Ma réponse à M.R.
Mon texte intitulé « Non à l'austérité » (vol 7, no 1, fév 2015) est venu soulever quelquess interrogations concernant ce qui s'apparente à de l'essoufflement, voire même à la fin d'un rêve! Ma vision se profile sans ambiguité dans l'extrait suivant: « Et pourtant, nous sommes de ce monde en profonde mutation. Il est plausible de nous imaginer dans la foulée d'une lutte à finir à travers générations...tout en admettant que l'accélération de la robotisation du travail pourrait favoriser la fin de la lutte des classes . Pourquoi la fin? Parce que les maîtres du capital prennent de plus en plus de pouvoir à travers technologies et mondialisation.» 1
Sans pour autant être du côté du capitalisme, je sais que la longue marche menant vers un profil socialiste restera un monde idéal à conquérir par une longue marche. Un professeur de l'UQAM a récemment publié Autopsie d'un mythe2 afin de faire le point sur la pensée politique de la gauche québécoise, mais aussi renvoyer à ce qui ressemble autant à la trahison qu'à l'absence de legs par un retour du maître vers la case de départ. Ce qui nous renvoie à ce maître du marxisme revenu au capitalisme. La pensée analytique de Louis Gil permet tout autant de reconnaître les limites des uns et des autres à travers les forces politiques d'une doctrine.
Pour toutes ces raisons, je m'interroge sur le profil de luttes citoyennes des prochaines années...et dès lors sur le profil évolutif d'une lutte des classes selon la théorie marxiste. Justement parce que des mutations d'époque feront surgir non seulement des luttes multiformes, mais aussi ce besoin de repenser les mots « prolétaires et bourgeoisie ».
Reconnaissons toutefois l'importance des paroles à travers débats. Tant et aussi longtemps que perdure le silence sur le pouvoir sournois du capitalisme, le jeu de ficelles derrière l'écran fait qu'on peut croire à la transparence de certaines ententes politiques quand il s'agit d'interventions servant les rapports de forces et les orientations du capital. A preuve les avancées de Noam Chomsky concernant les façades qui peuvent mettre l'ONU en avant-plan quand, derrière le paravent, se recoupent l'OTAN et les États-Unis! 3
1. Non à l'austérité! Jeanne Gagnon – L'Arc en ciel, Fév 2015, Vol 7, no 1.
2. Autopsie d'un mythe – Réflexions sur la pensée politique de J-M Piotte, Louis Gill – M éditeur, 2015 (144 pages)
3. Le nouvel humanisme militaire – Leçons du Kosovo , Noam Chomsky, pp. 154-161
jeudi 7 mai 2015
Le Champ des possibles ... et la patience des amis!
Une rencontre citoyenne s'est tenue le 30 mars dernier au Théâtre Rialto, rencontre suivie par une conférence « grand public » lors du 12 avril, et ce, sous les auspices de l'organisme Mémoires du Mile-End. L'agenda des rencontres annonce un autre rassemblement pour le 27 avril 2015, lequel se tiendra au Rialto. Ce dernier événement permettra de sensibiliser tant les Amis du Champ des possibles que le grand public en présence des élus du conseil d'arrondissement. Ce moment- clé doit permettre aux différentes instances de faire le point sur la complexité d'un projet citoyen, et plus particulièrement sur ce qui englobe budget pour fins de décontamination. Le dossier est d'autant plus lourd qu'il met en concertation différents palliers administratifs, à savoir l'exécutif des Amis du champ des possibles, les élus du conseil d'arrondissement du Plateau Mont-Royal, les officiers de la Ville centre, et finalement le gouvernement du Québec à travers l'implication du Ministère de l'environnement.
Sur le plan environnemental, le calendrier des travaux de décontamination deviendra effectif sitôt qu'un budget sera officiellement déposé. Entre temps, les Amis du champ des possibles travaillent à l'ébauche du profil d'aménagement tout en tenant compte d'une volonté citoyenne gardant le cap sur la vocation « biodiversité » de ce site.
Toute personne désireuse de mieux connaître la longue marche du Champ des possibles pourrait faire lecture de deux interviews parues dans les pages de notre bulletin L'Arc-en-Ciel, d'une part Roger Latour (Octobre 2010); d'autre part Emily-Rose Michaud (Décembre 2010).
En cet été 2015, la Résidence Mile-End pourrait vraisemblablement renouer avec l'idée d'une marche hebdomadaire vers le Champs des possibles. Cette marche symbolique s'est vécue avec plus ou moins de succès entre 2009 et 2013. Il s'agissait d'une sortie matinale hebdomadaire (entre 10h00/11h00) dont j'assumais la responsabilité. Ce qui correspondait à un double but, à savoir donner visibilité au Champ des possibles tout en faisant de la Résidence Mile-End un lieu sensible à la qualité de vie par l'environnement.
Par la suite, j'ai pris mes distances avec la marche compte tenu qu'elle engageait mes disponibilités sans pour autant éveiller d' intérêts autour du site et/ou de l'activité physique.
Mais le temps a passé et, tout en voulant demeurer dans une perspective réaliste, je me retrouve disposée à renouer avec la marche pourvu qu'il y ait partage du leadership. L'activité m'apparaît réalisable pour peu que d'autres personnes viennent partager cette prise en charge du leadership. Idéalement, il y aurait lieu de penser à quatre ou cinq participant-e-s afin de permettre l'exercice d'un « pilotage » mensuel par chaque leader. Car même si les exigences du leadership restent minimales, elles invitent à faire circuler de l'information et à se tenir disponible dans le hall un peu avant l'heure du départ. Sans oublier que l'annonce et l'annulation de la marche repose sur le leadership.
Sur le plan environnemental, le calendrier des travaux de décontamination deviendra effectif sitôt qu'un budget sera officiellement déposé. Entre temps, les Amis du champ des possibles travaillent à l'ébauche du profil d'aménagement tout en tenant compte d'une volonté citoyenne gardant le cap sur la vocation « biodiversité » de ce site.
Toute personne désireuse de mieux connaître la longue marche du Champ des possibles pourrait faire lecture de deux interviews parues dans les pages de notre bulletin L'Arc-en-Ciel, d'une part Roger Latour (Octobre 2010); d'autre part Emily-Rose Michaud (Décembre 2010).
Renouer avec le site du Champ des possibles
Par la suite, j'ai pris mes distances avec la marche compte tenu qu'elle engageait mes disponibilités sans pour autant éveiller d' intérêts autour du site et/ou de l'activité physique.
Mais le temps a passé et, tout en voulant demeurer dans une perspective réaliste, je me retrouve disposée à renouer avec la marche pourvu qu'il y ait partage du leadership. L'activité m'apparaît réalisable pour peu que d'autres personnes viennent partager cette prise en charge du leadership. Idéalement, il y aurait lieu de penser à quatre ou cinq participant-e-s afin de permettre l'exercice d'un « pilotage » mensuel par chaque leader. Car même si les exigences du leadership restent minimales, elles invitent à faire circuler de l'information et à se tenir disponible dans le hall un peu avant l'heure du départ. Sans oublier que l'annonce et l'annulation de la marche repose sur le leadership.
La sortie hebdomadaire et son profil
A ce jour, la marche hebdomadaire s'avérait de l'ordre d' un exercice physique, sans plus, mais on pourrait la réinventer. Je donnerai pour exemple le fait d'y associer une période « inventaire » de la biodiversité, voire même y associer un court moment pour le chant ou des poèmes. Sur le seul plan de l'activité physique, la marche demande globalement quarante-cinq minutes. De par mes discussions avec les Amis du Champ des possibles, je sais que nous pourrions éventuellement bénéficier d'une rencontre avec le naturaliste Roger Latour. Dans les faits, il ne sera pas interdit de donner une double fonction à la sortie.
Je sais, par Marcel Brouillette, qu'il y a volonté d'orienter certaines activités de gymnastique vers le Champ des possibles. Ce que j'encourage fortement, tout en ayant l'appui de l'exécutif des Amis du Champ des possibles. Parallèlement, que ce soit par les marches hebdomadaires ou par les classes de gymnastique « plein air » sous un leadership maintenu, la Résidence Mile-End renvoie à l'image d'un vieillissement actif.
Vous voilà devant quelques sentiers naturels NORD-SUD et EST-OUEST effectués par la circulation piétonne sur le site du Champ des possibles. Si vous empruntez le sentier menant au NORD....il vous conduira jusqu'à la voie ferrée (mais qu'il est défendu de traverser); Si vous empruntez l'un des sentiers menant vers l'Ouest du Champ des possibles, vous arriverez sur le deuxième sentier NORD-SUD lequel longe les bâtiments de la rue de Gaspé dont les façades arrière donnent sur le Champ. Finalement, ce deuxième sentier Nord-Sud vous permettra de repérer le sentier Est-Ouest donnant accès jusqu'à la sortie sur rue de Gaspé.
Je sais, par Marcel Brouillette, qu'il y a volonté d'orienter certaines activités de gymnastique vers le Champ des possibles. Ce que j'encourage fortement, tout en ayant l'appui de l'exécutif des Amis du Champ des possibles. Parallèlement, que ce soit par les marches hebdomadaires ou par les classes de gymnastique « plein air » sous un leadership maintenu, la Résidence Mile-End renvoie à l'image d'un vieillissement actif.
Itinéraire ou comment accéder au Champ des possibles
Il est possible d'y accéder soit par Henri-Julien ou De Gaspé. L'idéal est d'y entrer par Henri-Julien. Explorez en remontant Henri-Julien vers le Nord. Dépassez la rue du CARMEL – et tout en demeurant sur Henri-Julien, il y a lieu de constater que sur votre gauche, s'offre l' entrée sur le Champ des possibles. En même temps, vous êtes maintenant face au mur de pierre du Monastère des Carmélites.
Vous voilà devant quelques sentiers naturels NORD-SUD et EST-OUEST effectués par la circulation piétonne sur le site du Champ des possibles. Si vous empruntez le sentier menant au NORD....il vous conduira jusqu'à la voie ferrée (mais qu'il est défendu de traverser); Si vous empruntez l'un des sentiers menant vers l'Ouest du Champ des possibles, vous arriverez sur le deuxième sentier NORD-SUD lequel longe les bâtiments de la rue de Gaspé dont les façades arrière donnent sur le Champ. Finalement, ce deuxième sentier Nord-Sud vous permettra de repérer le sentier Est-Ouest donnant accès jusqu'à la sortie sur rue de Gaspé.
vendredi 1 mai 2015
En bref..."Alice...première centenaire de la Résidence Mile-End"
Aujourd'hui, 1er mai 2015, la vénérable doyenne de la Résidence Mile-End renvoyait à la majestueuse dignité d'une femme centenaire. Il était impressionnant de la voir du cortège des officiels, sans support aucun, se diriger vers la table d'honneur avec amis et parents. Il faut se rappeler que notre doyenne est née durant la Première Guerre mondiale! Depuis lors, Alice a traversé quelques époques et guerres, avançant dans le temps d'une vie où les femmes revendiquaient le droit à l'égalité; tout en produisant de l'existence individuelle et/ou collective. En ce lieu interfère l'assurance métaphysique dont parle J.F. Volpert dans La machine à exister. En ce lieu se recoupent les batailles du féminisme.
La présence des officiels Amir Khadir (député de Mercier) et Marie Plourde (conseillère de l'arrondissement pour Projet Montréal) a permis de faire quelques liens fort pertinents.
Ce qui m'apparaît évident à travers la centenaire honorée aujourd'hui à la Résidence Mile-End est le fait que nous, membres de la cité politique, devrons désormais poser un autre regard sur ce qui est « fin de vie » puisque toutes les « Alice » centenaires de ce monde nous convoquent tant à l'achevé qu'à l'inachevé. Ce dont font partie les liens humains et les choix personnels à travers l'histoire de chacun.
La présence des officiels Amir Khadir (député de Mercier) et Marie Plourde (conseillère de l'arrondissement pour Projet Montréal) a permis de faire quelques liens fort pertinents.
Ce qui m'apparaît évident à travers la centenaire honorée aujourd'hui à la Résidence Mile-End est le fait que nous, membres de la cité politique, devrons désormais poser un autre regard sur ce qui est « fin de vie » puisque toutes les « Alice » centenaires de ce monde nous convoquent tant à l'achevé qu'à l'inachevé. Ce dont font partie les liens humains et les choix personnels à travers l'histoire de chacun.
samedi 25 avril 2015
En bref...Les 75 ans du DROIT de vote des femmes!
Par le texte intitulé "Ce que nous devons à Thérèse Casgrain" (Julie Latour, Avocate et ancienne bâtonnière du Barreau de Montréal - Le Devoir, 24 avril 2015) vient nous rappeler à la longue marche de Thérèse Casgrain, porte-parole de cette première délégation qui, le 7 février 1922, se rendit à l'assemblée législative pour l'obtention du droit de vote des femmes. Combat qui, à partir de 1927, se fera sous l'égide du Comité provincial pour le suffrage féminin et qui, avec Madame Casgrain, présentera annuellement ce projet de loi renvoyant au droit de vote des femmes.
Avec Me Julie Latour, reconnaissons la résilience d'une femme qui, malgré les échecs, gardait espoir tout en sachant habilement élargir le parrainage de son projet, malgré les pressions politiques d'un milieu hostile au pouvoir des femmes.
A l'heure d'un féminisme où, trop souvent, il est dit que l'inégalité est chose du passé, il s'avère judicieux de la part de Me Julie Latour de nous rappeler à certains combats actuels mettant en compte les inégalités. Plus particulièrement en ce qui touche la laicité, à savoir: : "le rapport de la Commission de consultation sur les pratiques d'accommodement reliées aux différences culturelles, codirigée par Gérard Bouchard et Charles Taylor, aurait été tout autre si une femme y avait contribué à titre de coprésidente" Il aurait fallu, selon Me Latour, accorder davantage d'importance au droit fondamental des femmes, à l'égalité et aux mesures requises, afin qu'il ne soit pas mis en péril pour des motifs religieux ou culturels.
Le texte a le mérite de renvoyer au sens sous différents volets, notamment sur le plan de l'équilibre et de la résilience. De même par rapport à la longue marche d'un féminisme de combat qui, dans les faits, s'inspire des valeurs humanistes.
Avec Me Julie Latour, reconnaissons la résilience d'une femme qui, malgré les échecs, gardait espoir tout en sachant habilement élargir le parrainage de son projet, malgré les pressions politiques d'un milieu hostile au pouvoir des femmes.
A l'heure d'un féminisme où, trop souvent, il est dit que l'inégalité est chose du passé, il s'avère judicieux de la part de Me Julie Latour de nous rappeler à certains combats actuels mettant en compte les inégalités. Plus particulièrement en ce qui touche la laicité, à savoir: : "le rapport de la Commission de consultation sur les pratiques d'accommodement reliées aux différences culturelles, codirigée par Gérard Bouchard et Charles Taylor, aurait été tout autre si une femme y avait contribué à titre de coprésidente" Il aurait fallu, selon Me Latour, accorder davantage d'importance au droit fondamental des femmes, à l'égalité et aux mesures requises, afin qu'il ne soit pas mis en péril pour des motifs religieux ou culturels.
Le texte a le mérite de renvoyer au sens sous différents volets, notamment sur le plan de l'équilibre et de la résilience. De même par rapport à la longue marche d'un féminisme de combat qui, dans les faits, s'inspire des valeurs humanistes.
samedi 4 avril 2015
L'éveil au verdissement et au renouvellement!
Même si le comité environnement n'est
plus, avec la venue du printemps s'introduit l'éveil de la nature
et, bien sûr, la remise en question de la participation des uns et
des autres. Cela dit, en admettant que d'année en année, tout
bénévolat mérite d'être repensé. Je me dois d'avouer mon propre
questionnement quant aux transformations qui méritent de
s'appliquer. Cela dit en admettant l'importance d'un
questionnement, mais aussi de la mise en commun de nos interrogations
en regard de défis acceptables.
Voilà pourquoi j'envisage une
rencontre informelle, laquelle regrouperait autant les bénévoles du
passé que ces nouveaux locataires désireux d'une implication
concernant les défis environnementaux du prochain été. L'an passé,
on a vu se former des équipes de deux et trois personnes pour une
même zone de verdissement. Ce qui allégeait tout en orientant vers
de beaux modèles de participation citoyenne.
Nous avons besoin de l'apport
constructif des uns et des autres...pour l'établissement de profils
renouvelant les défis de la belle saison.Sans la participation
volontairement assumée en solo et/ou en équipe, le territoire de
nos défis restera dans l'abandon!
Une rencontre de groupe pourrait
vraisemblablement se tenir à partir de la semaine du 20 avril, voire
un peu avant pour peu que l'arrondissement nous signale des
échéanciers par rapport à la prise en charge des végétaux. La
dynamique de la rencontre permettra une discussion ouverte concernant
les défis de la cellule environnement pour l'été 2015 tout en
ouvrant sur un partage favorisant la formation d'équipes.
Quant à la date...celle-ci vous sera
signalée en temps et lieu sur les babillards sous le titre : «
Défis de verdissement de l'été 2015 – Rencontre en vue de
former les équipes ».
jeudi 26 mars 2015
En bref...La passion d'Augustine
Ce film nous rappelle à des mutations historiques traversées sans véritables émotions quand, par La passion d'Augustine de Léa Pool, je me voyais rebroussant chemin pour une relecture de choix d'époque. Momentum et lieux qui mettent en compte les mémoires de cette Révolution tranquille d'où sortiront transformés sujets et institutions par rapport à un choix de société.
Je reste imprégnée de ces moments forts du film La passion d'Augustine en regard de la démarche vers la laicité. Moment sublime et d'une rare intensité, tout en évitant le pathos, quand sonne l'heure de l'abandon du voile.
Sur le plan des forces spirituelles de ces lieux institutionnels d'enseignement que furent, à mes yeux, les couvents d'époque, le film nous ramène à la représentation de lieux primordialement dédiés au "legs du savoir". On nous y entraîne à travers chacune des enseignantes qui, dans son espace, peut travailler à la consolidation de son identité...sans pour autant être à l'abri de possibles humiliations à travers la hiérarchisation de tout lieu de pouvoir. Juste représentation d'une "passion" à travers l'enseignement du français ou de la musique et, de même, quant à la poursuite de l'identité du sujet à travers ce qui est passion!
Les images du film contribuent à la magie poétique!
Je reste imprégnée de ces moments forts du film La passion d'Augustine en regard de la démarche vers la laicité. Moment sublime et d'une rare intensité, tout en évitant le pathos, quand sonne l'heure de l'abandon du voile.
Sur le plan des forces spirituelles de ces lieux institutionnels d'enseignement que furent, à mes yeux, les couvents d'époque, le film nous ramène à la représentation de lieux primordialement dédiés au "legs du savoir". On nous y entraîne à travers chacune des enseignantes qui, dans son espace, peut travailler à la consolidation de son identité...sans pour autant être à l'abri de possibles humiliations à travers la hiérarchisation de tout lieu de pouvoir. Juste représentation d'une "passion" à travers l'enseignement du français ou de la musique et, de même, quant à la poursuite de l'identité du sujet à travers ce qui est passion!
Les images du film contribuent à la magie poétique!
jeudi 5 mars 2015
Féminisme et renouvellement de l'humanisme!
La Journée Internationale du 8 mars 2015 permet de rappeler que l'événement annuel s'est vu officialisé par les Nations Unies en 1977. Depuis lors, d'autres tribunes politiques se sont ajoutées, notamment à travers La Marche mondiale des femmes de l'an 2000. Ainsi, de quinquennat en quinquennat, le féminisme planétaire nous rappelle aux revendications de « Paix-Justice-Égalité-Liberté-Solidarité » tout en donnant visibilité à l'agenda d'un féminisme de rupture face aux trois systèmes d'oppression que représentent « Patriarcat-Capitalisme-Racisme ».
Par le féminisme planétaire, la précision des liens (largement diffusés sur la toile) circule tout en permettant de reconnaître l'influence des échanges, notamment ceux de la 9ème Rencontre internationale des femmes tenue au Brésil en août 2014. Ce qui nous introduit au slogan de la Marche mondiale des femmes 2015 lequel nous renvoie à une symbolique de rupture par la phrase : « Libérez nos corps et nos territoires ».
Dans la foulée préparatoire de cette Marche mondiale des femmes 2015, un pont susceptible de servir les défis du féminisme planétaire vient s'ajouter. Je fais référence à la mise en place de la « Journée d'actions internationales ». Le JOUR dédié à ce féminisme d'actions se tiendra le 24 avril prochain.
Cela dit en rappelant à l'importance de se tenir disponibles, voire critiques, afin de faire avancer les valeurs émancipatrices à travers les principes d'humanité véhiculés par le féminisme. Sans oublier que nous appartenons à l'humanité. Sans oublier les faces cachées de mise en tutelle pouvant émaner de certains symboles. Ce qui, au sein même du féminisme, fait intervenir des ruptures. Comme nous appartenons à l'humanité, je nous réfère à un fragment d'un philosophe de grande intensité : «l'humanité de l'homme n'est ni un « constat » vérifiable, ni le résultat d'une recherche, ni un héritage : c'est un projet. Ce projet, sans cesse, est devant nous, aléatoire et menacé, comme le sont les projets humains. L'humanité fait partie de ces principes énigmatiques qui doivent sans relâche être réinterrogés et défendus, faute de quoi ils se dissolvent et disparaissent dans les fracas de l'histoire naturelle. (…).» 1
Bref, il faut se tenir disponibles et admettre que dans la foulée de l'émancipation, des ruptures peuvent s'introduire. Ce qui fait partie du renouvellement de l'humanisme!
1Une politique de la douleur – Pour résister à notre anéantissement – pp. 171-173 – Paul Chamberland – VLB Éd. 2004
mercredi 11 février 2015
En bref...Félix et Meira
Je viens d'assister à une projection du film Félix et Meira. Un film très intéressant sur le plan de la réflexion tout en étant fort triste! Au premier chef, on peut s'interroger en se disant: que vaut une vie humaine si l'individu est écrasé par le poids de sa culture? Car, à partir de l'évolution d'un lien avec un individu hors de sa communauté, Meira fera le pas décisif en quittant la communauté juive dont elle est issue. Le choix de venir retrouver Félix avec son enfant invite à la vision d'une famille recomposée, tout en lui permettant de s'adonner à des affinités (peinture et musique) sans culpabilité. Et pourtant, un fossé s'affichera à travers la préservation de traditions culturelles. Ce qui fait de cette nouvelle cellule un entonnoir où Félix et Meira vivent le malaise mettant en compte les rapports identitaires, la culture, voire même la durabilité de ce nouveau couple.
jeudi 5 février 2015
La Saint-Valentin...les couples et l’Amour!
En ce mois de la
Saint-Valentin de février 2015, j'ai choisi de ramener en
avant-plan deux couples mythiques renvoyant à une passion amoureuse
productive de sens, puisque dépassant le lien amoureux.
Mon choix s'est tout d'abord porté sur
Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir; ensuite sur Franz
Liszt et la princesse Carolyne von Sayn-Wittgenstein. Pourquoi?
D'une part pour l'attachement qui, malgré les revers, ne se
démentira jamais; d'autre part pour l'identité affirmée de ces
deux femmes qui, malgré l'époque, demeuraient femmes de projets.
Simone de Beauvoir sentira moins d'isolement que la princesse
Caroline puisque, au fil des ans, le XXe siècle lui a permis le
support du féminisme.
Il m'importe de
souligner qu'en dehors de tout déterminisme, Sartre et Beauvoir
sont morts à la même date ou presque! Pour peu que Simone de
Beauvoir ait pu tenir le coup 24 heures de plus...(mais y a-t-elle
seulement pensé?) les deux amants auraient trépassé le même
jour. De fait, Sartre mourut le 15 avril 1980 alors que Beauvoir
s'éteignait six ans plus tard, plus précisément le 14 avril 1986.
Nous savons que l'évolution du lien amoureux avait partie liée avec
l’œuvre. Le legs philosophique de Sartre et Beauvoir est
imposant tout en témoignant de l'équilibre d'un couple amoureux
volontairement partagé entre raison et passion.
A partir d’une critique des théories psychologiques
traditionnelles , ce dernier a tenté de représenter l’émotion
non comme un simple mécanisme affectif, mais comme un « mode
d’existence de la conscience ».
1
En 1949, Simone de Beauvoir publiait Le
deuxième sexe. Elle
s'orientera
vers l'autobiographie à travers la publication de mémoires qui
deviendront une Somme. A preuve :
Mémoires
d'une jeune fille rangée (1958); La
force de l'âge (1960); La
force des choses (1963).
La
représentation du deuxième couple est formée d'un génie de
la musique et d'une femme philosophe. La spiritualité jouera un
rôle dans cette relation amoureuse entre Franz Liszt et la
russo-polonaise Carolyne von Sayn-Wittgenstein. La rencontre
initiatique eut lieu en 1847. Dès l'année suivante commence la
vie à deux. Dans l'oeuvre du compositeur, ce qu'on identifie sous
le titre « Les années de Weimar » fait référence
à cette période 1848-1861 où il s'adonnera davantage à la
composition. Les annales de la musique les reconnaissent comme les
plus productives de Liszt. Le couple tiendra près de vingt ans.
La princesse avait vainement tenté de faire annuler un précédent
mariage par le Vatican. Elle sera bannie de Russie pour son refus
du lien marital et lorsque le mariage avec Liszt devient possible -
suite au décès du mari - le mysticisme du compositeur fait qu'il
prend ses distances avec l'idée d'un mariage afin de se diriger vers
la prêtrise. Il recevra la tonsure à Rome le 25 avril 1865. Le
couple demeurera très proche jusqu'à la fin.
Franz Liszt
s'éteindra le 31 juillet 1886. Un certain corpus de l'oeuvre de ce
compositeur est reconnu comme révélateur d'une métaphysique
centrée sur Vie/Mort.
La princesse
Carolyne meurt le 9 mars 1887. Parmi les nombreux ouvrages qui
auront été du projet de cette femme d'avant garde, retenons :
- La matière dans la dogmatique chrétienne (3 volumes)
- Religion et morale (1 volume)
- Sur la perfection chrétienne et la vie intérieure (1 volume)
- Causes intérieures de la faiblesse extérieure de l’Église (24 volumes)
1
Sensibilité éthique – Eric Volant – Journal Reflets – Déc.
2010 – p. 24
dimanche 1 février 2015
Non à l'austérité!
Quatre locataires de la Résidence Mile-End ont participé à la marche contre l'austérité le 29 novembre 2014. Même si la photographie ne peut témoigner de la présence de la quatrième locataire, Monique Rocheleau, celle-ci était bel et bien sur les lieux à l'heure de la photographie, tout en s'adonnant à la distribution de tracts. Noms des trois locataires photographiéses Eliette Belliard – Jeanne Gagnon – Michelyne Mailloux.Copie du texte publié sur Internet quelques heures après la marche
« J'étais de la foule des manifestants venus faire entendre leurs refus de l'austérité. Cette lutte citoyenne nous concerne à plus d'un titres. D'abord dans nos individualités respectives, mais aussi comme membres d'une société dont les valeurs menacent de basculer à travers la concentration du capital. Ce qui, depuis Engels, se nomme "lutte des classes, lutte que d'aucuns ont cru" terminée. i
Pour Jacques Grand'Maison et d'autres...la lutte des classes est restée d'actualité tout en s'inscrivant dans le temps à travers l'éducation et le rapprochement des superstructures. Ce qu'il traduit ainsi : « On ne pourra jamais si les culturels, les politiques, les socio-économiques, les mystiques s’enferment chacun dans leur sphère, si les militants ou les intervenants ne développent pas des pédagogies politiques plus pertinentes, si les agents de changements historiques n’ont pas de véritables pratiques sociales, mais uniquement des logiques idéologiques ou structurelles, des instruments critiques." ii
Ce que nous percevons du discours de la mondialisation est lié à cette volonté politique de briser les contraintes en renvoyant à « moins d'État ». Dès lors, ce langage fait lien avec le discours de la "lutte des classes et son extinction". iii Le collectif est d'avis qu' une telle réalité reste irréalisable tant et aussi longtemps que la société fonctionne sur le modèle sectorisation.
Et pourtant, nous sommes de ce monde en profonde mutation. Il est plausible de nous imaginer dans la foulée d'une lutte à finir à travers générations...tout en admettant que l'accélération de la robotisation du travail pourrait favoriser la fin de la lutte des classes. » Pourquoi la fin? Parce que les maïtres du capital prennent de plus en plus de pouvoir à travers technologies et mondialisation.
Nous sommes à une période qui voudra plus d'interventions branchées de la part de la masse citoyenne. « Nous sommes confrontés au passage de la civilisation de la modernité capitaliste politique à une autre civilisation » là où nous aurons à questionner un ensemble de faits, y incluant les formes de partages. iv
Ainsi peut-on admettre que l'heure de la mondialisation de l'économie ambitionnée par le socialisme nous confronte à l'évidence d'un fossé qui n'en finit plus de se creuser entre riches et pauvres.
i Un contrat social, Marc Brière, pp. 48-49
ii Une société en projet, Jacques Grand'Maison, p. 135
iii La lutte des classes et son extinction/Les enjeux de l'autonomie – Ed. La pensée sauvage, p. 55 – Collectif – Grenoble 1984
ivManifeste pour l'humanité – J.G Lacroix & J.A. Mascotto – Lanctôt éditeur – 2000.
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