jeudi 20 mai 2004

Politique linguistique et rayonnement de la langue française

Lettre au Journal Le Devoir  - non publiée

Montréal, le 20 mai 2004

Gérald Larose
CONSEIL DE LA SOUVERAINETÉ
a/s  Société nationale des québécois et des québécoises de la Capitale
525, du bon Pasteur
Québec
(Qué)
G1R 5R6
Télécopieur: (514) 598-5863
Courriel:  unis@souverainete.info


OBJET:  La politique linguistique et le rayonnement de la langue française

Bonjour Monsieur Larose,

J'étais de la soirée du 17 mai ou  Débat sur la langue au Restaurant Lion d'Or. Soirée intéressante avec une brochette d'invités permettant d'inventorier les enjeux de la langue à travers le politique.  Si j'y allais d'abord d'un commentaire plus personnel,  je dirais qu'il y avait trop de resserrement lors de la période d'échanges avec le public.

Je trouve que la diversité des invités sert ce genre de débat.  Il faudra continuer d'intégrer des membres de la communauté immigrante. On y trouve des apports percutants. Le témoignage d'Akos Verbocyz de la Commission scolaire du MEMO et membre du Forum jeunesse,  nous aura  mieux renseignés que le Québécois de souche quant aux raisons profondes renvoyant l'immigrant  au choix de l'une des cultures dominantes.

Par contre, même s'il a beaucoup été question de fierté et d'amour de la langue, nous savons que le politique aura sa part de responsabilité. Car la fierté ne suffit pas! D'autant plus qu'il fallait bien se rendre à l'évidence,  quant aux mutations et approches,  à savoir qu'une certaine jeunesse se glorifie de parler "allo" (dixit)  ou langues allophones métissées tout en s'alliant des Québécois-Québécoises de souche.  Le message nous fut servi par la conférencière Marie-Claude Sarrazin.  Néanmoins, cette dernière n'aura convaincu ni le parterre ni ses pairs quant à l'idéologie d'une langue transversale "allophone" en mutation  et mettant en compte le refus de frontières des langues. Ce qui fit dire au citoyen québécois Akos Verbocyz qu'il n'y a rien à chercher de ce côté,  puisqu'il s'agit d'individus ne maîtrisant aucune des langues parlées. 

Par la lecture de son article intitulé "Montréal, ville internationale de langue française" (publié dans Le Devoir du 4 mai 2004) Bruno Roy pose la problématique d'une ville phare faisant de Montréal le lieu symbolique d'un Québec français en Amérique. Et pourtant,   Montréal est cette plaque tournante, mais aussi lieu de combats où se jouent les grands enjeux du Québec français.  L'article de Bruno Roy  s'avère d'autant plus important, qu'il éclaire sur l'identité tout en ramenant à l'idée patrimoniale, là où  converge l'interrelation d'un  patrimoine universel (langue) tout en faisant du patrimoine et lieu de croisements (Montréal) cette bouche politique qu'on tente de  museler en invoquant les fausses raisons du bilinguisme. 

Depuis un certain temps,  la problématique de la langue m'interpelle davantage. Pourquoi?  A cause d'incidents survenus lors de Conseils de quartier.  Je les fréquente plus assidûment depuis la dernière année (Arrondissement Plateau Mont-Royal) pour des préoccupations liées à l'écologie.  Des incidents m'ont  fait voir de front les attaques pernicieuses du bilinguisme et mieux cerner l'hypocrisie de la Ville de Montréal.  De plus en plus, on y voit l'implantation d'un fonctionnement fait de décorum tout en pratiquant la loi du baillon.  Tout en y intégrant les lois d'un bilinguisme s'implantant à petites doses!   Il faut s'interroger sur les visées politiques que pourraient téléguider certains hauts fonctionnaires de la Ville à travers les méthodes subversives.  D'autant plus, comme le disait l'exposé d'Anne Légaré, que les adversaires perçoivent la langue française comme subversive.

Je serai concrète quant aux faits et liens qui m'ont fait voir le danger d'effritement du patrimoine à travers le non-dit.  Je fais référence au fait qu'un fonctionnaire de la Ville de Montréal vienne  interpeller la mairesse au micro dans un discours bilingue.  D'entrée de jeu, l'intervention s'orienta dans un français impeccable, mais après cinq minutes, le même individu poursuivait son exposé en anglais.  Vu la longueur de l'exposé dans la deuxième langue...la mairesse lui donna la réplique en anglais.

Comme citoyenne déjà avisée des pratiques des Conseils de quartiers,  j'y voyais une première...sans pour autant y voir réalité anodine!   Ce que le temps vient me confirmer, car depuis lors, les interventions en anglais au Conseil de Quartier se sont multipliées. Ce qui amène graduellement Michel Prescott et/ou Madame Fotopoulos à leur donner réponse en anglais. Faut-il appréhender d'autres audaces? 

J'appréhende d'autant plus que des événements font, en parallèle, émerger l'hypocrisie de la communication au sein des structures de la Ville de Montréal.  Ainsi, lors de la consultation publique autour  de la Charte, l'information n'a pas été donnée par les grands quotidiens, sauf de rares fois et  par des annonces classées (La Presse et Gazette). C'est pourquoi l'information  sera passée inaperçue, tant pour moi que pour d'autres.   Bref, j'aurai pu prendre connaissance de l'émergence d'une consultation  autour de la Charte par ce hasard d'appropriation du petit journal de quartier Place publique (kiosque du quartier des affaires - centre-ville)  alors qu'il demeurait journal introuvable au sein même du Plateau Mont-Royal pour quantité de citoyens-citoyennes du territoire cible.   Cela dit, tout en devant avouer que l'hebdomadaire et/ou mensuel du quartier,  malgré son intérêt,  ne saurait prétendre remplacer les grands  quotidiens.

D'ailleurs, voyant  perdurer l'absence d'information dans les quotidiens, lors d'un Conseil de Quartier du début d'année 2004,  je profitai d'une intervention relative à mes autres préoccupations  pour faire  mention d'attentes citoyennes concernant la charte.  Au premier degré, le besoin d'une diffusion de l'information de pointe dans les quotidiens. Sans pour autant préciser,  Madame Fotopoulos m'a rassurée en disant que le public serait informé. Et pourtant,   je serai informée à la faveur d'un hasard,  puisque la communication liée à la consultation publique m'est venue de Place Publique.   (Vol. XI, no 4, 28 février 2004). A noter que ce journal est sous la gouverne d'un fonctionnaire de la Ville de Montréal, lequel joue également le rôle d'éditeur pour SODECM.

Lors de la présentation d'un Mémoire concernant l'élaboration de cette Charte (avril 2004),  j'ai volontairement inauguré ma présentation  par la dénonciation de ces pratiques sélectives de diffusion de communications. D'autant plus que l'exclusivité des communiqués liés à la consultation publique  m'avait été confirmée par un fonctionnaire  (annonces classées  - deux quotidiens montréalais). Il faut dire que je m'étonnais d'autant plus qu'en faisant lecture du mensuel  Place Publique,  sous la plume du fonctionnaire de la Ville de Montréal et éditeur pour SODECM,  j'avais été confrontée aux doléances et/ou dénonciations de Dimitri Roussopoulos (Vol. XI, no 6, 27 mars 2004). Ce qui m'obligeait à d'autres interrogations sur les visées politiques des structures, puisque ces avancées venaient d'un individu assumant déjà  un rôle prépondérant comme fonctionnaire de la Ville de Montréal,  avec responsabilités rattachées à l'évolution d'une future Charte montréalaise de nos droits et responsabilités.

A mon sens,  la culpabilité touche la Ville de Montréal au premier degré à travers un laisser-faire  favorisant abus et orientation subversive d'une politique d'implantation du  bilinguisme.  Ce qui va à contre courant de l'évolution de Montréal, ville phare  d'un Québec français.

J'ajouterai ce qui suit concernant la présentation des mémoires et le parterre clair semé lors de la consultation pour la charte montréalaise de nos droits et responsabilités.  Le respect des citoyens-citoyennes exige la circulation de l'information.  Dans l'immédiat, il est permis de douter des canaux de diffusion, voire même de certaines plates-formes politiques visant la démocratie participative. 

Il ne faudra jamais oublier que la question politique québécoise d'une  langue commune ne saurait s'appliquer uniquement à l'arrière-pays, mais tout autant aux structures et superstructures. Ce qui englobe Montréal,  ville phare d'un Québec français! 


Jeanne Gagnon
Écrivaine

vendredi 30 avril 2004

Lettre ouverte à Christian Desmeules - Journal Le Devoir

Lettre à Christian Desmeules
Journal Le Devoir
(Lettre ouverte datée du 30 avril 2004 - non publiée)

OBJET:   Votre article intitulé "Miron, moi et je - Édition Le Devoir -  27 mars 2004

Monsieur,

Votre article du 27 mars m'a interpellée à différents égards, plus spécifiquement dans les symbolismes que représentent  pouvoir/impouvoir dans l'authenticité d'un langage. J'ai hésité longtemps avant de vous faire part de mes commentaires.

mardi 2 mars 2004

A l'heure des bilans

J’ai aimé et admiré Claude Ryan.  Jusqu’au jour où j’en ai eu assez de l’homme vivant une fixation autour d’un « vaisseau fantôme » pouvant ramener à la reconnaissance identitaire des deux peuples fondateurs du Canada.

Indubitablement, j’aurai aimé et admiré l’intégrité de l’homme, le discours du journaliste dont la plume avait ce pouvoir de vulgarisation, bien que demeurant sous la gouverne du penseur.  Le discours de l’homme politique laissait froid à cause du manque de charisme, mais l’homme n’en demeurait pas moins un penseur!

J’ai toujours perçu Claude Ryan comme la figure emblématique de l’honnête citoyen venu au politique pour servir.  En même temps, à l’heure des bilans, il faut s’interroger quant à la force persuasive de l’homme « politique » qui se sera adonné à un rêve!  Car le rêve permettait l’exercice d’un Magistère autour du pouvoir en place!  Pour un penseur comme Claude Ryan, ceci venait alimenter le rêve tout en lui évitant de faire équipe.  Car il nous a été donné de constater que Claude Ryan restait dans la bulle de son Magistère, tant au Devoir qu’en politique.

Certes, l’homme fut admirable à plusieurs égards.  D’où mes interrogations sur ce qu’il serait advenu du Canada des années de la Révolution tranquille pour peu que la plume d’un Claude Ryan se soit rangée du côté de souverainistes, et ce, dans l’absence de compromis envers le Canada anglais?
Cela dit, en acceptant que cette rigueur incontournable aurait eu le double pouvoir de contrer le pouvoir du Gouvernement Trudeau, tout en obligeant le Parti Québécois à cerner le prix politique des faux-fuyants dans le seul but d’exercer le pouvoir!  Que dire de plus …sinon que par cette fixation autour des deux peuples fondateurs, Claude Ryan a raté le véritable rendez-vous d’une reconquête politique exigeant la rupture et la souveraineté du Québec!

vendredi 24 janvier 2003

L'Ouvre-boîte au TNM - Année 2003



Le 24 janvier dernier,  j’ai revu la pièce L’Ouvre-boîte après vingt-cinq ans d’intervalle.  Une pièce intéressante si l’on tient compte du langage et des comportements  de deux individus en situation de survie.  Confrontation intéressante des rapports de forces entre le corps et l’esprit.

Très belle représentation d’une philosophie du « nous ».   Et pourtant,  la réalité ramène aux vérités profondes de l’être, car  l’un et l’autre  des individus revient  à son individualité à travers l’émotion.  Ainsi,  lors de la fin prévisible, les deux individus  sont proches physiquement mais dans le rapport au « je » et l’idéologie du « nous » n’a plus cours.   Bref,  quand vient ce moment  imminent de la  fin… celui qui représente le corps dit :  « Qu’est-ce qu’on va devenir » et l’esprit de répondre; « Ne pense pas ».

L’actuelle  réflexion sur l’Ouvre-boîte est faite à peine quelques heures après avoir vu la pièce au Théâtre Jean-Duceppe.   Tout comme l’Algérienne qui m’accompagnait,  j’ai goûté tant le sujet que la mise en scène.  Je faisais des comparaisons puisque j’avais déjà vu l’œuvre. 

Ainsi, il m’a semblé que le personnage du philosophe était plus incarné.  Était-ce par le jeu de l’acteur ou par la mise en scène?   Difficile à affirmer, mais il y avait probablement un peu des deux!   Je donnerai deux exemples précis :  le fait qu’il fasse du yoga nous renvoyait  à un intellectuel plus sensible au corps, à savoir  à un modèle d’intellectuel capable de ramener au spirituel intégrateur.  Et là où il devient le plus incarné est cette scène où il y a mort simulée par son compagnon  et quand on perçoit l’émotion de « l’homme d’esprit » à travers comportement et langage.

La pièce ramène à des moments intéressants de dualité propre à chaque  humain, tant par le langage que par les comportements de l’un et l’autre .  Prenons comme exemple,  la mort simulée du compagnon et qui fera dire à l’intellectuel :  « qu’est-ce que je vais devenir ».  Prenons l’exemple du moment où l’intellectuel veut inculquer l’idée du « nous » alors que son compagnon veut savoir qui des deux pourra s’approprier la nourriture.    Il y eut des moments  hilarants,  mais je sais gré à la mise en scène  et aux acteurs de nous .avoir gardés  dans la profondeur du sujet.

Je voudrai retrouver mes notes de journal  d’il y a vingt-cinq ans, car j’ai souvenance que l’intensité du sujet s’estompait dans la frivolité d’un langage de premier niveau.    D’ailleurs, j’ai encore mémoire le fait de m’être offusquée des rires quand la force du langage s’en allait mourir derrière le personnage que représente Deschamps. Évidemment…il était difficile au monologuiste Deschamps de se faire oublier, mais la mise en scène  a son importance.





Commentaires tirés de mon journal  –   Le 27 janvier 2003

mardi 1 octobre 2002

Maternitude

 Marternitude...par delà la figure politique de Jacqueline Dugas


Publication – Revue Entr’Autres – Vol. 3, no 4,  p. 22, Octobre-décembre 2002.

A l’heure des bilans qu’impose la mort, je vois la pertinence de poser quelques interrogations sur l’âme patriote qui nous a quittés.  Allons tout d’abord aux interventions politiques, lesquelles ramènent à la double identité, à savoir l’identité de la personne…mais aussi l’identité d’un peuple.

vendredi 13 septembre 2002

Cession de bail et vide juridique

Dans un jugement rendu le 8 août dernier, la Régie du logement statuait sur la cession de bail entre locataires. Il s’agit du jugement de Maitre Hurlet, lequel vient contredire la décision de la Cour du Québec dans non-reconnaissance du droit de cession d’un locataire envers la personne de son choix. Ce jugement dit explicitement que «La sous-location ou la cession de bail ne donne pas le droit à un locataire de choisir lui-même la personne qui va lui succéder dans les lieux si le locateur préfère mettre immédiatement fin à la relation contractuelle».1

Voilà pour le jugement de Me Hurlet. Il faut se rappeler que la cession de bail fut instaurée au Code civil du Québec en 1994 tout en restant un phénomène sans assise profonde. Le jugement de Me Hurlet fait intervenir l’intention de vengeance du locataire. J’approuve d’autant la décision rendue que la cession de bail aura souvent servi l’exercice de vengeance par le cessionnaire. Bref, ce qui semble un transfert de location peut servir un pacte de violences.

Que ce soit par la plume ou par des ateliers et conférences, depuis quelques années j’interviens auprès de femmes violentées en logements. Toutes ont vécu la polymorphie du harcèlement (psychologique-moral-physique) doublé de l’isolement auquel renvoit le jugement de la Régie. Car, par le parjure, la victime perd tout support. Ainsi, à l’image du personnage du film Irréversible, l’aide extérieure s’éloignera afin d’éviter de se commettre.

Il est connu que les luttes militantes féministes ont précédé la jurisprudence concernant la criminalisation du viol. Il devra en être de même pour les logements. Jusqu’à maintenant les violences y sont perçues comme réalité tribale entre locataires. Cette vision ne peut que se transformer avec les transformations de valeurs et des profils de violences. Ajoutons à ce qui vient d’être dit: croissance de la pauvreté et du chômage et pénurie de logements.

Depuis l’automne 2000, c’est-à-dire depuis les ateliers de La Marche mondiale des femmes, les attendus d’une pétition ont été déposés auprès de la Présidente de la Régie du logement. Il s’agissait d’une première démarche collective pour amener les structures à voir la violence en logements dans ses multiples facettes. Par ailleurs, d’autres démarches m’ont fait intervenir auprès de la Justice, de la Police, de Services sociaux et Comités logements, voire auprès d’instances nettement plus politiques, par exemple la députée de Mercier de qui j’anticipe l’appui.

Le travail de réflexion continue de s’alimenter en tenant compte du travail de terrain par les ateliers. Cela dit en admettant que la lutte est exigeante de temps et de patience Dans l’aspérité de leurs luttes respectives, certaines femmes arrivent à prendre une distance avec ce qu’elles vivent pour ramener la lutte dans une vision agrandie.

Le jugement de Me Hurlet m’est apparu tel l’indice d’une percée quant aux transformations de la jurisprudence, plus particulièrement quant aux profils de violences qui mériteraient d’être reconnus dans l’orbe de l’acte criminel.

Je rappelle ma suggestion à la Présidente de la Régie du logement et dont le contenu se retrouve dans la publication du printemps 2001, plus spécifiquement quant au suivi long-terme de certaines violences.2 Un tel modèle d’encadrement pourrait être mis en application dans le but de faire intervenir des professionnels de la Régie et de Services sociaux du Québec dans un dossier cheminant selon plusieurs étapes juridiques. Bien sûr, le suivi long-terme ne saurait venir sans la refonte de la jurisprudence propre aux logements.

Cela dit en acceptant toute l’importance de l’autorité morale ramenée au locateur par le jugement de Me Hurlet. Même si la cession reste possible de ce côté, il m’apparaît indéniable que tout locateur doit être vu comme «la responsabilité morale et éthique» devant faire respecter l’intégrité domiciliaire.

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[1] "Un locataire peut-il céder son bail à qui lui plaît? Non, dit la Régie", Le Devoir, 16 août 2002.
[2] "Lettre à la présidente de la Régie du logement", Visions Voisins, vol. 8, no 2, 28 mars 2001.
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Publié dans Visions Voisins, vol. 9, no 8, octobre 2002.

mardi 27 août 2002

Les Cents premiers jours d’un président

Lettre ouverte envoyé à Monsieur Michel Sawyer
Président national du Syndicat de la Fonction Publique du Québec (S.F.P.Q.)


Monsieur le Président,

J’ai pris connaissance tant de votre éditorial intitulé «Les cents premiers jours» que de l’interview portant sur «Les défis» qui sont vôtres comme président du S.F.P.Q. (Journal du Syndicat de la Fonction Publique du Québec, juin 2002).

vendredi 21 juin 2002

Les violences en logements et le chaînon manquant que voudra la Justice

Depuis la Marche mondiale des femmes, avec la sociologue Normande Vasil, auteure de l’essai faisant le procès des violences entre Nature et Culture1, je travaille sur le terrain des violences en logements dans un but éthique et politique. Il s’agit de violences qui dépassent le profil reconnu «chicanes de voisinage» pour verser dans les rapports de forces englobant le harcèlement sévère (moral – psychologique – physique) envers des femmes seules. Les ateliers et conférences tentent de briser l’isolement de la victime tout en favorisant l’expression d’une problématique où se recoupent violences personnelles et collectives.

Les ateliers pourraient conduire à une publication collective, voire même à un vidéo. L’un et l’autre auraient le mérite de sensibiliser l’opinion publique quant à des violences cachées et extrêmes, lesquelles peuvent se développer en dehors de toute culpabilité compte tenu de l’éradication des valeurs. Ces violences sont inquiétantes pour la paix du territoire domiciliaire. D’autant plus inquiétantes que pratiquées par des hommes et femmes éduqués s’aventurant vers le terrorisme caché dans un transfert des violences à partir de sous-locations.

Dans ces violences extrêmes, toute femme a cherché de l’aide pour se voir confrontée à l’indifférence ou au mutisme prudent. Ce qui ramène la victime aux rapports de forces à travers harcèlement (psychologique – moral - physique). Certaines agressions obligent à l’hospitalisation aux soins intensifs. Malgré les coups physiques, le parjure aura raison de la victime.

Les profils d’agressions évoluent avec les nouvelles technologies. Ainsi, on remarque l’apparition des «armes légères» comme outils d’agressions sur les victimes isolées. A l’encontre du revolver, lequel tue et laisse des traces de sang, l’arme légère permet des décharges de voltage sur la victime venant créer des répercussions sérieuses sur le physique. A preuve: l’arsenal des policiers lors du Sommet des Amériques et qui englobait des fusils à voltage leur permettant un contrôle efficace sans trace d’agression sur la personne A preuve, l’utilisation de fusils à voltage lorsque les policiers ont voulu déloger les squatters sans laisser de trace d’agression physique tout en maîtrisant les récalcitrants.

De fait, il s’agit là de quelques faits isolés mais on peut voir que les policiers utilisent ponctuellement les armes légères. Par contre, les journaux traitent le sujet dans un style laconique. Même si les photographies peuvent établir la preuve d’agression (squatter renversé par la décharge de l’arme légère) le journal n’a pas véritablement informé l’opinion publique.

dimanche 9 juin 2002

Lettre ouverte adressée à Mme Viviane Barbot, présidente de la F.F.Q.

Madame la présidente,

L’assemblée générale de juin 2002 nous aura fait voir les forces et faiblesses de la Fédération des Femmes du Québec (F.F.Q.). D’une part, les forces d’un organisme capable de traverser “la crise de l’après-Marche mondiale des femmes” dans la transparence. Ce qui renvoie au sentier de réflexion et non au lieu de “règlements de comptes” entre différentes allégeances du féminisme.

samedi 8 juin 2002

Lettre ouverte à Nathalie Rochefort - Députée

Lettre ouverte   (publiée dans le Journal Visions-Voisins - Vol 9, no 5,  juin 2002)
Montréal, le 12 mai 2002

Madame la Députée Nathalie Rochefort
Circonscription Mercier du Plateau Mont-Royal

Madame la députée,
Lors de notre rencontre d’avril, alors que vous étiez parmi l’audience de l’événement poétique organisé par le journal Visions Voisins, nous avons longuement discuté de violences envers les femmes.  J’ai été touchée par votre intérêt.  Toutefois, avant de répondre à votre invitation, j’ai voulu préparer un dossier conséquent afin d’ouvrir sur mes attentes politiques. Le dossier englobe tant mes publications que les démarches et correspondances envers les personnalités politiques et juridiques.