lundi 20 juin 2011

Défis en pleine évolution

COMITÉ ENVIRONNEMENT - Résidence Mile-End
Bulletin l’Arc en ciel – Juin 2011 – Vol 4 – no 15

Le comité environnement a fait des approches multiformes auprès des locataires de façon à sensibiliser et répondre à la multiplicité des interrogations sur la pollution sonore.

Que ce soit par l’information divulguée au micro ou par le porte à porte, nous avons pu gagner  des adeptes tout en visant  le bien commun dans l’individualité des questionnements.

La période de recherche se mettra en branle sous la gouverne du Dr Leroux et  quelques collaborateurs.  Quant aux résultats,  ils nous seront divulgués par le directeur de l’étude scientifique.  

En temps opportun, le comité environnement se fera un plaisir de diffuser l’information émanant des sources officielles.  



mercredi 1 juin 2011

L'émancipation et le poids de l'héritage


«Quand à l'article de Jeanne Gagnon, je comprends sa position du point de vue de la «logique de la démarche». C'est tout aussi logique, par contre, qu’Ellen Gabriel fasse référence au poids de l'héritage culturel! Dans une comparaison abstraite, je pense aux femmes musulmanes au fin fond des vallées d'Afghanistan ou du Pakistan. Ce sont des situations qui nous dépassent et qu'on ne résoudra probablement pas en les fustigeant.
            N'oublions tout de même pas l'influence et l'attitude désastreuses qu'avait l'Église «catholique  vis-à-vis des femmes. Et ce n'est pas si vieux que cela ! La révolte oui, mais sans brusqueries sinon nous obtenons de la résistance! La plupart des bipèdes détestent les changements...»

En réponse à Walter Laubscher


Le propos de Walter Laubscher publié dans la Revue EntreAutres (Vol. 11 no 4, octobre-décembre 2010) me ramenait à d’intéressantes observations et plus particulièrement aux forces inégales de lutte qui, d’une culture à l’autre, peuvent engager à l’émancipation du sujet, voire à l’extrême repli. D’où le rappel du poids de l’héritage culturel auquel me renvoyait Ellen Gabriel dans son féminisme prudent. Cela dit en admettant qu’une lutte entre « sujet et culture » reste nécessairement inégale tout en renvoyant aux valeurs et servitudes de la culture.


vendredi 18 mars 2011

Que représente le Champ des Possibles…

Bulletin l’Arc en ciel - - Mai 2011 – Vol 4 – no 14

En fin d’année 2010,  un nouveau réseau s’est mis en place sous la dénomination  « Les amis du Champ des Possibles ».  Ce qui permettait au premier  noyau citoyen  servant l’évolution du projet Champ des Possibles, depuis le début,   de passer d’office au rôle officiel   de « comité concepteur »  auprès des  élus et fonctionnaires.   Cela dit,   tout en affichant un lien étroit avec l’actuel conseil d’administration et le réseau des  « Amis du Champ des Possibles ». 

Nous de la Résidence Mile-End avons tout intérêt à laisser transparaître notre attachement pour le Champ des Possibles.  Ce qui s’actualise de différentes façons depuis notre implantation en ce territoire du Mile-End, notamment par la mise sur pied d’une marche hebdomadaire en groupe vers le territoire.  Mais il reste encore beaucoup à explorer par cette activité estivale.  Aux défis personnalisés du grand territoire  viendront s’ajouter, le moment venu,  quelques  festivités pilotées par le comité organisateur du Champ des Possibles. 

En ce qui a trait spécifiquement à la marche hebdomadaire vers le territoire du Champ des Possibles, il  m’apparaît important de renouer avec cette marche tout en nous invitant au partage du leadership.  Ce qui pourrait donner plusieurs visages à l’activité.  L’important serait  de s’entendre sur le désir d’exercer un leadership pour ladite marche et d’informer du profil que vous voulez lui donner.  L’un des profils  pourrait se faire intégrateur d’un temps d’arrêt sur les grands espaces du Champ des Possibles, que ce soit pour  des exercices de  Tai Chi…voire même pour y chanter!   

Nous savons que l’actuel  concept de la marche ne déborde pas 30 minutes.  Pour ma part,  je voudrai maintenir ce modèle de sortie de 30 minutes,  tout en devant admettre mon désir de partager certaines des sorties intégratrices d’un temps d’arrêt pour le Tai Chi.

Par l’assemblée générale du 16 mars,  les Amis du Champ des Possibles apprenaient l’intention d’un rassemblement festif autour de pique-niques et d’un « Concours  chapeaux fleuris ». 

En terminant, je signale  que le naturaliste Roger Latour accepterait de  venir  présenter une conférence sur le lieu de biodiversité que représente le Champ des Possibles.   L’événement pourrait vraisemblablement se tenir  en ce printemps 2011.  A suivre!



Les défis du Comité environnement de la Résidence Mile-End

Le Comité continue de travailler sur les défis de la pollution sonore. Il s’agit de défis obligeant à tenir compte d’une problématique débordant les murs de la résidence. Il faut bien l’admettre… la pollution sonore externe s’avère plus complexe que la pollution sonore dite «interne» puisque l’une fait intervenir un ensemble de paliers administratifs quand l’autre peut se gérer par des méthodes locales peu exigeantes. Cela dit en admettant que la pollution sonore externe oblige à tenir compte des croisements d’interlocuteurs (Administration de la Résidence, OMHM, Association des locataires, Comité environnement, propriétaires d’industries, fonctionnaires, policiers et élus du Conseil d’arrondissement). Ce qui oblige à tenir compte d’un ensemble de facteurs prenant racine à travers les lois et règlements du secteur, tant pour la circulation que pour le zonage.

Une rencontre des dernières semaines avec l’administrateur en poste, Monsieur Salvador, a permis d’ouvrir sur l’orientation de pistes d’actions qui, à plus ou moins long termes, pourraient déboucher sur quelques solutions, sinon sensibiliser le milieu industriel à une concertation citoyenne autour de la qualité de vie. Ces pistes d’actions veulent, dans un premier temps, l’étude de lois et règlements, y incluant le rapport au zonage, afin de préparer des interventions de poids.

Nous continuerons de faire de ce dossier un défi de quartier à travers le Comité citoyen du Mile-End. Justement parce que le dossier de la «pollution sonore externe» touche l’art de vivre du quartier tout en s’avérant «rassembleur» pour d’éventuelles stratégies de visibilité citoyenne.
Nous avons besoin d’une solidarité de la part de l’ensemble des locataires, tout en anticipant l’élargissement du «membership» de notre comité environnement. Toute personne intéressée à faire partie du comité, lequel a des incidences sur l’évolution de la «qualité de vie» de la résidence, voire même sur les projets d’embellissement du territoire (exemple: floraison autour des arbres de la résidence,…) peut s’adresser à l’un ou l’autre des membres signataires de ce communiqué.


Jeanne Gagnon
Publié dans L’Arc-en-Ciel, vol. 4, no 16, mai 2011.

dimanche 13 mars 2011

Ruelles vertes et politique d’éducation au développement durable

Chantier citoyen et développement durable
(Extrait d'un livre encore inédit - rédigé entre 2007-2008 - révision pour le blogue - mars 2011)

Le passage de ruelle traditionnelle à ruelle verte n’est pas sans introduire un voyage dans le temps à cause du changement de culture! Dire que la traversée s’effectue dans l’ordre d’un calendrier réglé comme du papier à musique serait nier les mues d’un ensemencement qui provoque à un autre art de vivre! Il est dans l’ordre des choses que remous et affrontements fassent partie d’un renouvellement du design urbain. La ruelle Modigliani n’y a pas échappé!



Il fallut deux ans d’un militantisme actif pour passer du projet à l’ensemencement, lequel eut lieu à l’été 2000. La nouvelle culture se fit palpable par l’éclosion d’une végétation pour devenir culturelle par les nouvelles habitudes de vie et le partage de défis avec un noyau militant. Même s’il faut reconnaître que le militantisme reste précaire et les défis inachevés!


Si la ruelle Modigliani devait s’engager vers des défis environnementaux, ce serait à l’intérieur du grand concept «développement durable». Pour cela, il faudrait introduire de nouvelles alliances afin d’implanter une vision commune et cimenter les défis du forum citoyen, favoriser la diffusion de consignes par les structures. Ce qui veut dire plan d’actions et défis amenés par la Ville centre et le conseil d’arrondissement du Plateau Mont-Royal. Ce qui veut dire déploiement des interrelations organisationnelles, évolution de l’organigramme, évolution du programme Eco-quartier et ses mandats. Ce qui pourrait aller jusqu’à l’introduction d’alliances entre propriétaires et locataires en regard d’une perspective citoyenne visant le partage de responsabilités d’une ruelle verte, voire de son évolution vers les défis débouchant sur l’environnement.


Les muralistes de la ruelle Modigliani

France Sabourin




Murale terminée en 1998. 
Site internet de la muraliste: http://www.francesabourin.com/

mardi 1 mars 2011

Lettre ouverte sur L’Avenir dégagé: Gaston Miron

J’ai fait lecture de la publication "Gaston Miron – l’Avenir dégagé – Entretiens 1959-1993" publié par les Editions de l’Hexagone ces derniers mois. Le livre oriente d’emblée vers une juste représentation de la stature de Gaston Miron. Force est de constater que de nombreux fragments restent d’actualité, notamment en ce qui au trait au colonialisme institutionnel et ses effets (pp. 126-128).

vendredi 1 octobre 2010

Interview de Roger Latour, naturaliste

Compte tenu du vif intérêt des locataires de la Résidence Le Mile-End pour le Champ des Possibles, Roger Latour, naturaliste et auteur du «Guide de la flore urbaine», a bien voulu prêter une oreille attentive à quelques interrogations environnementales liées au territoire.

Bref résumé d’un mémoire sur la pollution sonore

Résumé du mémoire déposé par le Comité environnement lors de la séance du Conseil d’Arrondissement du Plateau Mont-Royal, le 4 octobre 2010
  
Préambule
Le présent mémoire visait à créer un lien avec les élus du Conseil d’Arrondissement du Plateau Mont-Royal afin de manifester l’inconfort des locataires de la Résidence Le Mile-End tout en profitant du dépôt officiel du rapport du Comité sur les bruits pour donner visibilité au dossier politique de la pollution sonore. Une pétition de 97 signatures accompagnait ce mémoire.

Mode de vie et pollution sonore
  • Outils de travail bruyants et révision des quarts de travail (exemple : les tricoteuses industrielles démarrant à 3 heures du matin);
  • Circulation lourde du quadrilatère Maguire/de Gaspé;
  • Stationnement de camions avec moteurs continuant de tourner;
  • Mégastructure industrielle avec espaces loués à des musiciens qui font des pratiques selon des horaires variables (musiques et tam-tam – sur de Gaspé).


Recommandations
  • Introduire des lois et règlements qui toucheront la circulation et les délinquants;
  • Créer des incitatifs pour le renouvellement d’appareillages désuets (ventilation,…);
  • Inciter le propriétaire d’un édifice à proximité de la Résidence Le Mile-End à déplacer le quart de travail de tricoteuses démarrant à 3 heures du matin;
  • Intégrer des mesures incitatives à partir d’un plan touchant l’industrie (triennal, quinquennal, ou autre);
  • S’adjoindre le support des postes de police et ses équipes spéciales afin que nous puissions suivre les dossiers et leurs résultantes, sinon avoir les ponts facilitateurs pour être tenus au courant.


Conclusion
Nous croyons à la volonté politique des élus de l’Arrondissement, tout en leur demandant de tenir compte de la nécessité d’imposer une éthique du vivre ensemble à travers des lois.



mercredi 1 septembre 2010

Le Féminisme aura-t-il raison du silence des femmes autochtones?

Ma réflexion est centrée sur le pouvoir politique émanant d’un agenda féministe affichant des priorités. Justement parce que l’écho des prises de positions donne visibilité aux inégalités mais aussi au porte-voix du Mouvement des femmes.

Ces dernières années, et plus particulièrement dans la visée d’une Marche mondiale des femmes, je me suis interrogée quant à l’absence d’un agenda féministe par Femmes Autochtones du Québec (FAQ). Cela même si on tente de projeter l’image d’un même combat féministe pour Femmes Autochtones du Québec et Fédération des Femmes du Québec (FFQ) en renvoyant aux luttes contre la pauvreté et la violence.[1]

Je n’en continue pas moins de m’interroger, et ce, malgré cet article de la Gazette des femmes nous faisant part d’implications de femmes autochtones sur différentes réserves. Il s’avère plus que pertinent de souligner l’étonnement de la journaliste Nathalie Bissonnette par rapport à l’absence de visibilité de ces femmes autochtones élues puisque l’interrogation vient renforcer mon propre questionnement quant à l’absence d’un porte-voix féministe rassemblant les Femmes Autochtones du Québec autour de dénonciations communes. Et ultimement renvoyer à la grande question de l’heure : pourquoi l’absence d’un projet politique féministe autochtone à l’heure où l’émancipation peut servir le peuple et les femmes autochtones ?[2]

Dans la foulée de l’année 2010, année où « Les femmes rechaussent leurs souliers pour l’égalité »[3] il y aurait lieu pour la Fédération des Femmes du Québec de ramener en avant-plan ce qui, par la culture, peut inviter à la soumission.

La question du voile interpelle en ce sens. De même l’absence d’un discours féministe chez les FAQ, puisque leurs dénonciations se font sous couvert du porte-voix féministe de la FFQ, sinon par des organismes ayant des incidences sur les droits humains. Cette absence d’écho d’un discours féministe par la FAQ fait de la communauté des femmes autochtones, d’une part des victimes, et d’autre part des femmes soumises dans le silence.

Ce que signalait dès 1978, Kathleen Jamieson lorsque parlant du retard du féminisme au sein des nations autochtones du Canada.[4] Ce retard m’apparaît d’autant plus évident que nous sommes en 2010, année d’une autre Marche mondiale des femmes, et que Femmes Autochtones du Québec entretient des liens avec la Fédération des femmes du Québec depuis plusieurs années, tout en restant un organisme sans l’écho d’un porte-voix féministe capable de renvoyer au combat élargi des femmes autochtones.