
nos défis jusqu'à l'automne 2015. Je le dis, bien sûr, au nom de
l'ensemble du quartier Mile-End. Je veux également remercier
Projet Montréal pour ce défi témoignant de l'écoute des élus !
Entre
temps.....je dis BRAVO pour ces maquettes qui nous font avancer vers
la représentation concrète d'un rêve...celui de la
ruelle...devenue allée ALMA !
Mon regard sur la censure est ramené
dans une perspective de DROITS. En conséquence, je persiste à
dénoncer la censure du fait qu'elle heurte tant la liberté
d'expression que les droits de la personne.
À ce jour, dans les pages du Bulletin
pouvait s'exercer la liberté de parole. Et pourtant, dès le début
de notre Bulletin l'Arc en Ciel il aurait pu y avoir
contrôle de la parole compte tenu de l'effervescence et divergences
d'opinions autour d'un toit vert.
Manque d'audace ou non...le dossier ne
pourra évoluer. L'orientation environnementale avait d'un côté les
adeptes du toit vert; de l'autre l'administration et les charges
financières d'un pari sur le développement durable. Malgré les
apports du projet, le débat ne s'est pas exercé alors qu'à
rebours on peut y reconnaître...toujours...un projet d'avant-garde
voué à servir l'Environnement et l'OMHM. Il est possible, à
rebours, de renvoyer aux apports qui s'offraient :
Durée de vie redoublée par la
membrane d'étanchéité;
Espace supplémentaire;
Efficacité énergétique;
Réduction des eaux de
ruissellement;
Qualité d'air;
Biodiversité;
Îlôt de chaleurs urbaines;
Protection contre les rayons ultra
violets;
Protection contre les écarts de
température extrême;
Protection lors du dégel;
Aujourd'hui, un bâtiment comme le
nôtre ne pourrait contourner le projet d'un « toit vert »
puisque la Ville en fait une norme pour l'ensemble des
nouveaux bâtiments municipaux. Ce que nous révèle les journaux des
dernières heures. 1
Ce qui semble « voie de garage »
pour certains projet peut, pour certains autres défis, se révéler
projet gagnant dans le long terme. L'Allée Alma
à travers mutations serait de ce profil. De même les toits verts!
Finalement, à l'heure d'un Comité de
lecture pouvant s'autoriser à la censure....je trouve
pertinent d'insister sur le facteur « enrichissement » du
débat par l'ouverture à toutes les paroles. Censurer est souvent
maladresse et/ou manœuvre d'un autoritarisme en mal d'exercice.
Pour ma part, je dis : « A
bas la censure! » J''accepterai de collaborer
occasionnellement dans les pages de notre Bulletin dans cette
perception liée à la liberté d'expression!
1Plus
de toitures végétalisées réclamées – Romain Schué, Journal
Métro, le 30 mars 2017.
En fin d'année 2015, L'Hexagone publiait
Gaston Miron - Lettres - 1949-1965. Le mérite de cette publication est de
briser la distance pouvant nous séparer de l'homme et du poète militant puisqu'elles font état de faits et liens inconnus du grand public.
Ma rencontre initiatique avec Miron se
fit lors d'une croisière sur le fleuve. On était au début des
années 1980. Cette croisière m'avait permis de l'apercevoir en « chair et en os » tout en étant « isolé »
parmi ses pairs. A un certain moment, quelqu'un du groupe pointa
Miron – esseulé au centre du pont, en disant « L'homme est
victime de sa légende! ».
Au fil du temps, j'en suis venue à nous reconnaître orphelins d'un "porte-voix". Cette réalité est en partie attribuable à la fin de vie d'un comité représentatif de mécanismes structurels, lesquels permettent de faire apparaître les préoccupations d'un milieu de vie!
Différences raisons ont fait que le comité d'office, nommé Comité des résidents et/ou Association des locataires aura choisi, un jour, de s'arrêter sur une voie de garage. Je vous invite à consulter la bibliographie donnée en fin de page, laquelle permet un retour sur certaines étapes.
Une approche récente m'apprenait que, malgré l'absence de fonctionnement, la structure légale du comité des résidents est demeurée viable. Toutefois, un retour à la vie doit correspondre à la formation d'un noyau responsable rattaché aux défis structurels d'un tel comité.
Ces dernières années, on s'en est remis au CCR. Cela dit, en réaffirmant ce que j'ai dit à Madame Francine Cayer lors d'un courriel daté du 17 décembre dernier:
« Je
vous fais part de ma satisfaction concernant la réunion
d'aujourd'hui, laquelle fut très éclairante de par votre exposé
en regard du mandat du CCR, y incluant les responsabilités des unes
et des autres, de même que par ce qui pourrait mener à une démarche
formelle en vue de la réactualisation de la plate-forme "Association
des locataires" de notre résidence. Ce qui pourrait
intervenir pour le bénéfice de tous et toutes, suite à une
concertation bien amenée.
Félicitations à vous et aux deux représentantes du CCR. »
Et maintenant...que nous voici dans la perspective d'un milieu de vie qui souhaite renouer avec le porte-voix des locataires!
Pour
références bibliographiques :
La
formation d'un comité des résidants-résidantes : Un défi
favorable au « bien commun » et au « vivre
ensemble »! L'Arc-en-Ciel – vol 2 no 2 (page 15) Édition 4
mars 2009
Bien
avant l'heure du nouveau bulletin...des rumeurs annonçaient la fin
de l'Arc
en ciel.
J'y ai perçu la fin d'un cycle parce que venant toucher aux mémoires
d'une communauté en constantes mutations. J'avoue avoir regretté
l'absence de consultation participative. D'une part, pour
l'affirmation d'opinions au sens large; d'autre part, pour
l'implication significative d'une résidence représentative de la
modernité.
Depuis
le début, le mensuel aura été le reflet de nos valeurs
et vaillances!
Pensons au fait que nous avons une
centenaire
participant encore à différentes activités et pour qui nous
avons planté un arbre;
pensons aux séances
hebdomadaires de culture physique;
pensons aux différents projets de l'arrondissement touchant notre
résidence, dont certains ont et/ou auront des incidences sur la
qualité de vie à travers le zonage et ses installations. Je viens
de faire référence au Champ
des possibles et
à la ruelle
Alma!
Pensons au
parrainage des arbres du quartier
nous englobant à travers les responsabilités liées au
verdissement. Je pourrais faire référence à quantité d'autres
projets...mais je m'en tiens aux plus marquants.
Évidemment,
pour notre plus grand bonheur, la Résidence
Mile-End
continuera d'avoir son mensuel ...mais encore faut-il se rappeler que
le nouvel historique des mémoires « Le
Mile-End »
commencera avec février 2016.
Ainsi, à l'heure de ce premier
numéro, rien de plus pertinent de signaler l'absence d'appartenance
avec les deux premiers numéros d'un bulletin qui, en dehors de
l'Àrc-en-Ciel ont été publiés sous une bannière de transition, à
savoir :
Le Mile-End. com (Édition du 1er
décembre 2008, 15 pages)
Le Mile-End.com (Édition
janvier-février 2009, 22 pages)
Puisse
l'inauguration d'un nouveau bulletin sous l'enseigne LE
MILE-END
affirmer le « vivre
ensemble »
et la résilience d'un regroupement d'aînés dont l'image de la
retraite renvoie à des valeurs
et
projets
aux frontières éclatées. Ce
qui prouve notre appartenance à la modernité!
Parution dans le Bulletin Le Mile-End, février 2016, vol. 1, no 1.
J'ai
voulu terminer la saison du verdissement 2015 par le dépôt de
doléances
et recommandations
auprès
des élus du Conseil d'arrondissement en ce qui concerne un lot
d'arbres pris en charge par le parrainage estival. Cette
présentation s'est effectuée à la séance du 5 octobre dernier.
J'étais accompagnée de quatre des marraines, à savoir par
Antonine Franklin – Monique Rocheleau – Marina Rosario – Agathe
Skelling.
Sur place, j'ai présenté la mise en contexte
permettant au maire Luc Ferrandez et à ses conseillers, et de même
au public, de cerner les limites de tout parrainage lorsque le
déficit « santé » de l'arbre s'affiche toujours plus
évident, et ce, malgré la veille exemplaire des personnes
ressources.
Parallèlement
à ce qui vient d'être signifié, le moment était propice pour
introduire nos attentes en regard de l'été 2016, à savoir par
rapport à l'augmentation des quantités livrables en végétaux et
compost. Ce qui permettait de faire reconnaître nos attentes face
à la distribution effectuée par l'organisme Rue
publique.
Car, il n'est pas anodin de ramener aux éléments livrés lorsqu'on
fait référence à la qualité de l'apport pour le verdissement.
Cela
dit dans la perspective d'une interrelation entre sols et végétaux.
Ce à quoi nous serons souvent ramenés en 2016 compte tenu que l'ONU
vient de la décréter L'Année internationale des sols afin de
sensibiliser la population à leur protection et de promouvoir leur
gestion durable.
1
Dans la semaine ayant suivi notre visite au
conseil d'arrondissement, Richard Ryan est venu faire un constat sur
les lieux. Théoriquement, il pouvait admettre la nécessité d'une
expertise sur l'arbre en déclin. Par contre, cette responsabilité
s'avérant de notre pallier, il m'a suggéré d'intervenir par un
appel téléphonique auprès des fonctionnaires responsables de
l'ouverture d'une requête, laquelle englobe la mise en branle d'un
processus d'investigation.
Nous
pouvons maintenant dire « mission
accomplie »
puisque la saison « verdissement et parrainage
2015» se termine dans la foulée de responsabilités menées à
terme.
Et maintenant, malgré notre désir de
conserver tous les arbres du territoire, il nous faudra s'en
remettre au rapport officiel, lequel débouchera sur un diagnostic
pouvant englober la recommandation d'une action radicale! A suivre!
1Le
sol, cet incroyable réservoir d'êtres vivants – Lise Gobeille –
Jardins – Le Devoir 11 octobre 2015.
Nous
sommes traversés par des temps voulant le nivellement des
appartenances. Comment avancer dans les rapports à l'autre
sans oublier nos mémoires ? Ce matin, je ne peux que
penser à ma lettre du 6 décembre 1996, laquelle fut envoyée
à MIRON alors même que je venais d'apprendre sa fin
imminente (voir ladite lettre dans la correspondance du
blogue). - voir le propos de la lettre un peu plus loin...-
La saison s'étire et garde les responsables de
certains îlots à la fonction d'arrosage. J'admets que l'année
2015 m'a obligée à faire le bilan du travail lié aux
responsabilités du jardinage. Ce qui fait intervenir le rapport à
certaines responsabilités, partageables par ailleurs, pour peu
qu'on s'entende!
L'interrogation m'a rejointe par le retrait de
deux pionnières de la première heure. Sans oublier le déclin de
mes propres forces. D'où le questionnement renvoyant à l'idée de
parer aux désistements inattendus pouvant intervenir en cours de
saison.
Ce forum pourrait s'avérer un moyen de penser
ENSEMBLE l'élargissement de la collaboration. Ce qui permettrait
le coude à coude et la mixité « pouces verts » et
« personnes ressources liées à l'arrosage ». Il
aurait, de même, l'avantage d'ouvrir le débat sur des tâches
pouvant paraître lourdes, mais dont les difficultés s'évanouissent
à partir d'accommodations propres à l'arrosage. Cela dit en
acceptant que les installations ne sont pas tout et que
l'élargissement de la participation des résidents-résidentes
vient en avant-plan, et ce, d'autant plus en périodes de canicule!
Il faut admettre que le verdissement de ce
territoire - auquel nous avons participé depuis l'ouverture - est
encore à l'état d'évolution. Ajoutons que le verdissement a un
impact direct sur la santé physique et mentale de tout individu.
D'autant plus lorsqu'il y a participation de l'humain à des tâches
reliées au tellurique. Ce qui renvoie à la VIE en chacun!
Septembre laisse supposer une troisième marche
en direction du Champ des possibles. Il s'agit vraisemblablement de
la dernière! A moins, bien sûr, qu'une convergence d'influences
se manifeste en vue d'autres sorties. Toute marche est
représentative de partages et découvertes liés aux mutations du
territoire.
En
cette saison estivale 2015, il s'avère pertinent de ramener aux
forces d'un projet nous reliant au Champ des possibles. La portée
évolutive m'incite à mettre en avant-plan attentes et apports
multi
dimensionnels intervenantpar
la ruelle
Alma.
Cela dit en admettant que, dans l'immédiat, de nombreux traits
conceptuels s'avèrent inaccessibles!
A
différents égards, on peut s'en étonner, voire s'en inquiéter!
Justement parce que l'information circule pour d'autres facettes du
projet. Ici, je ferai particulièrement référence à la
publication signalant
que l'arrondissement travaille à poser des actions concrètes et
cohérentes pour le réaménagement des voies ferrées du Canadien
Pacifique ceinturant le nord du Plateau-Mont-Royal.1
Bien sûr, au sens large nous savons que le
concept de la ruelle mettra en compte des sentiers pour piétons et
vélos, mais la zone liée au commerce persiste à demeurer « zone
grise ». Tant et aussi longtemps que demeure l'imprécision du
concept lié au commerce, la mise en place de normes se révélera
sans lendemain. Avancer dans la représentation d'un dialogue entre
les parties invite au déblocage concernant les zones grises.
Bref, la transparence ne peut que servir
l'évolution. Ce qui, en temps et lieu, pourrait englober le dépôt
de recommandations concernant l'art de vivre d'une résidence pour
aînés. A ce tournant... la population de la Résidence Mile-End
deviendrait directement concernée.
1
Vers le redéveloppement des abords des voies ferrées – Bulletin
Le Plateau-Mont-Royal – vol 5, no 1 - Hiver-Printemps 2015.
J'étais de la dernière heure de cette rencontre organisationnelle du Forum social mondial 2016 se tenant à l'Université Mc Gill durant l'après-midi du samedi 29 août 2015.
Au fil des mois, le profil de l'événement mondial s'affirme (www.fsm2016.org). Tout en demeurant centré sur l'idée d'alliances entre les peuples - alliances essentielles à la création d'un monde meilleur - il faut quand même s'interroger sur l'impact de tout forum social face aux urgences de l'heure!
Cela dit sans se leurrer, tout en admettant que le pouvoir politique se gagne à la mesure de défis et engagements pouvant surprendre. Ainsi peut-on reconnaître que la plate-forme qui s'offre à travers le Forum social 2016 s'inscrit dans une démarche jumelant expériences et partages à travers des comités autogérés; de même à travers ce qu'on nomme déjà Nouveaux cahiers de l'université populaire.
Je dois d'abord
te remercier d'avoir accepté cette interview alors même que tu
t'apprêtes à prendre une distance avec le projet pratique du Champ
des possibles, et ce, pour mieux servir sa polyvalence. Toi qui est
venue rejoindre l'équipe du Champ des possibles dans l'enthousiasme,
tu es en poste depuis combien de temps?
J'ai assisté à la séance du conseil d'arrondissement du Plateau Mont-Royal du 6 juillet. J'y faisais un retour après une année d'absence. Ce qui me permettait de revoir mes balises. Que puis-je dire sinon que j'y ai retrouvé des citoyens de plus en plus orientés sur le plan de la démocratie participative. De même, un maire fortement à l'écoute mais demeurant branché sur les défis défendus par Projet Montréal.
On peut reconnaître que le projet verdissement par les saillies ne fait pas que des heureux. Ce que je peux reconnaître des stratégies de l'approche citoyenne de Projet Montréal est qu'on cherche à travailler avec la base citoyenne de façon à ce que les concessions renvoient à une autre analyse tout en mettant en compte l'approche pédagogique. Celle-ci sert le dialogue et la soirée d'hier en faisait la démonstration. Le ton des échanges, l'aspect documenté, l'écoute des uns et des autres ...tout cela en témoignait. Par les échanges, on pouvait noter la volonté d'un travail de perfectionnement dans le coude-à-coude en vue de solutions à l'intérieur de comités. Ce qui est essentiel pour que fonctionne la démocratie. Cette façon de faire servira la mise en place de valeurs stratégiques aux fins de la démocratie participative.
Que ce soit pour les saillies ou pour les ruelles vertes, certains projets viennent indubitablement transformer l'art de vivre d'un quartier. Par les comités, on dépasse le mandat d'une élection, mais aussi le pouvoir éphémère de la démocratie participative associée aux emménagements/déménagements.
Pour ma part, je pense à un projet de verdissement comme celui de la ruelle Modigliani, lequel projet aurait pu introduire à des concepts de préservation plus structurés en engageant la démocratie participative par delà « emménagements-déménagements ». Ce qui aurait permis jusqu'à la préservation de murales faisant de ce territoire « un petit musée à ciel ouvert ». Les artistes ayant collaboré méritaient mieux que l'abandon aux intempéries mais il faut y voir des fautes d'époque pour les projets liés à l'art du verdissement, et ce, malgré la bonne volonté des Ecoquartiers. Évidemment, j'aurais souhaité livrer mon analyse à travers publication, mais l'audience des ruelles vertes restant faible...l'ensemble de la réflexion reste en archives!
La rencontre visant la répartition des responsabilités en regard du verdissement s'est tenue le mardi 12 mai. J'aurais souhaité qu'on y vienne en plus grand nombre...tout en devant admettre que la qualité des présences permettait d'ouvrir sur plusieurs volets de réflexion, notamment sur ce qui fait lien avec la cellule des participants et le projet verdissement de toute saison estivale.
J'ai profité de l'heure pour signaler ce besoin d'élargir la « cellule environnementale » laquelle, d'année en années, prend forme avec le marrainage/parrainage. Comme motif principal, j'ai mis en avant-plan le besoin de favoriser l'équilibre autour de tâches et défis, tout en favorisant le coude à coude pouvant engager vers la relève à travers l'esprit qu'on voudra bien donner à ce coude à coude.
Il faut aussi voir que ce territoire reste virtuellement ciblé par un vaste projet piloté par l'arrondissement. Je viens de faire référence à ce projet du parrainage des arbres mais aussi à ce projet de proximité,bien qu'encore à l'état latent et pourtant de notre voisinage immédiat, que sera la future ruelle Alma. Bien que sous la responsabilité de l'arrondissement, ces projets serviront l'«art de vivre» des habitants de la Résidence Mile-End. En attendant leur réalisation, une double démarche nous incombe puisque, d'année en années, nous renforçons les marqueurs de certaines appartenances.
Admettons que le parrainage des arbres se rattache autant au verdissement qu'à ce qui est conservation. Si on agrandit la lunette, le défi permet d'y associer poésie/écologie/science puisqu'il s'y trouve une volonté politique d'orienter la population vers des formes de dépistage. Un article récent du Journal Le Devoir représentait cette réalité liée à la participation citoyenne en regard de défis écologiques. En voici un court extrait : «On sait également que les fosses des arbres de rue sont bien trop petites pour permettre leur développement et que cette situation doit changer. Et je trouve important que notre vision de l'arbre passe d'une vision esthétique à une vision axée sur la biodiversité. »1
Je termine en rappelant à ce qui m'apparaît de prime importance pour notre évolution, à savoir l'«élargissement de la participation». Vos collaborations, sporadiques et/ou soutenues, seraient à même de faire apparaître les liens entre l'écologie et l'esthétisme par le verdissement tout en renvoyant à des tâches d'accompagnement dont peuvent avoir besoin les parrains-marraines.
A vous de jouer le jeu du coude à coude lors de moments précis! D'où mon appel à la vigilance pour plus d''accompagnement de la petite équipe « verdissement » d'une saison estivale !
1) Les arbres, les frênes et l'agrile (Lise Gobeille – Le Devoir – Jardins – p. D6 – 3 mai 2015)
Mon texte intitulé « Non à l'austérité » (vol 7, no 1, fév 2015) est venu soulever quelquess interrogations concernant ce qui s'apparente à de l'essoufflement, voire même à la fin d'un rêve! Ma vision se profile sans ambiguité dans l'extrait suivant: « Et pourtant, nous sommes de ce monde en profonde mutation. Il est plausible de nous imaginer dans la foulée d'une lutte à finir à travers générations...tout en admettant que l'accélération de la robotisation du travail pourrait favoriser la fin de la lutte des classes . Pourquoi la fin? Parce que les maîtres du capital prennent de plus en plus de pouvoir à travers technologies et mondialisation.» 1
Sans pour autant être du côté du capitalisme, je sais que la longue marche menant vers un profil socialiste restera un monde idéal à conquérir par une longue marche. Un professeur de l'UQAM a récemment publié Autopsie d'un mythe2 afin de faire le point sur la pensée politique de la gauche québécoise, mais aussi renvoyer à ce qui ressemble autant à la trahison qu'à l'absence de legs par un retour du maître vers la case de départ. Ce qui nous renvoie à ce maître du marxisme revenu au capitalisme. La pensée analytique de Louis Gil permet tout autant de reconnaître les limites des uns et des autres à travers les forces politiques d'une doctrine.
Pour toutes ces raisons, je m'interroge sur le profil de luttes citoyennes des prochaines années...et dès lors sur le profil évolutif d'une lutte des classes selon la théorie marxiste. Justement parce que des mutations d'époque feront surgir non seulement des luttes multiformes, mais aussi ce besoin de repenser les mots « prolétaires et bourgeoisie ».
Reconnaissons toutefois l'importance des paroles à travers débats. Tant et aussi longtemps que perdure le silence sur le pouvoir sournois du capitalisme, le jeu de ficelles derrière l'écran fait qu'on peut croire à la transparence de certaines ententes politiques quand il s'agit d'interventions servant les rapports de forces et les orientations du capital. A preuve les avancées de Noam Chomsky concernant les façades qui peuvent mettre l'ONU en avant-plan quand, derrière le paravent, se recoupent l'OTAN et les États-Unis! 3
1. Non à l'austérité! Jeanne Gagnon – L'Arc en ciel, Fév 2015, Vol 7, no 1. 2. Autopsie d'un mythe – Réflexions sur la pensée politique de J-M Piotte, Louis Gill – M éditeur, 2015 (144 pages) 3. Le nouvel humanisme militaire – Leçons du Kosovo , Noam Chomsky, pp. 154-161
Une rencontre citoyenne s'est tenue le 30 mars dernier au Théâtre Rialto, rencontre suivie par une conférence « grand public » lors du 12 avril, et ce, sous les auspices de l'organisme Mémoires du Mile-End. L'agenda des rencontres annonce un autre rassemblement pour le 27 avril 2015, lequel se tiendra au Rialto. Ce dernier événement permettra de sensibiliser tant les Amis du Champ des possibles que le grand public en présence des élus du conseil d'arrondissement. Ce moment- clé doit permettre aux différentes instances de faire le point sur la complexité d'un projet citoyen, et plus particulièrement sur ce qui englobe budget pour fins de décontamination. Le dossier est d'autant plus lourd qu'il met en concertation différents palliers administratifs, à savoir l'exécutif des Amis du champ des possibles, les élus du conseil d'arrondissement du Plateau Mont-Royal, les officiers de la Ville centre, et finalement le gouvernement du Québec à travers l'implication du Ministère de l'environnement.
Sur le plan environnemental, le calendrier des travaux de décontamination deviendra effectif sitôt qu'un budget sera officiellement déposé. Entre temps, les Amis du champ des possibles travaillent à l'ébauche du profil d'aménagement tout en tenant compte d'une volonté citoyenne gardant le cap sur la vocation « biodiversité » de ce site.
Toute personne désireuse de mieux connaître la longue marche du Champ des possibles pourrait faire lecture de deux interviews parues dans les pages de notre bulletin L'Arc-en-Ciel, d'une part Roger Latour (Octobre 2010); d'autre part Emily-Rose Michaud (Décembre 2010).
Renouer avec le site du Champ des possibles
En cet été 2015, la Résidence Mile-End pourrait vraisemblablement renouer avec l'idée d'une marche hebdomadaire vers le Champs des possibles. Cette marche symbolique s'est vécue avec plus ou moins de succès entre 2009 et 2013. Il s'agissait d'une sortie matinale hebdomadaire (entre 10h00/11h00) dont j'assumais la responsabilité. Ce qui correspondait à un double but, à savoir donner visibilité au Champ des possibles tout en faisant de la Résidence Mile-End un lieu sensible à la qualité de vie par l'environnement.
Par la suite, j'ai pris mes distances avec la marche compte tenu qu'elle engageait mes disponibilités sans pour autant éveiller d' intérêts autour du site et/ou de l'activité physique.
Mais le temps a passé et, tout en voulant demeurer dans une perspective réaliste, je me retrouve disposée à renouer avec la marche pourvu qu'il y ait partage du leadership. L'activité m'apparaît réalisable pour peu que d'autres personnes viennent partager cette prise en charge du leadership. Idéalement, il y aurait lieu de penser à quatre ou cinq participant-e-s afin de permettre l'exercice d'un « pilotage » mensuel par chaque leader. Car même si les exigences du leadership restent minimales, elles invitent à faire circuler de l'information et à se tenir disponible dans le hall un peu avant l'heure du départ. Sans oublier que l'annonce et l'annulation de la marche repose sur le leadership.
La sortie hebdomadaire et son profil
A ce jour, la marche hebdomadaire s'avérait de l'ordre d' un exercice physique, sans plus, mais on pourrait la réinventer. Je donnerai pour exemple le fait d'y associer une période « inventaire » de la biodiversité, voire même y associer un court moment pour le chant ou des poèmes. Sur le seul plan de l'activité physique, la marche demande globalement quarante-cinq minutes. De par mes discussions avec les Amis du Champ des possibles, je sais que nous pourrions éventuellement bénéficier d'une rencontre avec le naturaliste Roger Latour. Dans les faits, il ne sera pas interdit de donner une double fonction à la sortie.
Je sais, par Marcel Brouillette, qu'il y a volonté d'orienter certaines activités de gymnastique vers le Champ des possibles. Ce que j'encourage fortement, tout en ayant l'appui de l'exécutif des Amis du Champ des possibles. Parallèlement, que ce soit par les marches hebdomadaires ou par les classes de gymnastique « plein air » sous un leadership maintenu, la Résidence Mile-End renvoie à l'image d'un vieillissement actif.
Itinéraire ou comment accéder au Champ des possibles
Il est possible d'y accéder soit par Henri-Julien ou De Gaspé. L'idéal est d'y entrer par Henri-Julien. Explorez en remontant Henri-Julien vers le Nord. Dépassez la rue du CARMEL – et tout en demeurant sur Henri-Julien, il y a lieu de constater que sur votre gauche, s'offre l' entrée sur le Champ des possibles. En même temps, vous êtes maintenant face au mur de pierre du Monastère des Carmélites.
Vous voilà devant quelques sentiers naturels NORD-SUD et EST-OUEST effectués par la circulation piétonne sur le site du Champ des possibles. Si vous empruntez le sentier menant au NORD....il vous conduira jusqu'à la voie ferrée (mais qu'il est défendu de traverser); Si vous empruntez l'un des sentiers menant vers l'Ouest du Champ des possibles, vous arriverez sur le deuxième sentier NORD-SUD lequel longe les bâtiments de la rue de Gaspé dont les façades arrière donnent sur le Champ. Finalement, ce deuxième sentier Nord-Sud vous permettra de repérer le sentier Est-Ouest donnant accès jusqu'à la sortie sur rue de Gaspé.
Aujourd'hui, 1er mai 2015, la vénérable doyenne de la Résidence Mile-End renvoyait à la majestueuse dignité d'une femme centenaire. Il était impressionnant de la voir du cortège des officiels, sans support aucun, se diriger vers la table d'honneur avec amis et parents. Il faut se rappeler que notre doyenne est née durant la Première Guerre mondiale! Depuis lors, Alice a traversé quelques époques et guerres, avançant dans le temps d'une vie où les femmes revendiquaient le droit à l'égalité; tout en produisant de l'existence individuelle et/ou collective. En ce lieu interfère l'assurance métaphysique dont parle J.F. Volpert dans La machine à exister. En ce lieu se recoupent les batailles du féminisme.
La présence des officiels Amir Khadir (député de Mercier) et Marie Plourde (conseillère de l'arrondissement pour Projet Montréal) a permis de faire quelques liens fort pertinents.
Ce qui m'apparaît évident à travers la centenaire honorée aujourd'hui à la Résidence Mile-End est le fait que nous, membres de la cité politique, devrons désormais poser un autre regard sur ce qui est « fin de vie » puisque toutes les « Alice » centenaires de ce monde nous convoquent tant à l'achevé qu'à l'inachevé. Ce dont font partie les liens humains et les choix personnels à travers l'histoire de chacun.
Même si le comité environnement n'est
plus, avec la venue du printemps s'introduit l'éveil de la nature
et, bien sûr, la remise en question de la participation des uns et
des autres. Cela dit, en admettant que d'année en année, tout
bénévolat mérite d'être repensé. Je me dois d'avouer mon propre
questionnement quant aux transformations qui méritent de
s'appliquer. Cela dit en admettant l'importance d'un
questionnement, mais aussi de la mise en commun de nos interrogations
en regard de défis acceptables.
Voilà pourquoi j'envisage une
rencontre informelle, laquelle regrouperait autant les bénévoles du
passé que ces nouveaux locataires désireux d'une implication
concernant les défis environnementaux du prochain été. L'an passé,
on a vu se former des équipes de deux et trois personnes pour une
même zone de verdissement. Ce qui allégeait tout en orientant vers
de beaux modèles de participation citoyenne.
Nous avons besoin de l'apport
constructif des uns et des autres...pour l'établissement de profils
renouvelant les défis de la belle saison.Sans la participation
volontairement assumée en solo et/ou en équipe, le territoire de
nos défis restera dans l'abandon!
Une rencontre de groupe pourrait
vraisemblablement se tenir à partir de la semaine du 20 avril, voire
un peu avant pour peu que l'arrondissement nous signale des
échéanciers par rapport à la prise en charge des végétaux. La
dynamique de la rencontre permettra une discussion ouverte concernant
les défis de la cellule environnement pour l'été 2015 tout en
ouvrant sur un partage favorisant la formation d'équipes.
Quant à la date...celle-ci vous sera
signalée en temps et lieu sur les babillards sous le titre : «
Défis de verdissement de l'été 2015 – Rencontre en vue de
former les équipes ».
La Journée Internationale du 8 mars 2015 permet de rappeler que l'événement annuel s'est vu officialisé par les Nations Unies en 1977. Depuis lors, d'autres tribunes politiques se sont ajoutées, notamment à travers La Marche mondiale des femmes de l'an 2000. Ainsi, de quinquennat en quinquennat, le féminisme planétaire nous rappelle aux revendications de « Paix-Justice-Égalité-Liberté-Solidarité » tout en donnant visibilité à l'agenda d'un féminisme de rupture face aux trois systèmes d'oppression que représentent « Patriarcat-Capitalisme-Racisme ».
Par le féminisme planétaire, la précision des liens (largement diffusés sur la toile) circule tout en permettant de reconnaître l'influence des échanges, notamment ceux de la 9ème Rencontre internationale des femmes tenue au Brésil en août 2014. Ce qui nous introduit au slogan de la Marche mondiale des femmes 2015 lequel nous renvoie à une symbolique de rupture par la phrase : « Libérez nos corps et nos territoires ».
Dans la foulée préparatoire de cette Marche mondiale des femmes 2015, un pont susceptible de servir les défis du féminisme planétaire vient s'ajouter. Je fais référence à la mise en place de la « Journée d'actions internationales ». Le JOUR dédié à ce féminisme d'actions se tiendra le 24 avril prochain.
Cela dit en rappelant à l'importance de se tenir disponibles, voire critiques, afin de faire avancer les valeurs émancipatrices à travers les principes d'humanité véhiculés par le féminisme. Sans oublier que nous appartenons à l'humanité. Sans oublier les faces cachées de mise en tutelle pouvant émaner de certains symboles. Ce qui, au sein même du féminisme, fait intervenir des ruptures. Comme nous appartenons à l'humanité, je nous réfère à un fragment d'un philosophe de grande intensité : «l'humanité de l'homme n'est ni un « constat » vérifiable, ni le résultat d'une recherche, ni un héritage : c'est un projet. Ce projet, sans cesse, est devant nous, aléatoire et menacé, comme le sont les projets humains. L'humanité fait partie de ces principes énigmatiques qui doivent sans relâche être réinterrogés et défendus, faute de quoi ils se dissolvent et disparaissent dans les fracas de l'histoire naturelle. (…).» 1
Bref, il faut se tenir disponibles et admettre que dans la foulée de l'émancipation, des ruptures peuvent s'introduire. Ce qui fait partie du renouvellement de l'humanisme!
1Une politique de la douleur – Pour résister à notre anéantissement – pp. 171-173 – Paul Chamberland – VLB Éd. 2004