vendredi 4 mai 2012

En bref..."Les intouchables"

Par: Jeanne Gagnon

Comme il m'arrive souvent, je me suis laissée guider par une publicité tapageuse laissant supposer un film exceptionnel.  De fait, le film "Les intouchables"  livre une histoire qui n'a rien de banal tout en restant dans les émotions de surface. A mon sens, le choix d'un Noir comme personnage délinquant fut une erreur quand on admet que l'histoire d'origine met en compte deux Blancs et que les attitudes du Noir renvoient constamment à une double dimension "individu et culture" de par le comportement.  Plusieurs scènes  auraient gagné en  forces émotives  par delà le ludique.

lundi 2 avril 2012

En bref... Qui suis-je? Où suis-je? Où vais-je?

Par : Jeanne Gagnon
Le 2 avril 2012


Texte refusé par l'Administration - Bulletin l'Arc-en-ciel:

Selon moi, l’assemblée générale spéciale de la Résidence Mile-End du 16 mars 2012  s’est révélée  le  miroir  d’interrogations identitaires pouvant se  résumer à  trois questions de principe, à savoir :  Qui suis-je?  Où suis-je?  Où vais-je?   

Évidemment,  les deux premières questions ouvrent à quelques réponses,  mais celles-ci  n’en restent pas moins faites d’hésitations et  doutes.  Quant à la troisième question, nul ne saurait  s’y aventurer sans devoir revenir à l’identité et ses liens  à travers le principe de toute existence : « Qui suis-je? ».

Si l’Association des locataires s’est révélée structure difficile à cerner dans ce qu’elle a été et pourrait devenir,  on a pu noter une même distance de la base lorsqu’il est question des comités.  Dans l’ensemble, les comités sont perçus comme des lieux inactifs.  Cela dit en tenant compte que le comité des loisirs est évalué comme structure fonctionnelle à travers la visibilité qu’il se donne par la préparation d’activités dédiées aux locataires tout en gérant un budget représentatif.  

Au premier degré,  je me suis étonnée de constater que les perceptions négatives englobaient le comité environnement quand il y a toujours diffusion d’information dans les pages du bulletin l’Arc-en-Ciel.  Cela dit, tout en devant admettre que l’information circule en différé, mais on ne peut tout dévoiler, et ce,  pour différentes raisons.  La raison principale est liée au fait de travailler avec des partenaires. Ce qui fait que nous ne sommes pas toujours maîtres de l’information à diffuser.

 Lorsque je parle de partenaires, je fais référence à l’Université de Montréal  et au comité citoyen.  Ces partenaires nous ont souvent amenés à différer l’information (exemple : le sondage – la pose de capteurs dans les appartements – le bilan à présenter officiellement devant les locataires de la Résidence Mile-End dans un avenir rapproché, etc.).

Maintenant que nous avons orienté un partenariat avec le comité citoyen,  nous sommes tenus à une même confidentialité à travers l’évolution du dossier.  Nous sommes dans la phase initiatique dite « évaluation de stratégies » tout en travaillant sur du concret, à savoir sur l’existence ou non de règlements  par rapport à ce qui est « pollution sonore » sur les rues de Gaspé et Maguire.   Toute cette recherche viendra se greffer aux gains de l’étude scientifique, mais aussi aux  revendications que nous voulons faire en partenariat avec le comité citoyen.  Mais avant les gains, nous devons passer par la filière « recherche » et ensuite établir des stratégies en vue d’aller vers les élus de l’arrondissement. Lorsque viendra le moment de diffusion, le comité environnement produira un document qui sera publié dans le bulletin.

A titre de citoyenne,  j’avoue être sortie satisfaite de cette assemblée générale spéciale du fait qu’elle nous  a permis d’identifier certains problèmes liés à la circulation de l’information,  tout en orientant l’assemblée vers des principes identitaires significatifs.

Personnellement, je suis pour la continuité de  l’Association des locataires tout en étant du groupe axé sur l’approche citoyenne, et ce, dans une perspective où le plan d’actions introduirait à des défis et attentes.







jeudi 8 mars 2012

Qu'est-ce que le féminisme?


Cette  journée du 8 mars 2012 invite à un regard inquisiteur sur le féminisme. Ma perception de féministe s’est étoffée par le militantisme terrain doublée de la fréquentation des grandes figures du féminisme. Je pourrais citer de multiples femmes ayant participé à mon éducation, car les influences sont multiples. Le langage de France Théoret reflète à la fois l’image du féminisme intellectuel et terrain par cette phrase : « Le mouvement féministe repose sur une expérience, le passage du privé au public ». (…). « Le féminisme est un horizon sur la société et la politique, comme toute expérience intellectuelle appelant le goût de la connaissance. » i

Ce regard sur le 8 mars restera superficiel tout en rappelant aux grandes idées du féminisme à travers l’implication personnelle ou collective. Au fil du temps, tant les femmes que la société civile perçoivent la volonté politique du féminisme pour l’égalité hommes-femmes tel un pont pouvant conduire à un monde meilleur, voire à un monde sans guerre!

Les archives québécoises font état d’une réflexion féministe quant à l’idée d’une société sans guerre dès les années 60. Preuve nous en est donnée par cette rencontre d’avant-garde relatant l’ordre du jour d’une soirée du 8 mars 1960. Dans les faits, on y traitait de paix et désarmement à partir du rôle exercé par quelques femmes de l’élite québécoise. C’était l’époque où Simonne Monet-Chartrand revenait d’une mission de paix avec la Délégation canadienne dans 11 capitales d’Europe. Dans son récit autobiographique, elle affirme :

« il était de la volonté des femmes de l’époque quant à l’idée d’entreprendre des revendications politiques pour que notre pays soit déclaré zone libre de toute arme nucléaire, pour que les dépenses militaires soient diminués et que ces fonds servent à des fins pacifistes (santé – éducation – etc.) ». ii

Malgré la mise sur pied d’un comité Femmes et mondialisation au sein de la Fédération des femmes du Québec, comité dont je suis membre depuis plusieurs années et dont la préoccupation est liée au développement de la mondialisation, de même à l’idée d’une société sans guerre, on note les difficultés à faire apparaître l’image négative du Canada face à ses positions à l’échelle internationale. Le féminisme est d’une nécessité absolue pour l’évolution d’un monde sans guerre, mais il reste que la faiblesse du féminisme pourrait s’avérer l’écart entre l’intelligentsia et féminisme « terrain ». Ce qui fait que l’éducation populaire n’arrive pas à donner sens à des prises de position féministe qui rejoindrait la société civile.

En rapport avec l’idéal d’une société civile proche des positions gouvernementales, la réflexion d’un éditorialiste rattaché à la politique internationale renvoie à l’écart pouvant exister entre une société civile et le pouvoir politique en place:
L’armement produit un nombre politiquement préoccupant d’emplois et de votes. Il est futile de rappeler que les États-Unis sont les premiers vendeurs d’armes au monde et que le premier vendeur d’armes est, presque inévitablement, celui dont les emplois dépendent le plus de cette sinistre et gloutonne industrie. Rappelons quand même que les États-Unis occupent ce premier rang et gonflent leur avance sur les autres marchands de canons de relevé en relevé. Comme le budget militaire étatsunien équivaut aujourd’hui au total des dépenses consenties par les quinze ou vingt pays suivants, on imagine à quel point l’emploi militarisé pèse lourd dans les élections américaines. En ce sens, un président américain ne maîtrise jamais parfaitement le cheval sur lequel il caracole et la substitution d’un cavalier à l’autre ne change pas nécessairement grand-chose aux fonds de l’animal. iii

N’oublions pas que tout ce qui intervient à travers le quotidien peut avoir une influence réelle sur les politiques gouvernementales. France Théoret fait un rapprochement quant à l’évolution des femmes du Québec à travers l’émancipation amenée par le féminisme, et plus particulièrement, lorsqu’elle signale que « le mouvement littéraire articulé autour du féminisme est né d’une culture laïque voulant la reconnaissance efficiente de l’existence de deux sexes. iv

La bataille pour l’égalité fera partie des défis tant et aussi longtemps qu’il y aura inégalité entre les hommes et les femmes. L’idée d’égalité ne peut que renvoyer aux mutations amenées par la laïcité avec les années 60. Toutefois, la Charte québécoise des droits et libertés de la personne (dont l’article 50.1 et le préambule) introduit le droit à l’égalité entre les femmes et les hommes et la liberté religieuse. v Madame Christiane Pelchat admet d’emblée que « la voie est parsemée d’embûches ». Ce qui fait de la question du voile un « lieu de réflexion » à travers débats en vue de balises ayant des incidences sur l’égalité hommes-femmes, et de même sur l’exercice de la liberté de la personne au sein d’une société pluraliste.

Ces luttes demanderont un certain courage. Il faut se rappeler qu’une féministe comme Thérèse Casgrain a mené un combat ferme, malgré l’idée de division au sein du mouvement des femmes. De fait, les archives prouvent que, consciemment, elle fit le choix de vivre cette division dans le but de servir la cause du Mouvement des femmes à travers des principes idéologiques. C’est pourquoi elle écrira : « c’est à cette condition qu’un discours féminin autonome pourra émerger ». vi Je rappellerai que son discours avait été devancé par l’audace d’une autre féministe, à savoir par Simone Monet-Chartrand, qui, en 1940, se présenta devant l’Épiscopat en vue de les saisir des besoins d’une spiritualité vraiment laïque. vii

CONCLUSION :
Le féminisme a lancé un processus de réflexion concernant les 20 dernières années du Mouvement des femmes. La mise en branle en 2011 aboutira aux états généraux du féminisme devant se tenir en 2013. Ce processus devrait avoir un réel impact, et plus particulièrement si la liberté d’expression en fait un lieu de débats non contrôlé par l’intelligentsia. L’enracinement terrain est à ce prix.

Rappelons qu’en 1975 le Mouvement des femmes projetait de grands thèmes de réflexion et d’action…lesquels thèmes demeurent d’actualité. Ces thématiques portaient sur : le corps, le travail, la parole et le pouvoir. viii Cette référence tient compte de la volonté politique du féminisme de l’heure à travers :
  • L’émancipation de la femme face au patriarcat;
  • L’autonomie de la femme à travers le corps;
  • Le décloisonnement des violences à travers les rapports de forces
  • L’éducation citoyenne permettant de faire des liens entre démilitarisation – industrie de l’armement – transfert de l’économie et monde de paix.

Bonne fête du 8 mars à tous et toutes!



i Écrits au noir – France Théoret – Ed. Remue Ménage – Ed. 2009 – p. 100

ii Ma vie comme rivière – Autobiographie – Tome 3 – Ed. R-Ménage -S.Monet-Chartrand- (pp. 315-316)
iii Les enfants de Winston – Essai sur la jovialité – Laurent Laplante – Ed. Anne Sigier 2003 (p. 51)
iv Écrits au noir – France Théoret – Ed. Remue Ménage – 2009 – p. 65
v Pour une pleine participation des femmes à la société (Christine Pelchat présidente du Conseil du statut de la femme – Gazette des femmes – janv-fév 2011, p. 5).
vi L’Histoire des femmes au Québec depuis quatre siècles – Collectif Clio – Ed. Quinze – pp. 453-454
vii Ma vie comme rivière – Autobiographie – S. Monet-Chartrand – Ed. R-Ménage – Tome 3 (pp. 47-48)
viii L’Histoire des femmes au Québec – Collectif Clio – p. 494

En bref... Rassemblement féministe du 6 mars 2012

Par :  Jeanne Gagnon

Moment particulièrement choisi que cette rencontre annuelle autour du 8 mars pour toute féministe désireuse de faire le point sur les forces et faiblesses du Mouvement des femmes tout en ouvrant aux perspectives d’un  nouveau souffle amené  par les États généraux. (etatsgeneraux@ffq.qc.ca).   

La soirée a permis de  rappeler aux avancées du féminisme québécois tout en renvoyant à ce qui s’affiche d’inégalités au sein d’une société reconnue pour son avant-gardisme. Le rassemblement s’est révélé significatif sous différents angles. Tout d’abord  par l’évidence d’un  rapprochement intergénérationnel qui n’était pas factice.  Cela dit tout en ramenant au nivellement qui, ces dernières années, s’est implanté à partir d’un décloisonnement du féminisme  « militant  et d’analyse ».  Le nouveau souffle invite au renouvellement des perspectives tant  à l’intérieur du Mouvement des femmes que par l’influence sensible du féminisme vu comme moitié d’une société civile.

Si le discours de la jeune frange féministe peut apparaître gauche par moment,  il n’en apporte pas moins des valeurs sûres par l’approche. Ce qui m’incite à saluer l’ouverture  au débat.  Les états généraux permettront de vérifier cette réalité de près.

Si la « Trousse  d’outils » en circulation fait voir les défis amenés par les « États généraux », on en dénote pas moins certaines carences dont il faudra tenir compte.  Ici je fais référence directement aux violences, à la pauvreté, aux logements sociaux et aux Logements abordables Québec (LAQ).

Mais encore une fois…seul le temps permettra de faire le test des résultats d 'États généraux féministes (2011-2014) suscitant de grandes attentes au sein du Mouvement des femmes! 


mardi 6 mars 2012

Qu'est-ce que le féminisme?

Par : Jeanne Gagnon

La journée du 8 mars invite à un regard inquisiteur sur le féminisme.  Ma perception de féministe s’est étoffée par le militantisme terrain doublé de la fréquentation des grandes figures du féminisme.  Je pourrais citer de multiples femmes ayant participé à mon éducation,  car les influences sont multiples.  Le langage de France Théoret reflète à la fois l’image du féminisme intellectuel et terrain par cette phrase : « Le mouvement féministe repose sur une expérience, le passage du privé au public ». (…).  « Le féminisme est un horizon sur la société et la politique, comme toute expérience intellectuelle appelant le goût de la connaissance. »  [1] 

Ce regard sur le 8 mars restera superficiel tout en rappelant aux grandes idées du féminisme à travers l’implication personnelle ou collective.  Au fil du temps, tant les femmes que la société civile perçoit la  volonté politique du féminisme pour l’égalité hommes-femmes tel un pont pouvant conduire à un monde meilleur, voire  à un monde sans guerre!  

Les archives québécoises font état d’une réflexion féministe quant à l’idée d’une société sans guerre dès les années 60.  Preuve nous en est donnée  par cette rencontre d’avant-garde  relatant l’ordre du jour d’une soirée du 8 mars 1960.  Dans les faits, on y traitait de paix et désarmement à partir du rôle exercé par quelques femmes de l’élite québécoise. C’était l’époque où Simonne Monet-Chartrand revenait d’une mission de paix avec la Délégation canadienne dans 11 capitales d’Europe.  Dans sont récit autobiographique, elle affirme :

 « il était de la volonté des femmes de l’époque quant à l’idée d’entreprendre des revendications politiques pour que notre pays soit déclaré zone libre de toute arme nucléaire, pour que les dépenses militaires soient diminuées et que ces fonds servent à des fins pacifistes (santé – éducation – etc.) ».   [2] 

Malgré la mise sur pied d’un comité Femmes et mondialisation au sein de la Fédération des femmes du  Québec, comité dont je suis membre depuis plusieurs années et dont la préoccupation est liée au développement de la mondialisation,  de même à l’idée d’une société sans guerre, on note les difficultés à faire apparaître l’image négative du Canada face à ses positions à l’échelle internationale.   Le féminisme est d’une nécessité absolue pour l’évolution d’un monde sans guerre, mais  il reste que la faiblesse du féminisme pourrait  s’avérer l’écart entre l’intelligentsia et féminisme « terrain ». Ce qui fait que l’éducation populaire n’arrive pas à donner sens à des prises de position féministe qui rejoindraient la société civile.

En rapport avec l’idéal d’une société civile proche des positions gouvernementales,  la réflexion d’un éditorialiste rattaché à la politique internationale renvoie  à l’écart pouvant exister entre une société civile et le  pouvoir politique en place:
 L’armement produit un nombre politiquement préoccupant d’emplois et de votes. Il est futile de rappeler que les États-Unis sont les premiers vendeurs d’armes au monde et que le premier vendeur d’armes est, presque inévitablement, celui dont les emplois dépendent le plus de cette sinistre et gloutonne industrie.  Rappelons quand même que les États-Unis occupent ce premier rang et gonflent leur avance sur les autres marchands de canons de relevé en relevé. Comme le budget militaire étatsunien équivaut aujourd’hui au total des dépenses consenties par les quinze ou vingt pays suivants, on imagine à quel point l’emploi militarisé pèse lourd dans les élections américaines.  En ce sens, un président américain ne maîtrise jamais parfaitement le cheval sur lequel il caracole et la substitution d’un cavalier à l’autre ne change pas nécessairement grand-chose aux fonds de l’animal.  [3]

N’oublions pas que tout ce qui intervient à travers le quotidien peut avoir une influence réelle sur les politiques gouvernementales.  France Théoret  fait un rapprochement quant à l’évolution des femmes du Québec à travers l’émancipation amenée par le féminisme, et plus particulièrement,  lorsqu’elle signale que « le mouvement littéraire articulé autour du féminisme est né d’une culture laïque voulant la reconnaissance efficiente de l’existence de deux sexes.  [4]   

La bataille pour l’égalité fera partie des défis tant et aussi longtemps qu’il y aura inégalité entre les hommes et les femmes.  L’idée d’égalité ne peut que renvoyer aux  mutations amenées par la laïcité avec les années 60.  Toutefois, la Charte québécoise des droits et libertés de la personne (dont l’article 50.1 et le préambule) introduit le droit à l’égalité entre les femmes et les hommes et la liberté religieuse. [5]  Madame  Christiane Pelchat admet d’emblée que « la voie est parsemée d’embûches ».  Ce qui fait de la question du voile un « lieu de réflexion » à travers débats en vue de balises ayant des incidences sur l’égalité hommes-femmes, et de même sur l’exercice de la liberté de la personne au sein d’une société pluraliste. 

Ces luttes demanderont un certain courage.  Il faut se rappeler qu’une  féministe comme Thérèse Casgrain a mené un combat ferme, malgré l’idée de division au sein du mouvement des femmes.   De fait, les archives prouvent que,  consciemment, elle fit le choix de vivre cette division dans le but de  servir la cause du  Mouvement des femmes à travers des principes idéologiques.  C’est pourquoi  elle écrira :  « c’est à cette condition qu’un discours féminin autonome pourra émerger ».   [6]     Je rappellerai que son discours avait été devancé par l’audace d’une autre féministe, à savoir par Simone Monet-Chartrand, qui, en 1940,  se présenta devant l’Épiscopat en vue de les saisir des besoins d’une spiritualité vraiment laïque. [7]  

CONCLUSION :
Le féminisme a lancé un processus de réflexion concernant les 20 dernières années du Mouvement des femmes.  La mise en branle en 2011 aboutira aux états généraux du féminisme devant se tenir en 2013.  Ce processus devrait avoir un réel impact, et plus particulièrement si la liberté d’expression en fait un lieu de débats non contrôlé par l’intelligentsia.  L’enracinement terrain est à ce prix.

Rappelons qu’en 1975  le Mouvement des femmes projetait de grands thèmes de réflexion et d’action…lesquels thèmes demeurent d’actualité. Ces thématiques portaient sur : le corps, le travail, la parole et le pouvoir. [8]   Cette référence tient compte de la volonté politique du féminisme de l’heure à travers :  
  • L’émancipation de la femme face au patriarcat;
  • L’autonomie de la femme à travers le corps;
  • Le décloisonnement des violences à travers les rapports de forces
  • L’éducation citoyenne permettant de faire des liens entre démilitarisation – industrie de l’armement – transfert de l’économie et monde de paix.

Bonne fête du 8 mars à tous et toutes!


[1]  Écrits au noir – France Théoret – Ed. Remue Ménage – Ed. 2009 – p. 100

[2]  Ma vie comme rivière – Autobiographie – Tome 3 – Ed. R-Ménage -S.Monet-Chartrand-  (pp. 315-316)
[3]  Les enfants de Winston – Essai sur la jovialité – Laurent Laplante – Ed. Anne Sigier 2003 (p. 51)
[4]  Écrits au noir – France Théoret – Ed. Remue Ménage – 2009 – p. 65
[5]  Pour une pleine participation des femmes à la société (Christine Pelchat présidente du Conseil du statut de la femme – Gazette des femmes – janv-fév 2011, p. 5).
[6]  L’Histoire des femmes au Québec  depuis quatre siècles – Collectif Clio – Ed. Quinze – pp. 453-454
[7]  Ma vie comme rivière – Autobiographie – S. Monet-Chartrand – Ed. R-Ménage – Tome 3 (pp. 47-48)
[8] L’Histoire des femmes au Québec – Collectif Clio – p. 494

"La feuille de route du comité environnement"


Par : Jeanne Gagnon

A travers mon implication citoyenne,  j’ai pu rendre compte de la feuille de route du comité environnement de la Résidence Mile-End.  Ce que je continuerai de faire tout en optant pour la préservation de la totale liberté d’expression.  Ce qui veut dire que les futurs textes m’engageront unilatéralement.  

Évidemment, à l’occasion,  quelques textes pourront impliquer la signature des membres du comité environnement.  Je donnerai pour exemple concret ce qui, à l’occasion, voudra une  diffusion plus officielle. Ce qui interfère par une signature  des textes par le comité environnement.  Ce modèle de publication officielle  pourrait intervenir à brève échéance avec le bilan post sondage lié à la pollution sonore.

Par liberté d’expression,  j’entends poursuivre une réflexion personnelle qui s’est amorcée depuis le début, réflexion mettant en compte des défis citoyens par des aînés.  Défis pouvant également s’allier à des défis de quartier.  Je l’ai fait depuis la première heure sous l’angle de la démocratie participative.  Aujourd’hui, je le ramène en avant-plan.  On en trouve la trace d’origine dans le bulletin L’Arc en ciel – vol 2 no 2, p. 15.   Ce qui permet de replacer mes propos dans un contexte qui, par la suite,  va se préciser.   

Retournant à  cet  article et à tous les autres qui suivront,  on y recense la vision personnalisée de la démocratie participative.  Au point où  la directrice de l’époque, Madame Mylène Goyer, influencée  par l’élan de mes propos liés à la participation citoyenne, avait cru voir naître un comité citoyen à vocation large.  La plate-forme des défis se précisera rapidement,  puisque le comité choisira de s’engager à défendre la qualité de vie en ciblant plus particulièrement les méfaits de la pollution sonore.  (L’Arc en ciel – Comité citoyens – Vol. 2, no 8, p. 19).  On retrouve l’information à partir de publications en ce sens.  (L’Arc en ciel – Environnement et projet citoyen : un  profil d’avenir, Jeanne Gagnon,  vol 2, no 9, et  Plate-forme de défis et de solidarité citoyenne - Vol. 3, no 10, pp. 13-14).

Aujourd’hui,  force est d’admettre que le cheminement du comité environnement s’inscrit à l’intérieur de balises liées à la démocratie participative.  Deux exemples significatifs peuvent être donnés, à savoir : le dépôt de  deux Mémoires au Conseil d’arrondissement et l’étude scientifique sur la pollution sonore sous la juridiction de l’Université de Montréal.  Sous l’un et l’autre versant,  le comité a donné visibilité politique aux défis d’une résidence pour aînés, tout en faisant de ceux-ci,  une plate-forme de participation citoyenne avant-gardiste compte tenu d’une frange de population tenue « en général » pour une population plutôt passive.
Et maintenant, il se  trouve que le cheminement  des défis citoyens du comité environnement  nous place face à  l’étude du « pourquoi » et  du « comment »  aller plus loin.   Car la démarche pourra être évolutive si des alliances de démocratie participative nous conduisent à des défis de quartier pouvant augmenter le pouvoir politique d’une telle démarche.

Arrivé à cet étape, le comité se doit d’étudier le bien-fondé d’une telle évolution. Sans compter que pour ce faire, le comité doit tout autant évaluer non seulement ses défis…mais aussi le besoin de renfort. 

A suivre!

Note :
Je vous rappelle que le comité environnement souhaite toujours élargir la participation par l’arrivée de nouveaux locataires. Toute personne désireuse de participer à la feuille de route évolutive de ce comité serait la très bienvenue.

lundi 27 février 2012

En bref...Marre - Journal Le Devoir, 26 février 2012

J'ai fait lecture de l'article de Denise Bombardier paru dans Le Devoir du 26 février dernier, lequel est  intitulé : Marre!

Dans le malaise qu'il vient projeter,  j'y ai  reconnu ce qui me désole, tant par les phrases saupoudrées de "sacres" que par certains clichés humoristiques renvoyant aux egos centrés sur le rapport de séduction primaire.   

Mais le malaise peut mener loin à travers l'apathie!  De fait, au Québec...la menace de dérive de la langue oblige à penser qu'il pourrait, chez nous, manquer un maillon lié à la conservation de la langue et de la culture!  D'où le péril en la demeure!

mercredi 7 décembre 2011

En bref... Rassemblement féministe devant le Palais de Justice!

Le rassemblement du 6 décembre s'avère  à la fois rassemblement commémoratif autour des victimes de la tuerie de l'École polytechnique tout en renvoyant à l'ultime quête d'une société sans violence.  Là  où la dignité et la liberté des femmes sont touchées au premier degré tout en renvoyant aux inégalités dans les rapports de forces.  Avec les années, le 6 décembre devient plate-forme de dénonciation, voire même lieu de convergences de nos idéaux à travers la non-violence.   Mais encore faut-il que le Mouvement des femmes  affiche la juste représentation des faits et liens.

Chaque groupe avait son porte-voix.  Sous la bannière de la FFQ,  Eve-Marie Lacasse  vint livrer une liste substantielle de dénonciations.  Malgré le ton juste et la qualité des énoncés,  il m'est apparu que la FFQ aurait pu  ajouter deux réalités percutantes de l'oppression des femmes au quotidien, à savoir: 
pouvoir sortir à toute heure de la nuit sans craindre pour sa vie
pouvoir vivre  seule comme locataire, et peu importe le quartier,  sans être confrontée au harcèlement d'un propriétaire et/ou locataire usant de violences pour s'approprier l'espace.

D'autant plus que ce dernier fait est connu de la FFQ de par mon militantisme terrain. (Pour le développement  essentiel à la compréhension, on peut référer à la conclusion d'un article intitulé "Combats éthiques et féminisme" (Publication  - Janvier-Mars 2008).

Par la visibilité  des faces cachées de certains profils de violences,  il deviendrait  possible aux femmes "sans voix" de se reconnaître "actives".

Parallèlement,  la longue marche vers cette société sans violence que veut le féminisme doit nous responsabiliser individuellement et collectivement.  Le porte-voix n'en devient que plus fort tout en invitant au débat.  Mais là...il faut bien l'admettre, la culture du débat reste à faire dans les rangs du Mouvement des femmes et plus particulièrement au sein de  la FFQ .

jeudi 1 décembre 2011

Au nom de tous...réinventer le territoire par la qualité de vie!

A la mi-novembre, l’équipe du comité environnement a tenu sa 34e réunion.  La rencontre permettait de  faire le point sur les événements de l’heure tout en y allant d’une brève rétrospective.   

Dans la foulée évolutive,  et selon le calendrier qui nous était proposé par la collaboratrice du Dr Leroux,  nous avons convenu de clore la série d’interviews le 2 décembre.  Un autre calendrier d’interviews sera proposé après les Fêtes.

De même doit s’inscrire, au moment opportun, un  bilan avec le concours du Dr Leroux.   De par les données,  nous savons qu’une telle étude a son impact sur l’évolution d’un dossier portant sur les bruits.   Et pourtant, force est d’admettre que  la responsabilité évolutive du dossier environnemental portant sur la  « pollution sonore » à la Résidence Mile-End demeurera notre responsabilité.  Ce qui veut dire responsabilité de la  « poursuite des défis » dans ce qui est déjà amorcé!  

Évidemment  l’étude  vient ajouter un PLUS à la visibilité  d’un dossier éminemment politique.  Mais le  PLUS  s’avérait déjà esquissé par nos interventions citoyennes sur la  « qualité de vie »!   On le sait par les journaux et par les médias électroniques, les luttes citoyennes autour de la pollution sonore sont, et seront,  de plus en plus visibles et entendues.  Ce qui fait référence à la circulation – les  sorties de bar – musique et tam tam etc.   Certains quadrilatères ont même dû revoir les règlements  afin d’introduire  des compromis.   Je me contenterai de signaler quelques articles faisant référence à de telles luttes :  (Cessez ce vacarme! Journal Plateau – 3 sept 2010 -  Le rapport du comité bruit Plateau adopté par l’arrondissement – 7 oct. 2010 -  Pétition contre le bruit, la suite - Journal Le Plateau – 6 oct. 2011).

 La nouveauté apportée par l’étude du  Dr Leroux est liée aux critères scientifiques qui, objectivement, deviennent critères incontournables.  Certaines de leurs études mettent en compte des lésions de l’ouie par les bruits, notamment lors d’exposition à des bruits en usine ou à des expositions extrêmes dans le cas de musiciens.   Il s’agit de réalités  formelles relatées dans un article  récent mettant en compte l’expertise du Dr Leroux.  (Tiré de : La musique rend-elle sourd? Le Devoir – Sciences – 12 novembre 2011 – Page B-6). 

L’étude concernant la Résidence Mile-End ne viendra aucunement faire preuve de lésions de l’ouie chez nos participants.   Et pourtant,  en l’absence de toute lésion à l’ouie…nous savons que la pollution sonore du territoire peut avoir des incidences sur la santé de tout  individu.  D’où l’importance de poursuivre vaillamment la lutte de façon à transformer le territoire, tout en faisant des aînés des porteurs de défis environnementaux et de développement durable. 

Quand on reconnaît que la qualité de vie de l’aîné passe par la quiétude et le sommeil…il faut s’étonner de l’implantation d’une  résidence pour aînés sur ce territoire à vocation industrielle.   Mais voilà…nous y sommes tout en refusant de subir!

Ce qui nous distingue des résidents du quartier Mile-End est le poids du nombre et l’appartenance à une résidence d’aînés.  Mais pour le reste,  tout comme les citoyens du Mile-End, nous faisons de cette lutte multiforme, une lutte visant essentiellement  la  «  qualité de vie » pour tous ! 

mardi 1 novembre 2011

"Dépot d'un mémoire au conseil d'arrondissement"

Le 3 octobre 2011,  le comité environnement déposait un Mémoire  devant les élus du  conseil d‘arrondissement.  On peut consulter le document sur les babillards appropriés.

Dans la sobriété,  le document venait rappeler aux attentes d’octobre 2010, et bien sûr,  à celles de l’heure!  Avant d’aborder l’élément « pollution sonore »,  il s’avérait dans l’ordre des choses de manifester  l’insatisfaction suscitée par la livraison des fleurs  de juin 2011.  Ce qui permettait de mettre en avant-plan la désorganisation de nos sites quand, le choix des vivaces est axé sur  l’évolution et la facilité de conservation.

Le mémoire étant présenté à l’heure de l’étude scientifique, on rappelait  au sérieux d’une démarche amorcée.  Il y eut rappel de la vision politique du dossier et, au sens large, à ce qui pourrait conduire vers des tables de concertation. Le désir de collaboration du comité environnement fut signalé tout en mettant en évidence le laxisme actuel autour de l’application de règlements concernant circulation et pollution sonore du territoire.

Il faut se rappeler que le comité fait une démarche citoyenne porteuse d’espoir.  D’une part, parce que le dossier « qualité de vie »  des citoyens-citoyennes d’un quartier  prend de plus en plus d’importance dans le développement urbain.  D’autre part  parce l’évolution du pouvoir citoyen a introduit des méthodes scientifiques venant faire la preuve d’une qualité de vie diminuée.  Cette réalité s’est appliquée en quelques secteurs, notamment dans le quartier piloté par La Maison d’Aurore.  Également dans le Faubourg Saint-Laurent  et/ou quartier des spectacles.  Sans oublier l’importance d’une solidarité citoyenne obligeant les autorités politiques et policières à s’attabler pour discuter d’un dossier autour de tables de concertations.  Ceci semble s’introduire pour un certain secteur du Plateau Mont-Royal puisque des citoyens se sont rassemblés à travers une pétition présentée au Service de la Police de Montréal (Journal Le Plateau – 6 octobre 2011 – Actualité – par Daphné Angiolini).

Ce rapport à la solidarité citoyenne, le comité environnement  en fait la représentation dans la rigueur d’un dossier mené de front scientifiquement et politiquement.  Notre force citoyenne réside dans le nombre  à travers la vision branchée que nos stratégies ont rendu visible.  Rappelons nous que l’inconfort des locataires de cette résidence fut projeté dès le début du Chantier citoyen.

Il s’agit de mesurer nos stratégies en vue  de faire avancer le dossier dans l’ordre de stratégies doublées d’une solidarité à travers le comité environnement et/ou l’Association des locataires. L’approche citoyenne et la démocratie participative ouvre de larges voies pour qui veut faire avancer le dossier qualité de vie d’un territoire.   

Voilà pourquoi nous souhaitons renforcer l’intérêt, et de là nos solidarités concernant  le dossier de la pollution sonore. 

Votre adhésion au comité environnement serait la bienvenue!










Par :  Jeanne Gagnon
Bulletin l'Arc-en-ciel