lundi 17 juin 2013

En bref…Rencontre de clôture des tables de travail des États généraux du féminisme


Samedi le 15 juin, j’étais de la rencontre nous amenant à déposer nos conclusions comme membres de tables thématiques  créées lors de l’ouverture des États généraux à  l’automne 2012.

A ce jour,  pour la plupart des femmes,  la structure des États généraux a pu renvoyer à l’exercice d’une pleine démocratie, mais dans les faits, et en toute honnêteté, il m’est  permis de dire que la démocratie s’est avérée fragile. La pression fut palpable à plus d’un égard.  Mon propos fait référence à la table de travail « Liberté » dont j’ai fait partie.  Au point où la FFQ a jugé bon d’introduire à une rencontre « mise au point »  avec les membres de ladite table.  Cette « mise au point »  s’est vécue sous modèle « arbitraire » et, par les échanges et consignes il devenait évident qu’on percevait l’idée d’avancement à travers le consensus. 

Nous sommes restées sur nos positions respectives  sans pour autant  traiter des enjeux fondamentaux liés à nos divergences sur l’État laïque  et la vie citoyenne. Un autre fait m’est apparu dérangeant, à savoir l’envahissement des idéologies d’une certaine intelligentsia féministe qui, à  l’intérieur de l’assemblée générale de mai 2013, a pu s’autoriser à l’implantation  de  pistes pour les États généraux de novembre 2013, et ce, sans véritable débat.  Ce qui venait mettre en émergence l’intersectionnalité des oppressions.

Voilà pourquoi il m’est difficile de croire que les États généraux déboucheront sur de véritables débats quand le dialogue et l’écoute des derniers mois ont raté le virage!  Comment croire à la représentation de la base militante du mouvement des femmes quand on reconnaît le « savoir-faire » d’une intelligentsia  s’autorisant à parler au nom de la base féministe alors que ette base est  prise d’assaut par les mutations du féminisme politique?

Il faut se rappeler que depuis l’ouverture des États généraux en 2012, la présidente Alexa Conradi a tenté de nous convaincre de la distance de la FFQ durant cette année charnière des États généraux.   Selon les propos de la présidente, elle nous avisait que la clôture serait le moment d’annoncer la préparation d’un Congrès d’orientation afin d’introduire les nouveaux défis  de la FFQ tout en tenant compte  de ce qu’on  « aurait  entendu » à l’intérieur des États généraux du féminisme.

 Il ne faudra pas être dupe!  Car, ce que Alexa Conradi  dira  «  avoir entendu » depuis l’ouverture des États généraux en 2012 pourrait s’avérer  le message de sirènes introduites en lieu et place de façon à faire confirmer les idéologies d’un  féminisme intellectuel et d’actions politiques orientées  au sein même de la FFQ!

A suivre!

lundi 3 juin 2013

Comité environnement et renouvellement de profil

Tout en tirant profit des réussites du comité environnement, j’ai voulu introduire l’idée d’un renouvellement de profil afin d’alléger le travail  tout en favorisant le travail « terrain ».  Cette idée est encore à l’état d’incubation tout en devant nous rapprocher de la base. 

Ce qui s’est accompli a servi et continuera de servir le profil renouvelé du comité,  mais déjà nous pouvons admettre  que les grandes étapes, à savoir celles liées à la recherche ou au politique, sont arrivées à terme et qu’il y a lieu de se repenser.

Sans oublier l’inachevé, lequel demeure un acquis!  Ce qui nous rappelle au rapport officiel du Docteur Tony Leroux quant à la pollution sonore, rapport toujours en attente. Très récemment, ce dernier nous informait de la mise en branle de l’étape 2 concernant la vérification d’enregistrements. 

Un acquis non négligeable, bien que récent, et qui aura des incidences, est le fait d’avoir établi un lien avec le propriétaire de la mégastructure sise angle de Gaspé et Maguire.  Un document synthèse  rassemblait nos griefs par rapport aux multiples nuisances,  à savoir pollution sonore englobant circulation piétonne, circulation des véhicules lourds, rassemblements d’individus la nuit face au 5334 de Gaspé, lumières intérieures et extérieures renvoyant à des excès lumineux, etc.  Afin d’imager le profil de nos démarches politiques, le document synthèse lui rappelait le dépôt d’un mémoire annuel auprès du Conseil d’arrondissement, et ce, depuis 2010.  Sans oublier le gain d’une Table de concertation suite au mémoire de l’automne 2012 et dont les griefs concernaient   « qualité de vie -  santé globale - Droit au sommeil ».   Le document synthèse a permis de mettre  « cartes sur table » à travers des échanges de qualité, et ce,  au bénéfice des deux parties.   En cours de discussion, le propriétaire nous a informés de son désir de collaborer tout en nous signalant des  transformations susceptibles de s’implanter dans un proche avenir concernant sécurité et contrôle s’appliquant à l’une des sorties donnant sur de Gaspé.

Je rappelle aux bénéfices qui sont venus de la Table de concertation. Depuis l’automne 2012, un rapport hebdomadaire est soumis à Madame Richard concernant les plaintes au 911.  Pour le bénéfice de tous, et pour la qualité des échanges à maintenir avec le propriétaire de la mégastructure, de même pour le maintien d’outils que nous donne la Table de concertation,   il y a lieu d’appliquer la consigne en dirigeant nos plaintes vers le 911.

Date :  Le 14 mai 2013


samedi 25 mai 2013

En bref...Êtes-vous une femme racisée?

Le colloque de ce 25 mai portant sur l’Analyse de l’intersection des oppressions par les membres de la FFQ vient nous confronter à une terminologie malheureuse, à savoir « femmes racisées ».   On a tort de voir l'appellation comme  l’unique référence renvoyant aux nouvelles lectures d’inégalités sociales.

L’expression a provoqué de nombreuses réticences.  Pour ma part, j’y vois une convocation aux divisions à travers l’ethnicité quand le féminisme doit travailler ferme pour la création d'alliances rassembleuses face aux luttes contre le patriarcat.

On ne saurait imaginer le lieu phare du féminisme en France,  Patrie des droits de l’Homme, optant pour une nouvelle lecture d’inégalités sociales à partir de cette ghettoisation ethnique du mouvement des femmes puisque renvoyant à des clans.

Une telle terminologie fausse le débat et  ce n’est pas ce que nous voulons léguer comme société d’accueil, ni ce que nous recherchons à travers le désir de renouvellement d’une culture qui doit s’enrichir de  la mixité apportée par l’immigration.

mardi 21 mai 2013

En bref… Entre convergences et divergences

L’animation des échanges entre les membres de la Table Liberté par deux femmes de « Relais Femmes », en  ce 20 mai  2013,  aura été profitable aux individues et à la Table,  de même, profitable à l’avancement  de positions féministes antagonistes.  Habilement, les animatrices ont su nous orienter vers  un positionnement axé sur les convergences lorsqu’il est question de stéréotypes sexuels, sans pour autant faire oublier les divergences.   Que non!   Ce choix s’est opéré dans une vision constructive, compte tenu que les attentes de toutes seront respectées en renvoyant les divergences vers l’étape du débat élargi…à savoir vers la plate-forme du Forum des États généraux de novembre 2013.

dimanche 5 mai 2013

En bref..."Les outils du poète"

Le film d’André Gladu introduit dans la vérité incarnée de Gaston Miron.  Tout au long du documentaire le poète exprime les forces vives d’un regard  entraîné dans la profondeur de liens et référents culturels.  Tout comme Bartok, il  s’alimente à la culture populaire. Propos à la fois sobre et révélateur d’un lien quasi mythique…lorsqu’il parle de la mort et de ses résonnances culturelles pouvant intégrer la rythmique d’un set « callé ».

Miron était un personnage de grande écoute!  Pour avoir vécu ces périodes des années 80 où les chapelles littéraires foisonnaient,  j’ai souvenance de rencontres mémorables où le poète servait la littérature et la réflexion à l’image d’un homme libre! (voir l’extrait Rencontre avec…Gaston Miron – Entretien avec Jeanne Gagnon 1986 - pp. 322-331 – tiré de  L’Avenir dégagé – entretiens 1959-1993- Hexagone – 2010).

A mon avis, le documentaire de Gladu intitulé « Les outils du poète » présenté ces derniers jours à la Grande Bibliothèque s’avère un  bijou de vérité quant à la figure d’un de nos poètes phares.

mercredi 10 avril 2013

En bref...Débat sur la laicité dans un bar

Le lieu n'était pas idéal mais la qualité des cinq panélistes a permis de mesurer nos forces et faiblesses dans ce qu'exigera la véritable laicité.

Djemila Benhabib est revenue sur les errements et responsabilités  de la Fédération des femmes du Québec (FFQ), tout d'abord en  rappelant à  l'adoption - en 2009 - d'une proposition sans débat quant au port du voile  (voir sur ce blogue - le  texte que j'ai publié en mai-juin 2009 sous le titre : Le voile et l'absence de courage du leadership féministe - Revue Entr'Autre).

A juste titre, Madame Benhabib a voulu  dénoncer une prise de position plus  récente de la FFQ, à savoir ce refus de deux candidatures pour  les tables de travail des États généraux, encore une fois sans débat.  Les deux femmes sont accusées de propos litigieux sans que le contenu des propos ne leur soit livré.

La question de l'équilibre des débats au sein des États généraux restant posé, il nous reste à suivre de près l'évolution de nos responsabilités  quant à la représentativité d'un Québec laique tant par le féminisme que par l'évolution du chantier de la laicité.   A suivre de près!

mercredi 3 avril 2013

Interview de Thérèse Boudreau-Dionne de Pointe Saint-Charles

Introduction

Lors d’un  colloque organisé par  L’Observatoire vieillissement et société   dont le thème principal renvoyait à ce qui suit :   Où vivre? – Les formules d’habitation en pleine évolution – L’aîné au centre des décisions »  j’aurai été  impressionnée par la feuille de route  de  Madame Thérèse Boudreau-Dionne.   Aussi ai-je  voulu la rencontrer  afin d’ouvrir sur les différentes  facettes d’une vie de femme engagée dans sa communauté.

jeudi 7 mars 2013

En bref..."Je suis féministe!"


Etre féministe en ce XXIe siècle permet d'avancer à travers un regard  de femme  voulant  l'équilibre au sein d'une démocratie  englobant les défis du Mouvement des femmes.   En même temps,  reconnaissons que face au leadership du féminisme, ce XXIe siècle confronte  aussi à des balises et valeurs pouvant s'avérer contradictoires pour l'émancipation du sujet "femme". Je fais référence au conflit de valeurs entre  laicité et politico-religieux.

A l'heure des États généraux du féminisme, j'ai voulu revenir sur  mes notes concernant le Colloque féministe de janvier 2003.  J'y ai retracé des inquiétudes toujours là...et qui renvoient au fossé pyramidal entre la base et son  intelligentsia.  Dix ans plus tard, mon inquiétude demeure quant au fossé tout en renvoyant aux forces centrifuges dirigeant vers des défis qui ne font pas l'unanimité.

Etre féministe en ce XXIe siècle invite plus que jamais les femmes de la base à s'approprier l'ancrage des mutations à travers l'émancipation du  "sujet" femme  et  l'égalité que suppose la démocratie. 

Je suis féministe et, e n ce 8 mars, je dis "Bonne fête"! à toutes les femmes du monde, féministes ou pas puisque la journée du 8 mars invite les femmes de la planète à un certain cartésianisme!

dimanche 17 février 2013

En bref...La conscience féministe et la liberté d'expression

A l'intérieur des rangs du Mouvement des femmes,  force est d'admettre ces mutations débouchant sur ce qu'on reconnaît féminisme pluriel.  D'un îlot à l'autre,  le féminisme se retrouve  au coeur des valeurs citoyennes d'un Québec en mutation. 

Nous sommes à l'heure où les grands débats obligeront à faire  apparaître publiquement nos convergences et divergences par des valeurs.   Moment de maturation s'il en est et qui se fait attendre  à travers ce que Yolande Gedah nomme "citoyenneté dépassant les appartenances communautaires, confessionnelles ou ethniques."   D'où l'importance de savoir se reconnaître à partir de valeurs sûres, et par delà le chant des sirènes.  

Parmi mes nombreuses lectures, je trouve pertinent de recommander "La laicité - principe universel" de l'auteur Guy Coq - Éditions du Félin,  2005".

mercredi 6 février 2013

En bref ...Le roi se meurt (Ionesco)

Le roi se meurt d'Ionesco mis en scène par Frédéric Dubois au TNM introduit à une mise en scène moderne et  efficace. Brièvement, je dirai que ce Théâtre de l'Absurde confronte  au problème central d'une vie humaine.  Tout d'abord, on est  face au pouvoir d'un JE qui se croit souverain et qui, graduellement, se verra confronté à l'impouvoir, puis à la fin à ce qui est solitude existentielle.   Magnifiquement présentée à la toute fin, on constate  l'évidente solitude d'un corps qui ne veut pas mourir. Il s'agit du roi, lequel  avance sans  trop savoir ce qu'il trouvera sur l'horizon noir  qui s'offre.  L'horizon est vaste et noir...il n'y a  plus de Cour... le roi est seul face à l'insondable!   Tout en respectant le texte...la mise en scène ouvre à des perspectives transcendantes, et ce,  malgré le Théâtre de l'absurde!